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À l’initiative du Regroupement des Promoteurs et Professionnels des Médias Digitaux du Bénin (REPROMED-Bénin), un atelier sur le thème « Médias numériques, éthique et lutte contre les VBG : renforcer les capacités pour mieux sensibiliser », s’est tenu jeudi 11 décembre 2025 à Cotonou. La formation, organisée dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les VBG, a reçu l’appui de l’Institut National de la Femme (INF).
Les journalistes des médias numériques ont pris part, jeudi 11 décembre 2025 à la salle de conférence du Ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, à une séance dédiée au renforcement de leurs capacités. La formation est axée sur le thème « Médias numériques, éthique et lutte contre les VBG : renforcer les capacités pour mieux sensibiliser ».
Pour Lorys Hounon, président du REPROMED-Bénin, le sujet est « sensible, urgent et déterminant pour notre société ». Il a rappelé que les journalistes sont « des acteurs clés de la prévention » des Violences Basées sur le Genre (VBG). « Le traitement médiatique, la précision des mots, le choix des images ont un impact direct sur la perception du public », a-t-il souligné.
Il a par ailleurs mis en garde contre les contenus mal travaillés qui peuvent « renforcer les stéréotypes » ou « invisibiliser les victimes ». Pour REPROMED-Bénin, cette formation contribuera à « changer la mentalité, protéger, sensibiliser et prévenir », a assuré Lorys Hounon.
La Secrétaire exécutive de l’Institut National de la Femme (INF), Flore Djinou, a procédé à l’ouverture officielle. Elle a brièvement présenté l’institution, son mandat « juridique, judiciaire et de cadre de concertation » pour les OSC œuvrant à la protection des femmes. « Il est essentiel que les acteurs du numérique soient outillés, non seulement pour informer, mais aussi pour protéger, prévenir et sensibiliser », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé la nécessité de maîtriser l’arsenal juridique, notamment les lois encadrant la protection de la femme et de la fille. « En renforçant vos capacités, nous renforçons aussi la capacité de notre pays à prévenir la désinformation et à promouvoir un environnement médiatique plus éthique », a indiqué la SE de l’INF. Elle a encouragé les participants à « intégrer ces connaissances dans leur pratique professionnelle ».
Une communication pratique sur les lois
A travers une communication interactive, ponctuée de jeux de rôle, Me Josette Atadé a exposé les trois textes spécifiques sur la protection de la femme au Bénin. Il s’agit de : la Loi N°2021-13 modifiant et complétant la loi n°2002-07 portant Code des personnes et de la famille ; la Loi N°2021-11 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin et de la Loi N°2011-26 portant répression des violences faites aux femmes.
Représentant le président de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB), Yves Patrick Loko a rappelé le contexte. « Nous venons de finir les 16 jours d’activisme. Le thème de cette formation est donc très pertinent », a-t-il déclaré. Il a encouragé les journalistes à « produire des contenus qui sensibiliseront la population » et soutiendront « le combat du gouvernement et de l’INF en faveur des femmes et des filles ».
Après l’étape de Cotonou, le REPROMED-Bénin prévoit d’étendre son programme de formation vers le centre et le nord du Bénin. Deux nouvelles sessions seront organisées en 2026 sur la même thématique, selon Ulvaeus Balogoun, secrétaire général du REPROMED-Bénin. La première aura lieu en février à Dassa-Zoumè, dans les Collines, et la seconde à Djougou, dans la Donga.
M. M.

















