Pour l’éminent disciple du Changement et natif d’Avrankou, le 10 juillet 2009 résonne comme le jour où le ciel lui est tombé sur la tête. N’eut été la réaction de Me Adrien Houngbédji, François Noudégbèssi, serait encore en train jouir des avantages du ministère de l’Habitat et de l’urbanisme au sein du gouvernement. Au cours de sa dernière sortie médiatique Me Adrien Houngbédji, avait exprimé sa surprise de constater que le maître d’ouvrage soit soigneusement épargné dans le « Cen-Sad gate ». Dire que François Noudégbèssi avait été limogé provisoirement, relève d’une pure aberration intellectuelle car plus d’un mois après son blanchiment par la commission Pognon ce cadre du Changement continue de faire valoir ses compétences au registre des « politico-chômeurs techniques ». Même la commission administrative dite « neutre », n’a pu l’enlever du bourbier dans lequel il s’est consciemment ou inconsciemment enfoncé. Alors que d’aucuns estiment que la Commission Pognon a failli à ses espérances, si espérance il y en avait, dont l’ex-ministre devrait se prononcer au sujet de sa présupposée gestion des villas « Cen-Sad ». Même les vagues de marcheurs de son Avrankou natal, n’ont pu émousser la sensibilité du guide du Changement à réintégrer son « bras politique d’Avrankou » à ses fonctions ministérielles. Du coup, les jours s’égrènent et la longue attente de François Noudégbèssi n’en finit. Le guide du Changement ne lui avait-il pas dit que son limogeage était provisoire ? Du moment où les liens réels, apparents et lointains de François Noudégbessi avec les entreprises, cabinets d’études, qui ont fait le travail n’ont jamais été clairement établis, cela ouvre un canevas gigantesque aux spéculations. Et si la commission Pognon avait réellement fait son travail sans la moindre crainte, elle aboutirait sûrement à des conclusions troublantes qui ne doivent pas trop éloigner l’opinion béninoise du Watergate.
Eugène Sènou Loko