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lundi 5 octobre 2009, par dp 24 H
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Rentrée scolaire 2009 - 2010 à Parakou
Les écoliers démarrent les cours sous les arbres
L’école béninoise a ouvert de nouveau ses portes jeudi dernier après plus de deux mois de vacances. A Parakou, les établissements scolaires ont connu une affluence très timide. Les écoliers n’ont donc pas repris en grand nombre le chemin des classes.

La plupart des circonscriptions scolaires du Bénin sont dans un manque cruel de salles de classe et de personnel enseignant qualifié. Dans les deux circonscriptions scolaires de Parakou, le problème est encore plus perceptible. En plein coeur de la ville, le complexe scolaire Ocbn se trouve obligé en ce début d’année scolaire, d’installer trois groupes pédagogiques dans la cour du complexe. Plus de 160 écoliers sont obligés de suivre les cours sous les arbres et sous le regard des riverains et des passants. Le complexe scolaire depuis l’année scolaire 2008 - 2009 est dans des conditions peu inhumaines avec des salles de classe construites depuis les années 70 et qui se retrouvent dans un état de délabrement avancé. Plusieurs autres écoliers de la cité des Kobourous risquent de connaitre le même sort que leurs camarades du complexe Ocbn où les tables bancs et les tableaux sont disposés sous les arbres. Une situation qui révolte les enseignants du complexe qui ont pour la plupart, demandé à quitter l’école car, le gouvernement est loin de venir au secours de ces âmes innocentes. C’est ainsi que le complexe se trouve dans un manque cruel d’enseignants. L’association des parents d’élèves ne cesse d’accuser le chef de l’Etat et son gouvernement. Selon ces parents d’élèves exaspérés de voir leurs enfants suivre les cours dans ces conditions, c’est la décision politique à des fins électorales du chef de l’Etat de rendre gratuite l’école primaire qui occasionne ce genre de situation. Dans la plupart des écoles de la ville de Parakou, au moins un module de trois classes a été construit par les parents d’élèves grâce aux souscriptions obligatoires des élèves. Les subventions octroyées étant toujours insuffisant, les directeurs d’écoles se trouvent impuissants devant ces cas. En attendant la reprise des visites répétées des différentes commissions du projet à caractère politique des 6000 classes dans les écoles de la ville, les enfants sont malgré eux, tenus de suivre les cours dans les hangars, ou en nombre pléthorique dans des salles de classe délabrées.

De Rocher CHEMBESSI