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vendredi 23 octobre 2009, par dp 24 H
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Université de Parakou
Le cri de détresse des étudiants
Les cours démarrent à l’université de Parakou (Up) le mois prochain et comme à l’accoutumée, les étudiants devront suivrent des cours dans des conditions exécrables et en toute insécurité. Une situation qui interpelle les autorités de l’Enseignement supérieur.

Environs 10.000 étudiants reprendront le chemin des amphithéâtres et des salles de cours de l’Université de Parakou (Up) à partir du mois prochain. Au nombre de ces étudiants, des milliers seront contraints de loger dans les maisons situées dans les quartiers périphériques du campus pour insuffisance de résidences universitaires. En effet, l’Up compte à la date d’aujourd’hui, moins de 2.000 lits pour héberger les étudiants venus de tout le pays. Espérant la mise en service des nouvelles résidences Bsic et l’effectivité du transport inter urbain des étudiants, les quartiers tels que Banikani, Arafat, Nima accueilleront des milliers d’étudiants qui n’ont ni parent, ni repère dans la cité des Kobourous. Depuis deux ans, le quartier Arafat malgré son état d’insécurité alarmant, a ravi la vedette aux autres et est devenu sans doute le village universitaire à cause de sa proximité avec le campus. Mais, les étudiants qui s’y trouvent vivent un calvaire car, les conditions d’hygiène dans certaines zones du quartier sont inhumaines. Des maisons sont sans électricité ni eau potable ni toilettes et les dortoirs de ces futurs cadres ne sont pas sécurisés. Nombreux sont les étudiants qui se trouvent obligés de passer toute la soirée sur le campus pour réviser leurs cours car, une fois dans leurs domiciles de fortune, ils ne le pourront pas. Au même moment, ils sont victimes de cambriolage incessants. Les auteurs de ces vols, profitent des heures de cours pour emporter cahiers, ustensiles de cuisine, meubles et appareils électroménagers. De même, les voies d’accès dans le village universitaire sont impraticables et les étudiants ne cessent de se lamenter. Les associations syndicales notamment la Fneup et l’Uneup sont montées à chaque fois au créneau pour exiger l’amélioration des conditions d’accès au quartier Arafat en vain. Si à Abomey Calavi, les étudiants résidant à Zogbadjè exigent des subventions sur le loyer, le ministre de l’Enseignement supérieur François Abiola doit savoir que ceux de Parakou souffrent le martyr. Ils sont dans une insécurité sans pareil et doivent eux aussi avoir l’attention des autorités gouvernementales pour pouvoir étudier dans de bonnes conditions.

De Rocher CHEMBESSI