vendredi 5 février 2010, par
dp 24 H
Enregistrez l'article :
Chargé de 10.000 tonnes de coton graines
Le Western quitte Cotonou ce jour (Shb et fludor obligées de fermer leurs portes)
Le navire Western qui était à quai au Port autonome de Cotonou depuis quelques jours doit quitter normalement le Bénin ce jour vendredi 5 février 2010. A son bord, 10.000 tonnes de coton graines à destination du port de Ravenne en Italie. Cette cargaison quitte le territoire béninois pour servir aux entreprises étrangères alors même que les huileries locales Shb et Fludor Bénin sont en manque de coton graines et ont dû envoyer leurs employés en chômage technique depuis plus de 50 jours. En 2001, sous la signature du président de la République Mathieu Kérékou et celles du ministre d’Etat, chargé du Plan, du Développement et de la Promotion de l’Emploi Bruno Amoussou de ses collègues des Finances et de l’économie Abdoulaye Bio Tchané, du commerce Séverin Adjovi, du développement rural Théophile Nata de l’industrie John Igue le gouvernement béninois a, par Décret N° 2001-144 du 4 avril, formellement suspendue pour une durée d’un an, l’exportation des graines de coton. Cependant, depuis, il est de tradition républicaine et patriotique de satisfaire d’abord pleinement l’industrie locale avant d’exporter les graines de coton. Comment comprendre maintenant cette volonté subite d’exportation avant la livraison aux huileries alors que le Président de la République et le gouvernement béninois déploient beaucoup d’efforts pour industrialiser le pays dans le domaine agricole.
Plus de 900 travailleurs vont perdre un emploi permanent. Le pays deviendra directement dépendant de l’huile importée dont le prix incontrôlable pèsera sur le panier de la ménagère. Environ 12.000 personnes (enfants et parents à charge des employés de FLUDOR BENIN et de SHB, directement ou indirectement) perdront l’accès au service médical en dépit des nombreux efforts du gouvernement dans le domaine de la santé. Environ 10.000 écoliers et étudiants cesseront d’aller à l’école au détriment de l’émergence du pays, malgré les moyens financiers importants engagés par le gouvernement pour la construction de classes nouvelles et la débauche d’énergie en faveur de la scolarisation et du renforcement des programmes d’études.