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jeudi 19 mars 2009, par dp 24 H
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Attaque du siège de la Renaissance du Bénin : Un blessé grave et des dégâts matériels
La réaction de quelques personnalités
Le siège du parti politique de l’opposition la Renaissance du Bénin (RB) situé au quartier Kouhounou dans la commune de Cotonou a été attaqué dans la matinée du jeudi 19 mars 2009 par des individus non encore identifiés. Bilan : un blessé grave et des dégâts matériels.

Un blessé grave, c’est le bilan de l’attaque orchestrée dans la matinée du jeudi 19 mars 2009 contre le siège de la Renaissance du Bénin (Rb). Selon des témoignages, les assaillants venus sur les lieux ont commencé par assommer les deux agents de sécurité en faction dans la maison. Le premier a été séquestré, le second grièvement blessé. Ensuite, ils ont enfoncé les portes des bureaux du président d’honneur de la Renaissance du Bénin Nicéphore Soglo et celui de son fils Léhady Soglo, membre influent de cette formation politique et premier adjoint au maire de la ville de Cotonou. Les deux bureaux ont été saccagés, les meubles et les tiroirs renversés comme si les assaillants étaient à la recherche de quelques documents. Après avoir accompli leur mission, ils se sont évadés dans la nature. Pour le moment, aucune précision n’est encore disponible sur les documents emportés et les motifs de cette attaque. Alertées, les forces de l’ordre dépêchées sur les lieux ont bouclé le périmètre. Les responsables de la Renaissance du Bénin aussitôt informés sont allés constater de visu les dégâts. Ce crime perpétré dans les locaux d’une formation politique dans un contexte très tendue au sein de la classe politique et particulièrement au niveau de la Renaissance du Bénin suscite déjà des interrogations. Selon certains observateurs, il ne s’agit pas d’un simplement cambriolage mais d’un crime politique contre ce parti de l’opposition dont les membres sont divisés sur leur entrée au gouvernement du président Boni Yayi.

Spéro ASSEGBE


Les réactions

Le gardien du siège victime des gangs  :

« Ils sont passés derrière moi et ont envahi la maison tout en me menaçant avec leurs armes. Je n’avais plus le courage de crier. C’est ainsi qu’ils m’ont terrassé, m’ont ligoté et bandé ma bouche avant de me traîner jusqu’à la terrasse. » Le premier adjoint au maire de Cotonou : « Le siège de Vidolé a été attaqué. Les deux gardiens ont été grièvement blessés. Nos bureaux ont été visités surtout celui du président Nicéphore Dieudonné Soglo. J’avoue que c’est troublant. »

Le Président Nicéphore Dieudonné Soglo  :

« Ils ont agressé sauvagement le petit frère de la présidente du Parti. Ils l’ont trainé. Je dois me déplacer pour savoir s’il est en vie et dans quel état il se trouve actuellement. Seules les enquêtes de la police et de la gendarmerie pourront indiquer les raisons qui sont à la base de cet acte. Mais comme je le pense il y a un mauvais vent qui souffle sur l’Afrique et sur notre pays en particulier. Quant aux mobiles qui ont guidé ceux qui sont venus, je suis la cible puisqu’ils ont laissé de côté tous ce qui concerne Vidolé. Ils ont saccagé mon bureau. »

Armand Zinzindohoué, ministre de l’Intérieur  :

« Je ne connais pas encore les motifs réels de cet acte, mais ce qui est sûre la police a reçu les premières déclarations. L’enquête va se poursuivre et les auteurs seront appréhendés et seront punis conformément aux textes en vigueur. Nous ne pouvons pas accepter de pareil acte. »

Commissaire Constant Sossou :

« Nous ne pouvons pas juger tout de suite à leur juste valeur les faits que nous condamnons avec la dernière rigueur. C’est un acte de banditisme et de vandalisme. C’est le premier sentiment qui nous anime à la vue des dégâts. »