La Fédération des syndicats des hôpitaux du Bénin (Fesyho), le Syndicat national des travailleurs de la santé recrutés sur le Fonds des mesures sociales (Syntras-Fms) et le Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine du Bénin (Syntrasesh) exigent le paiement diligent, immédiat et inconditionnel de la prime exceptionnelle de motivation aux autres travailleurs comme convenu dans le protocole d’accord et bien précisé dans la communication 579/09 du 22 avril 2009. Ils l’ont fait savoir hier mardi au cours d’une conférence de presse qu’ils ont organisée à la Bourse du travail. Ladite conférence a été animée conjointement par le secrétaire général du Syntrasesh Soulé Salako, le secrétaire général du Syntras-Fms Wilfrid Gnonlonfin, le secrétaire général de la Fesyho Michel Houémagnon et le secrétaire général du Syntra-Homel Maxime Assogba. En effet, selon les syndicalistes, le paiement des primes dont parle le gouvernement se fait de façon discriminatoire. Ce qui d’après eux, ne fait pas partie du protocole d’accord signé avec ce dernier à l’issu de la négociation entre la délégation gouvernementale et les représentants de l’intersyndicale des ressources humaines en santé. Ce protocole qui a été signé entre autres par le conseiller aux affaires politiques du chef de l’Etat Amos Elègbè, le ministre Issifou Takpara, Grégoire akofodji, ne conditionne pas ledit paiement. Par conséquent tous les travailleurs toutes catégories confondues doivent bénéficier de ces primes. Mais grande a été la désagréable surprise de ces derniers de constater que les ministres en charge de cette opération se livrent à des pratiques discriminatoires en ce qui concerne le déroulement de ce processus. Considérant les explications fournies par le ministre des finances Soulé Mana Lawani pour justifier cette situation, les conférenciers ont qualifié ses propos de dilatoires et mensongers. Pour eux, le problème ne se trouve pas au niveau des numéros matricule mais plutôt ailleurs et que le ministre des finances fait économie de vérité. « Le ministre de la santé qui a signé le protocole d’accord, qui nulle part n’a conditionné le paiement des autres catégories au reversement vole de média en média pour se ridiculiser en soutenant le raisonnement du ministre des finances », ont-ils déclaré. Ils ont affirmé que la décision du gouvernement de payer les primes aux Ape et aux Ace fait suite à la menace des syndicats de santé de boycotter les journées nationales de vaccinations des 29-30 et 31 mai et à cause de la grève programmée par les leaders de l’opposition. Parlant de cette marche, selon eux, ses leaders n’ont fait qu’aider la population à manifester leur ras-le-bol afin de dénoncer le crime organisé du gouvernement. « Tout gouvernement qui se respecte doit assumer ses erreurs et non user de mensonges et du dilatoire pour distraire le peuple » ont-ils ajouté. Par ailleurs, pour le Syntrasesh, le Syntras-Fms et la Fesyho les grèves continuent puisqu’ils font 75 à 80 % des agents de santé. Ils comptent multiplier les sit-in, les marches de protestation.
Juliette B. CHECONY