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mercredi 17 juin 2009, par dp 24 H
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Le député Candide Azannaï à propos du régime du Changement il y a 2 ans
"J’abandonnerai le Changement et je soutiendrai la Démocratie"
Le président du parti Restaurer l’espoir Candide Azannaï est de la mouvance présidentielle. C’est un secret de polichinelle. L’homme le clame tout haut dans tous les medias et à toute personne qui veut l’entendre. Pourquoi ce revirement de cet transfuge de la Renaissance du Bénin ? Seul lui-même peut le dire. C’est donc pour permettre aux Béninois de se rappeler ces moments où M. Candide Azannaï était dans l’opposition et peut-être leur permettre de comprendre son revirement, que nous vous proposons l’intégralité de ses déclarations en plénière à l’Assemblée nationale il y a deux ans, lors du débat sur la levée de l’immunité du député Issa Salifou.

Merci monsieur le président

J’ai pris la peine de venir prendre part à ce débat, parce que c’est un des débats les plus historiques. Et j’aurais souhaité que ce soit le votre. A cette occasion, j’ai fait pression sur moi, afin de me donner la chance, pour dire au peuple la vérité. La vérité n’est pas dans la lettre du Chef de l’Etat. Pas du tout ! Et alors, pas du tout ! La vérité, c’est qu’il s’agit d’un complot contre la Démocratie. Le Président Issa Salifou a joué son rôle, le rôle de patriote. Je le dis franchement, sincèrement. Et je demande à tous ceux qui croient en moi, ceux qui me suivent, que, ce que je dis, je le déclare sous l’honneur ; que ce que nous avions fait ensemble, si c’était à faire et reprendre, on le ferait de la même manière. De quoi s’agit-il ? Je précise, à l’attention du peuple béninois, de la communauté internationale, de tous les ambassadeurs, de tout ce qu’il y a comme intérêt étranger et national, ici au Bénin, que la lettre du Chef de l’Etat est un prétexte, mais ce n’est pas le vrai débat. On me le dit dans ma langue, « il y a le serpent à coté et le Chef de l’Etat et son entourage, poussés par les siens, mettent le bâton sous les deux branches » ; mais c’est à dessein. Chers collègues, le danger est à nos portes. Notre model démocratique ne plait pas à l’entourage du Chef de l’Etat. Je le dis la main sur le cœur, parce que peut être les jours à venir, je ne pourrais pas avoir l’occasion de le dire. L’entourage du Chef de l’Etat s’est approché de certaines personnes comme moi, pour me proposer un complot contre la Démocratie. Ce complot visait quoi ? A l’approche des prochaines élections législatives, il fallait tout faire pour donner au Chef de l’Etat, un nombre de 50 députés, qui doivent appartenir exclusivement au Chef de l’Etat. Ces 50 députés devraient être nommés par ce dernier, exclusivement nommés, désignés par lui, sur une feuille. Et par les combines, on devrait les retenir comme 50 députés, attachés exclusivement à la personne du Chef de l’Etat. C’est l’entourage qui organise cela. Avant d’aller plus loin, je profite pour dire, que si le Changement est arrivé dans le pays, je fais partie intégrante du cercle des acteurs privilégiés de ce Changement. C’est depuis 2004, que nous nous sommes approchés du Chef de l’Etat, afin de lui demander d’être notre candidat pour les élections de 2006. Je suis un acteur du Changement. Mais, nous ne voulons pas d’un changement bâti sur le mensonge, la démagogie, la parole non tenue et aussi le terrorisme intellectuel. Comment fabriquer 50 députés sans aller devant le peuple ? Comment peut-on le faire sans aller devant le peuple ? C’est ça la question fondamentale ! Et, le calcul fait, c’est qu’il y aura 15 autres députés, qui seront partagés par ceux qui se réclament de l’entourage du Chef de l’Etat. Le calcul est fait ! Vous ne saviez pas beaucoup de choses ! Ils le savaient ! Ceux qui le savaient, savent les risques que nous avons pris. Et la structure qui devrait mener cette bataille, ce complot, cette machination contre la démocratie, était la Société Civile ou certains membres qui se réclament de la Société Civile. C’étaient eux qui devraient faire le boulot, le sale boulot pour enterrer notre Démocratie. Et c’est comme ça, qu’ils ont voulu dans leur schéma, que la Société Civile prenne la Présidence de la CENA. C’est ça, le débat ! C’est ça, le nœud ! Le nœud du problème ! Il faut le dire ! Que cela soit enregistré avant qu’on ait peut être plus le temps d’en parler ! C’est ça, chers collègues ! Ça donne du froid dans le dos ! Et c’est comme ça, que contrairement à la volonté populaire, certains apprentis sorciers de la dictature, ont enclenché le mécanisme pour désigner un certain Ataï Guêdêgbé Joèl, qui serait représentant de la Société Civile. J’ai été approché, certains collègues sont ici, pour que cela soit réussi. J’ai eu le malheur, comme le disait le président Issa Salifou, c’est peut être ma chance, chers collègues, de n’avoir rien, rien du tout comme casserole. Même le rapport qu’on a demandé sur ma vie depuis que je suis entré en politique, sera un des rapports des plus propres ! Je fais partie des hommes politiques qui ont les mains propres. Propres, aujourd’hui et demain ! Ce qui me donne la liberté de parler et de défendre mes opinions. D’être libre, entièrement ! Je ne dois rien à personne ! Sauf à Dieu ! C’est heureusement comme ça, et Dieu m’aime beaucoup ! C’est ainsi qu’on nous a appelé d’abord à un endroit, et, on nous a démarché pour que nous fassions tout, pour que la Société Civile, Monsieur Joël Ataï Guêdêgbé, soit Président de la CENA. J’ai refusé ! J’ai refusé avec véhémence et force. J’ai refusé et j’ai également dit aux gens, que mon cadavre aussi va refuser. Ils n’ont pas cru ! Ils ne m’ont pas cru ! Ils croyaient que je blaguais et que les quelques petites promesses qu’ils faisaient, pouvaient m’émouvoir.

C’est normal que, traumatiser des années sous les geôles du PRPB, qu’il ait parlé sur la Radio Golf FM ou sur Golf Télévision. Seulement il a été si peureux, qu’il n’ait pas osé indexer quelqu’un ! Considérant le fait que l’on ait déjà fait échouer leur plan, où avec le Ministre chargé des Relations avec les Institutions, le Ministre Sina, j’avais exigé que jamais, le Chef de l’Etat ne devrait s’immiscer dans la désignation directe des membres de la CENA. J’ai même demandé à rencontrer le Chef de l’Etat mais ces personnes ont refusé. Puisque les clés n’étaient pas dans leurs mains, ils étaient contraints. C’est ainsi que devant le Chef de l’Etat en personne, j’ai dit, non ! Il n’appartient pas au Chef de l’Etat de s’immiscer dans la désignation directe des membres de la CENA et de son Président. Et même si il devrait le faire, il devrait procéder par voie indirecte. J’assume ! Il ne peut pas le faire directement ! C’est ça, le débat ! J’ai dit au Chef de l’Etat, qu’il ne peut pas détruire la classe politique, l’avilir, la jeter au profit de la Société Civile, qui est irresponsable, corrompue, diffamatoire, injurieuse et qui n’a pas de repère. Elle regorge de gens aigris et non représentatifs. Voila le débat ! Cela n’a pas été facile, ce soir là ! Il fallait avoir le courage de le dire, je l’ai fait ! J’ai opposé au Chef de l’Etat, un non catégorique. Cela ne peut se faire. Mais, chers collègues, le vrai débat, c’est aussi la nature de ceux qui entourent le Chef de l’Etat. Ce n’est pas des démocrates ! Parce que si c’étaient des démocrates, ils allaient laisser jouer le jeu démocratique.

Dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21, j’ai vécu une expérience extraordinaire. Ce fut la tentative de pressions par tous les moyens, même des plus opaques. Seulement, ces gens là, ils me méprennent. Demandez-moi de vous faire quelque chose librement, si c’est juste je le ferai. Mais je ne blague pas, une fois que vous essayez de me corrompre. Ça c’est vrai ! Ceux qui m’ont pratiqué me connaissent. Et ceux avec qui, j’ai fait un chemin, n’en diront pas le contraire. Je suis capable, d’aider, de défendre dans des conditions extrêmes, mais il ne faut pas qu’on me mette des pressions matérielles et financières. Là, vous avez exactement le contraire de ce que vous souhaitez. C’est comme cela que nous avons fait la bataille. Mais cette nuit, j’ai été retenu. J’ai été appelé par un Ministre, la nuit à 23 heures, ne serait-ce que pour lâcher prise, céder. Parce que ce Ministre pense, que si le Chef de l’Etat appelle un député et lui demande : « je veux telle chose », comme un mouton, le député va s’exécuter. Je ne suis pas un député mouton ! Contrairement à ce que certains disent, je n’ai aucun problème, moi ! De mon enfance à aujourd’hui, j’ai été éduqué et grandi dans un milieu vraiment bien ! Je suis, et ce n’est pas une honte d’un milieu bourgeois, tout à fait ! J’ai été éduqué dans la bourgeoisie intellectuelle de notre pays. Ça, il faut le savoir ! C’est ça, ce qui c’est passé ! De 23h à 1h10 du matin, au Ministère du Développement et de l’Economie j’ai pu leur tenir tête. J’ai pu dire, non pour que la Démocratie puisse aujourd’hui continuer d’exister ! Si j’avais cédé, vous n’auriez plus la démocratie ! Vous n’auriez plus rien du tout ! Vous n’auriez pas la lettre contre Issa Salifou ! Cette lettre n’existerait pas, si j’avais cédé ! C’est ça, le vrai problème ! Et le crime de cet opérateur économique, que je ne soutiens pas, parce que, s’il est corrompu, il me verra sur son chemin ! S’il a pillé l’Economie nationale, il me verra sur son chemin ! Je ne fais aucune confusion, entre les corrompus et les non corrompus. Je hais la corruption ! J’ai toujours dénoncé ce régime.

N’oubliez pas quel était mon rôle. J’ai fait l’opposition. Et nous sommes aguerri, nous, qui avions fait l’opposition. Rien ne peut nous ébranler. Notre vision, notre ambition, notre vocation, c’est l’intérêt national ! Si un opérateur économique est corrompu, qu’il paie ! Il doit rendre gorge, s’il est un corrompu. Mais lorsqu’on est endetté, quel est le crime ! J’ai voulu intervenir après l’excellent avocat Maître Ahouandogbo, dont je bénéficie beaucoup de l’expérience et de la science, parce que j’ai la chance que nous soyons du même groupe parlementaire. Et c’est pourquoi, j’ai souhaité qu’il parle avant moi. Il a dit tous les aspects du Droit. Mais l’aspect cynique, mafieux, dangereux à la démocratie, c’est ça mon rôle de le dire. Issa Salifou, est-ce que c’est à cause de lui qu’on ne peut pas construire les écoles, les hôpitaux, les maternités ? Est-ce à cause de lui qu’on ne peut pas donner des crédits aux femmes, qu’on ne peut pas trouver de l’emploi aux jeunes ? Encore que le jeune Issa Salifou, en a créé des milliers, des milliers ! Plus de 20 milles personnes vivent simplement du réseau de téléphones mobiles qu’il a créé dans le pays ! Qui dit, mieux ! Le problème n’est pas là. Le problème, c’est que cet homme, cette nuit où nous avons surpris un Ministre du gouvernement, mallettes en main, en train de chambrer certains membres à la CENA, c’est moi qui étais devant, j’ai ouvert la porte le premier ! On les a mis à nus ! Et ils sont aux abois ! Parce que non seulement ils ne peuvent plus avoir artificiellement 50 députés, mais les 15 « Caurisans » sont désormais hypothétiques dans de telles conditions. C’est ça, le crime que Issa Salifou a commis ! Le problème n’est pas du tout là. On n’a qu’à lui lister sa dette et qu’il paie ! S’il est corrompu, nous allons le dénoncer ! Car monsieur le Président, j’ai dans mes recherches sur la SONAPRA, un monsieur qui a été à l’origine de la perte pour la nation, de plus de 20 milliards. Ce monsieur a été suspendu par le Conseil des Ministres, il y a près de 4 mois, mais jamais son nom n’a été cité ! Entre 20 milliards et cent et quelques millions, mais pourquoi on fait ça ! Ce monsieur s’apprête à être candidat maintenant aux élections prochaines, dans la circonscription de Natitingou, Kérou, ou quelque chose là, Wassa-Péhunco ! Ce monsieur est de la majorité présidentielle. Et il sera candidat pour le compte de la majorité présidentielle ! Ce n’est pas bon, ce qui se passe ! Le vrai débat, lorsqu’ils vont réussir à avoir artificiellement ce nombre, ils vont contrôler la Cour Constitutionnelle . Puisque le mandat de la Cour Constitutionnelle va bientôt s’achever , le Chef de l’Etat va désigner 3 et avec le « parlement – moutonnier » qu’on prétend mettre en place, ils désigneront encore 4, et si la majorité moutonnière, voyait une banane et disait que c’est une pomme, la Cour Constitutionnelle monocolore, va dire que c’est une pomme ! Nous n’aurons plus de Démocratie ! C’est ça, lorsque le Ministre de l’Economie et des Finances, ose me voir et me dire, que, si nous ne décornions pas, c’est à cause de notre système politique, et que le meilleur système politique, reste celui du Burkina-Faso et du Togo, allez-y voir quelque chose ! C’est ça, le vrai débat ! Il faut le faire ! Et des conseillers criminels et dangereux sont autour du Chef de l’Etat ! Il faut les dénoncer, et leur dire que s’ils continuent de mettre en difficulté, parce que ces comportements qui consistent à dire au Chef de l’Etat de faire des choses dangereuses, aller au marché Dantokpa et promettre 500 millions à chaque femme, même toutes les banques réunies ne peuvent pas faire ça ; aller à l’Université et dire aux enfants là bas, qu’il est prêt à verser son sang, alors que les étudiants ne sont pas des vampires ! Réunir tous les journalistes, monsieur le Président, chers collègues, c’est dangereux ce qui se passe ! Réveillez-vous ! Réveillez-vous ! Réunir les journalistes, pour dire qu’il veut corriger la démocratie ! Je dis que toute démocratie corrigée, est une dictature ! Et je dis aussi, que c’est heureux là, à quelque chose malheur est bon. S’il n’avait pas fait cette erreur à travers cette lettre, on ne connaîtrait pas le danger qui frappe à nos portes ! Cette lettre, très mauvaise, nous permet de voir le danger qui est à nos portes. C’est ça, le vrai problème !

Je pense que, et pour conclure, qu’en agissant de la sorte, on met en insécurité l’Economie du pays parce que les hommes d’affaires vont avoir peur. Je l’ai dit, lorsque j’abordais le titre sur le dossier de la SONACOP ici. La vraie corruption, c’est la corruption de l’administration. J’avais dit concernant le dossier SONACOP, que la convention a été signée par Albert Tévoêdjrê, par Abdoulaye Bio-Tchané, par Marie-Elise Gbèdo. Ce n’est pas des bêtes, ses personnes. Si ces personnes ont pu signer la convention de la SONACOP, il faut nécessairement les interroger. Parce que moi je veux savoir, si oui ou non, l’argent de la SONACOP a servi à acheter la SONACOP, pour être édifié. Si des Ministres de la République ont pu signer ces contrats avec Issa Salifou, je veux savoir pourquoi ils l’ont fait ! J’ai tenu récemment un brillant congrès pour mon parti, et nous avons dit ceci : il ne faut pas que le politique soit jaloux des hommes d’affaires ! Car Dieu n’a jamais condamné celui qui gagne par la raison et l’intelligence. Les hommes politiques ne doivent pas être jaloux des hommes d’affaires. Nous devons protéger les hommes d’affaires ! Combattre la corruption à leur niveau, mais détruire la corruption de l’administration qui est la plus pernicieuse. Le comportement et les propos que l’entourage du Chef de l’Etat l’amène à adopter, ne sécurisent ni l’Economie, ni les investissements étrangers, ni la Démocratie.

Chers collègues, monsieur le Président, si la démocratie et le changement sont en conflit, j’abandonnerai le Changement et je soutiendrai la Démocratie. La Démocratie a permis de produire le Changement. Mais tel que le Changement est mené, nous devons nous lever rapidement pour séparer le religieux du politique, le politique des affaires, et que toutes procédures de persécutions du citoyen, soient bannies, abolies, et que les poursuites soient organisées par la loi, par les règles de l’Etat. On ne peut pas arrêter simplement, du simple fait qu’on est Chef d’Etat. Ça ne peut pas se passer ! On ne peut rédiger des communiqués de ce genre. On ne peut pas dire, « Béninois et Béninoises ! », pour entendre des futilités de ce genre à 1h du matin. Puisqu’il s’agit de futilités ! Sauf le respect que j’ai pour le chef de l’Etat, certains conseillers friands de ces inepties, sont dans la salle ! S’ils continuent d’appeler le nom des députés et des hommes d’affaires, nous allons appeler leurs noms et les livrer aussi à la population ! Puisqu’on les connait ! Le peuple béninois n’a pas besoin de ça ! Nous avons besoin de nous entendre, de travailler plus, d’être unis. Nous n’avons pas besoin, et quand Dieu donne une Nation à quelqu’un, Dieu ne veut pas que cette personne terrorise les fils de cette Nation. Autant Dieu élève, mais autant Dieu peut faire aussi descendre parce qu’il regorge des exemples de ce genre. Pour ma part et pour finir, je dis que j’ai été plusieurs fois menacé. J’ai été menacé dans tous les sens. Un rapport a été demandé sur ma personne. J’ai dit au Ministre des Finances, quand je discutais avec lui, que je sais, ce que refuser un service au Chef de l’Etat, veut dire. Mais je l’ai fait au nom de la Démocratie. Et je suis prêt à tout. Monsieur Issa Salifou, si vous êtes corrompu, je vous combattrai ! Je ne vous soutiendrai pas. Mais si c’est pour cette lettre, vous avez mon soutien total et sans condition ! Si quelque chose vous arrivait, vous pouvez m’appeler 24 heures sur 24 heures ! Nous devons mettre fin à cela ! Vous devez être fier de vous-même parce que vous avez empêché le Chef de l’Etat et son équipe, de falsifier les résultats des élections, de frauder, de torpiller la CENA. Vous l’avez refusé, je vous félicite. Quand aux restes des affaires, nous nous rencontrerons ailleurs ! Mais je dis aux « Caurisans » à la « Caurisation imbécile » de la classe politique, qu’elle ne se fera pas.

Je vous remercie, monsieur le Président.