24 Heures au Bénin https://www.24haubenin.bj Webzine, Quotidien Béninois indépendant, d'analyses et d'information en ligne Tue, 05 Jul 2022 03:00:00 +0200 fr-FR hourly 1 Spip 24 Heures au Bénin http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L144xH117/siteon0-fad27.png?1656864657 https://www.24haubenin.bj 117 144 Une dizaine de morts dans un accident à Cobly http://www.24haubenin.com/?Une-dizaine-de-morts-dans-un-accident-a-Cobly http://www.24haubenin.com/?Une-dizaine-de-morts-dans-un-accident-a-Cobly Sun, 03 Jul 2022 18:14:27 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou, Ignace B. Fanou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>La commune de Cobly dans le département de l'Atacora a été le théâtre d'un grave accident de circulation vendredi 1er juillet 2022. Une dizaine de personnes dont un nouveau né ont péri dans cet accident survenu entre un camion et un tricycle. <br class='autobr' /> Alors qu'elles revenaient de Tanguiéta pour un prêt auprès d'une institution de micro finance, une vingtaine de femmes et le conducteur de tricycle qui les transportaient se sont retrouvés nez à nez avec un camion gros-porteur en provence du Togo. Le conducteur (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH74/arton38454-5eadc.jpg?1656864934' width='150' height='74' /> <div class='rss_texte'><p><strong>La commune de Cobly dans le département de l'Atacora a été le théâtre d'un grave accident de circulation vendredi 1er juillet 2022. Une dizaine de personnes dont un nouveau né ont péri dans cet accident survenu entre un camion et un tricycle. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Alors qu'elles revenaient de Tanguiéta pour un prêt auprès d'une institution de micro finance, une vingtaine de femmes et le conducteur de tricycle qui les transportaient se sont retrouvés nez à nez avec un camion gros-porteur en provence du Togo. Le conducteur de tricycle voulant éviter le camion s'est renversé. Le chaufeur du camion perd le contrôle de son véhicule et se retrouve sur le tricycle et ses passagers. Sous le choc, environ 08 personnes dont le conducteur de tricycle et un nouveau né ont perdu la vie. Plusieurs autres personnes ont été blessées et conduites à l'hôpital pour des soins. <br class='autobr' /> Le chauffeur du camion est porté disparu. Il est activement recherché pour des besoins d'enquête.</p> <p>F. A. A.</p></div> Les produits locaux de qualité, disponibles au Supermarché NOL MARKET http://www.24haubenin.com/?Les-produits-locaux-de-qualite-disponibles-au-Supermarche-NOL-MARKET http://www.24haubenin.com/?Les-produits-locaux-de-qualite-disponibles-au-Supermarche-NOL-MARKET Sun, 03 Jul 2022 17:28:52 +0200 fr Akpédjé Ayosso <p>Le Supermarché Nol Market sis à Fidjrossè, Cotonou a organisé ce samedi 2 juillet 2022 une grande dégustation de deux (02) produits locaux exceptionnels. Il s'agit du miel ʺWinʺ et de la liqueur ʺL'Amazoneʺ. <br class='autobr' /> Des produits locaux d'une qualité exceptionnelle en dégustation au supermarché Nol Market. Le miel ʺWinʺ et la liqueur ʺL'Amazoneʺ, produits au Bénin ont séduit les clients du fait de leur saveur exquise et leur packaging extraordinaire. <br class='autobr' /> "Win", le miel qui vous donne des ailes, est 100% bio. (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH68/arton38452-90d15.png?1656864657' width='150' height='68' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le Supermarché Nol Market sis à Fidjrossè, Cotonou a organisé ce samedi 2 juillet 2022 une grande dégustation de deux (02) produits locaux exceptionnels. Il s'agit du miel <strong>ʺWinʺ</strong> et de la liqueur <strong>ʺL'Amazoneʺ</strong>.</strong></p> <p>Des produits locaux d'une qualité exceptionnelle en dégustation au supermarché Nol Market. Le miel <strong>ʺWinʺ</strong> et la liqueur <strong>ʺL'Amazoneʺ</strong>, produits au Bénin ont séduit les clients du fait de leur saveur exquise et leur packaging extraordinaire.</p> <p><strong>"Win"</strong>, le miel qui vous donne des ailes, est 100% bio. Extrêmement riche en saveur, le miel<strong> "Win"</strong> mérite d'être dégusté comme un grand cru. Ce miel d'exception est issu de ruches béninoises avec des vertus cicatrisantes et anti-inflammatoires. Il y a six (06) différentes variétés du miel<strong> "Win"</strong> à savoir : mangue-anacarde, menthe, karité, mille fleurs, néré et acacia.</p> <p>Le miel<strong> "Win" </strong> est produit dans des pots avec un packaging attrayant. <i>« C'est une histoire d'identité. Quand nous avons voulu lancer le miel <strong> "Win", </strong> nous nous sommes rendu compte que le miel était présenté d'une manière qui ne reflétait pas l'image que nous avons de notre pays et de la production locale. A l'époque, personne ne mettait du miel dans les pots. Nous avons travaillé sur le branding et le packaging »</i>, a confié le promoteur du miel<strong> "Win",</strong> Enoulagnon Honnouvo.</p> <p><span class='spip_document_12313 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH278/img-20220627-wa0007_1_-e5ff5.jpg?1656864657' width='500' height='278' alt="" /></span></p> <p>Mieux, le promoteur du miel <strong>ʺWinʺ</strong> a su adapter son produit aux besoins des consommateurs. Les six (06) variétés du miel <strong>ʺWinʺ</strong> sont également disponibles sous forme de "coffret-cadeau".</p> <p><span class='spip_document_12314 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH430/img-20220627-wa0006-06eb0.jpg?1656864657' width='500' height='430' alt="" /></span></p> <p><i>« Le coffret de par sa forme, son design est identitaire. On a du plaisir à offrir un cadeau pareil », a ajouté M. Honnouvo. Le coffret contient neuf (09) pots de miel de différentes variétés de la marque <strong>ʺWinʺ</strong>.</i></p> <p><strong>L'Amazone, le goût de l'histoire</strong></p> <p>Fabriquée à base du pur Sodabi, la liqueur<strong> "L'Amazone", </strong> vous plonge dans l'histoire et la culture du Bénin. <i>« J'ai choisi ce nom pour rendre honneur et hommage à ma grand-mère maternelle et à travers elle, à toutes les femmes du monde entier qui se battent tous les jours pour trouver de quoi nourrir leur famille »</i>, a déclaré Vicentia Hangnoun, promotrice de la liqueur <strong>ʺL'Amazoneʺ</strong>.</p> <p><span class='spip_document_12312 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH560/screenshot_20220703-144235-310fd.png?1656864658' width='500' height='560' alt="" /></span></p> <p>Selon la promotrice, la liqueur<strong> " L'Amazone</strong>", est une pure merveille qui se laisse facilement boire. <i>« Son goût est excellent », </i> affirme-t-elle. La liqueur est déjà utilisée dans les cérémonies familiales et culturelles au Bénin notamment lors de la dot. Le produit est présenté dans un emballage unique et original. <i>« Cet emballage rare, vous ne le trouverez nulle part ailleurs », </i> a ajouté Vicentia Hangnoun.</p> <p>Les clients du supermarché Nol Market ont apprécié les produits<strong> "L'Amazone"</strong> et <strong>ʺWinʺ</strong>. <i>« Je viens de découvrir la liqueur<strong> ‘'L'Amazone''.</strong> Après l'avoir dégusté, je trouve que c'est une très bonne liqueur », </i> a confié JJ Cool Love, client du supermarché Nol Market. Ignace Diouf a été également séduit par le goût de<strong> "L'Amazone". </strong> <i>« C'est une liqueur qui donne une certaine fraîcheur en bouche. J'aime bien »,</i> a-t-il indiqué. Pour Firmin Adjato, client du supermarché Nol Market, le miel<strong> ‘'Win'' </strong> est différent des autres miels vendus sur le marché.</p> <p>Cliente fidèle du supermarché Nol Market, Inès Facia a aimé et adopté la gamme<strong> ‘'Win''. </strong> <i>« Ça n'a rien à voir avec du miel frelaté (...) Faites comme moi, adoptez ‘'Win'', trop délicieux »,</i> a-t-elle attesté. Elle recommande également la liqueur ‘<strong>'L'Amazone'' </strong> aux amateurs du vrai Sodabi pour passer de bons moments en famille. <i>« <strong>L'Amazone</strong>, c'est le terroir, c'est authentique, ce n'est pas frelaté, c'est bio », </i> a lancé Inès Facia.</p> <p><i> « Le Supermarché Nol Market promeut et valorise les produits locaux à travers les dégustations. C'est une première dans le monde des grandes surfaces commerciales au Bénin. Le Consommons local est devenu une réalité au Supermarché Nol Market »,</i> a affirmé Jovanie Onikpo, chargée de communication du supermarché Nol Market</p> <p><strong>Le Supermarché Nol Market </strong> est situé à Fidjrossè à 500m de la fin des pavés allant vers la plage. Retrouvez le supermarché sur Google Maps : <a href="https://maps.app.goo.gl/RSwz8UtnCsdwhCKFA" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>https://maps.app.goo.gl/RSwz8UtnCsdwhCKFA</a> et sur Facebook via le lien <a href="https://www.facebook.com/nolmarket/" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>https://www.facebook.com/nolmarket/</a>. Contacts : 65 00 28 00/ 65 00 29 29.</p></div> Isabelle Yacoubou fait le récit de son parcours en France http://www.24haubenin.com/?Isabelle-Yacoubou-fait-le-recit-de-son-parcours-en-France http://www.24haubenin.com/?Isabelle-Yacoubou-fait-le-recit-de-son-parcours-en-France Sun, 03 Jul 2022 17:27:40 +0200 fr Akpédjé Ayosso <p>Isabelle Yacoubou est une basketteuse béninoise qui évolue au club de Tarbes en France. Au cours d'une séance d'échanges avec les jeunes du Centre communautaire EYA à Cotonou, ce vendredi 1er juillet 2022, la championne fait le récit de son aventure. Isabelle Yacoubou a commencé le basket avec le club Lumière d'Abomey. À 14 ans, elle est repérée par l'ancienne présidente de la Fédération béninoise de basketball Célestine Adjanohoun. Celle-ci la prend en charge et la confie ensuite à Régina Akindès, une (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Sport-" rel="directory">Sport</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH75/arton38453-30244.jpg?1656864658' width='150' height='75' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Isabelle Yacoubou est une basketteuse béninoise qui évolue au club de Tarbes en France. Au cours d'une séance d'échanges avec les jeunes du Centre communautaire EYA à Cotonou, ce vendredi 1er juillet 2022, la championne fait le récit de son aventure. </strong> <br class='autobr' /> <span class='spip_document_12316 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH282/isabelle-yacoubou-e1653854271627-4c66b.jpg?1656864658' width='500' height='282' alt="" /></span><br class='autobr' /> Isabelle Yacoubou a commencé le basket avec le club Lumière d'Abomey. À 14 ans, elle est repérée par l'ancienne présidente de la Fédération béninoise de basketball Célestine Adjanohoun. Celle-ci la prend en charge et la confie ensuite à Régina Akindès, une autre figure du basketball féminin au Bénin. Auprès de cette dernière, elle vécut pendant environ deux ans. Le projet à l'époque, informe la basketeuse, était d'obtenir le Bac et d'aller aux États-Unis.</p> <p>Un monsieur à la recherche de handballeurs contacta Célestine Adjanohoun qui fit sa proposition. Nonobstant la différence entre les disciplines, le monsieur se rend à Porto-Novo pour l'interviewer avant et après une séance d'entraînement et de produire une vidéo qui sera par la suite envoyée au club de Tarbes. <br class='autobr' /> <span class='spip_document_12317 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH334/ob_7b8c6d_3u0lfilaa0eawlv2s00zyg-f5cfa.jpg?1656864658' width='500' height='334' alt="" /></span><br class='autobr' /> Après avoir reçu la vidéo, le coach, rappelle Isabelle, n'était pas intéressé. La basketeuse devrait fermer les 17 ans et c'était trop tard d'intégrer le centre de formation des jeunes.<br class='autobr' /> Ironie du sort, trois semaines après, le coach fut licencié. Son successeur faisant le tour des recrutements découvre la vidéo de Isabelle Yacoubou. Elle fut contactée pour démarrer la rentrée annoncée dans deux semaines. Avec le peu de ressources financières que ses parents lui avaient donné pour son séjour, elle s'est offert une fois arrivée en France, quelques équipements pour ses débuts.</p> <p>Après la première séance d'entraînement, alors qu'elle pleurait dans un coin et s'interrogeait sur ses performances, le coach se rapproche d'elle et la rassure. « Moi, je sais que tu vas y arriver, c'est dur. Le contexte, il est différent. Ici, on a tout et on a l'impression de ne pas être à ta place », lui aurait confié le coach.<br class='autobr' /> Malgré ses débuts difficiles, Isabelle Yacoubou n'a pas baissé les bras.<br class='autobr' /> <span class='spip_document_12315 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH338/img_20220703_162039-02106.jpg?1656864658' width='500' height='338' alt="" /></span><br class='autobr' /> Après la naissance de sa fille à 32 ans, Isabelle avait toujours soif de renouer avec le parquet. Elle est championne de France 2009-2010, championne d'Espagne 2012, vice-championne olympique 2012 et vice-championne de Russie 2013.</p> <p>Surnommée Baby shaq ou Shaquoubou pour son physique qui ressemble étrangement à celui de l'ancienne star de la NBA Shaquille O'neal, Isabelle Yacoubou a fait des sacrifices pour atteindre ses résultats.<br class='autobr' /> Et elle n'est pas encore prête d'abandonner la balle orange.</p></div> Star Féminine Band en tournée européenne http://www.24haubenin.com/?Star-Feminine-Band-en-tournee-europeenne http://www.24haubenin.com/?Star-Feminine-Band-en-tournee-europeenne Sun, 03 Jul 2022 13:34:27 +0200 fr Akpédjé Ayosso <p>L'orchestre des filles qui fait la fierté du Bénin " Star Féminine Band " est en tournée européenne. Ce samedi 02 juillet 2022, le groupe était sur scène au festival "Eurockéennes". <br class='autobr' /> Star Féminine Band sur des spectacles en France. L'orchestre de sept musiciennes et chanteuses de Natitingou, département de l'Atacora, est en tournée de plusieurs semaines en Europe. Le groupe est constitué de jeunes filles âgées entre 11 et 18 ans et qui jouent leurs propres instruments. <br class='autobr' /> L'histoire musicale de Star Feminine (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH92/arton38451-95ae3.png?1656864658' width='150' height='92' /> <div class='rss_texte'><p><strong>L'orchestre des filles qui fait la fierté du Bénin " Star Féminine Band " est en tournée européenne. Ce samedi 02 juillet 2022, le groupe était sur scène au festival "Eurockéennes". </strong></p> <p><span class='spip_document_12311 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH380/img_20220703_123310-7770d.jpg?1656864658' width='500' height='380' alt="" /></span></p> <p>Star Féminine Band sur des spectacles en France. L'orchestre de sept musiciennes et chanteuses de Natitingou, département de l'Atacora, est en tournée de plusieurs semaines en Europe.<br class='autobr' /> Le groupe est constitué de jeunes filles âgées entre 11 et 18 ans et qui jouent leurs propres instruments.</p> <p>L'histoire musicale de Star Feminine Band commence en 2016 avec l'idée du musicien béninois André Baleguemon de former un groupe exclusivement féminin à Natitingou, dans le nord-ouest du Bénin.<br class='autobr' /> Avec le soutien de la municipalité de la commune, le trompettiste et guitariste amateur lance un communiqué sur les ondes de radio Nanto FM afin de mettre en œuvre son projet.<br class='autobr' /> Après la sélection, sept jeunes filles d'ethnie waama et nabo (Marguerite, Julienne, Angélique, Sandrine, Anne, Urrice et Grâce) ont commencé l'aventure avec le musicien. Les filles apprennent la batterie, la guitare, les harmonies vocales, le piano.</p> <p>Angélique et Urrice sont à la batterie et au chant, secondées par Marguerite, la troisième batteuse. Sandrine est aux claviers, tout comme Grâce, qui œuvre également au chant. Julienne est à la basse et Anne à la guitare.<br class='autobr' /> La diva Béninoise Angélique Kidjo est leur inspiration principale.</p> <p><span class='spip_document_12309 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH274/screenshot_20220703-082334-a1f90.png?1656864658' width='500' height='274' alt="" /></span></p> <p><strong>Un premier album sous le label Born Bad Records</strong></p> <p>En 2018, la rencontre avec le jeune ingénieur français Jérémie Verdier en mission dans la région donne une autre dimension au projet. Séduit par le talent des jeunes filles, il collabore pour l'enregistrement des premiers morceaux de Star Feminine Band.</p> <p>Le producteur Jean-Baptiste Guillot du label français Born Bad Records entend ces bandes et part à la rencontre des filles. En 2020, le label produit et sort le premier album de l'orchestre Star Feminine Band de Natitingou.</p> <p>Les sept jeunes filles de Star Feminine Band qui continuent d'aller à l'école abordent des thématiques telles que la scolarisation des filles, la maltraitance et les violences faites aux filles et la valorisation de la culture. Elles chantent entre autres en bariba, en fon et en français.</p> <p>Star Feminine Band a déjà donné plusieurs concerts à Natitingou et dans les localités environnantes.<br class='autobr' /> Le groupe Star Feminine Band est entré en Playlist sur France Inter et plusieurs autres médias français.</p> <p>Le premier album du groupe qui vante l'avenir de la femme africaine est disponible sur <a href="http://www.bornbadrecords.net" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>www.bornbadrecords.net</a>. Parmi ses morceaux qui cartonnent, il y a "Femme africaine", "Peba" et bien sûr "La musique".</p></div> L'essence frelatée brûle un véhicule à Lokossa http://www.24haubenin.com/?L-essence-frelatee-brule-un-vehicule-a-Lokossa http://www.24haubenin.com/?L-essence-frelatee-brule-un-vehicule-a-Lokossa Sun, 03 Jul 2022 13:26:08 +0200 fr Akpédjé Ayosso <p>Un véhicule a été totalement consumé ce samedi 2 juillet 2022 sur la route Lokossa-Dogbo. <br class='autobr' /> Incendie samedi dernier sur la route à Lokossa à hauteur d'Agnivèdji, commune de Lokossa. Un véhicule a pris feu en pleine circulation. Selon les informations, le véhicule transportait de l'essence de contrebande. <br class='autobr' /> Le véhicule a été entièrement consumé. Il n'y a eu aucun décès. Les deux personnes à bord du véhicule ont eu la vie sauve. (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH86/arton38449-d9367.jpg?1656864658' width='150' height='86' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Un véhicule a été totalement consumé ce samedi 2 juillet 2022 sur la route Lokossa-Dogbo.</strong></p> <p>Incendie samedi dernier sur la route à Lokossa à hauteur d'Agnivèdji, commune de Lokossa. Un véhicule a pris feu en pleine circulation. Selon les informations, le véhicule transportait de l'essence de contrebande.<br class='autobr' /> Le véhicule a été entièrement consumé. Il n'y a eu aucun décès. Les deux personnes à bord du véhicule ont eu la vie sauve.</p> <p>A.A.A</p></div> Une école pas comme les autres au Bénin http://www.24haubenin.com/?Une-ecole-pas-comme-les-autres-au-Benin http://www.24haubenin.com/?Une-ecole-pas-comme-les-autres-au-Benin Sun, 03 Jul 2022 10:30:00 +0200 fr La Rédaction <p>Les maux dont souffre l'école sinon le système éducatif béninois sont nombreux et multiformes. Loin de tous les regards curieux, dans les champs quelque part dans l'arrondissement d'Aplahoué, se trouve une école primaire publique toute particulière qui semble être la résultante de tous les handicaps de l'école béninoise. L'école primaire publique d'Atohoué, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, fait partie des écoles primaires béninoises qui tant bien que mal tiennent le coup des tristes réalités d'un système qui (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton19660-43d08.jpg?1656864658' width='150' height='84' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Les maux dont souffre l'école sinon le système éducatif béninois sont nombreux et multiformes. Loin de tous les regards curieux, dans les champs quelque part dans l'arrondissement d'Aplahoué, se trouve une école primaire publique toute particulière qui semble être la résultante de tous les handicaps de l'école béninoise. L'école primaire publique d'Atohoué, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, fait partie des écoles primaires béninoises qui tant bien que mal tiennent le coup des tristes réalités d'un système qui peine à retrouver ses lettres de noblesse.</strong></p> <iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x74mdpw?autoPlay=1" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="480" height="270" frameborder="0"></iframe> <p>Trois cabanes en guise de salles de classe, une cabane servant de direction, un hangar comme cantine scolaire et le plus luxueux, une baraque en feuille de tôle magasin des vivres pour le compte de la cantine scolaire. Voilà en quoi se résume l'école primaire publique d'Atohoué, située à près de 20 kilomètres du tribunal de première instance d'Aplahoué, loin de tous les regards et dans les champs. Elle reste la concentration de presque tous les maux de l'école béninoise avec des acteurs aussi particuliers les uns comme les autres. Il sonnait 8heures 40 minutes quand notre équipe fit son entrée dans cette école aussi particulière que rocambolesque. En effet, située à peine à deux kilomètres environ des rives du fleuve Mono dans la partie béninoise, cette école primaire publique semble être la plus éloignée des grandes agglomérations du côté gauche de la route nationale inter-états N°4 (RNIE4), en quittant le centre-ville d'Aplahoué pour la frontière Bénino-Togolaise à Tohoun. Pour y accéder, c'est la croix et la bannière. Il n'y a pas de saison favorable. En temps pluvieux comme en sécheresse, il faut être gymnaste professionnel pour se rendre à l'école primaire publique d'Atohoué. Pourtant, elle vit et de nombreuses âmes y vont pour acquérir la connaissance. ‘'Notre école est créée en 2008 par le sieur Jacob Adjahossou. Elle a déjà connu la succession de quatre (04) directeurs mais pauvre en infrastructures scolaires, seulement trois (03) cabanes qui abritent ses cinq (05) groupes pédagogiques et un hangar de trois mètres carrés coiffé de tôles et entouré des claies et branches de palme servant de direction. Ce n'est que tout récemment qu'une famille de la localité nous a donné des feuilles de tôle pour construire le magasin pour le stockage des vivres pour la cantine scolaire'', a narré l'actuel directeur de cette école. Malgré ses 11 années, l'école primaire publique d'Atohoué est privée du minimum : pas d'eau, pas d'électricité, pas de toilettes, offrant à ses usagers et apprenants une vie d'enfer. L'éducation de qualité y demeure un luxe. <span class='spip_document_4810 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH286/sans_titre-2-2-154b3.jpg?1656864658' width='500' height='286' alt="" /></span></p> <p><strong>Une école aux mille et un problèmes...</strong><br class='autobr' /> Très tôt la déception s'est emparée des parents qui ont salué la création de cette école à cause de la qualité peu satisfaisante des services qu'offre ce lieu de savoir aux bénéficiaires. ‘'Je me suis encore résolu à ramener les enfants au village à cause de l'état et du mauvais fonctionnement de cette école. Je suis simplement déçu », a insisté le parent d'élève Balo N'Towoussi, qui se plaint des balades incessantes et inutiles de ses enfants sur les sentiers de l'école. ‘'La régularité des enseignants laisse à désirer dans cette école. C'est rare fois que les enfants travaillent dans cette école du lundi au vendredi à cause de l'absentéisme des enseignants. Même si l'actuel directeur fait des efforts. Nos cabanes sont très distantes de l'école et quand les enfants s'y rendent une ou deux jours sans voir les enseignants, eux-mêmes décident de rester à la maison sous prétexte que les enseignants ne viennent pas. Et des fois, si vous les forcez à y aller, ils reviennent le soir dire qu'ils ont attendu toute la journée sans enseignants. Ça fait que quand des fois, ils décident à ne pas y aller, nous ne nous opposons plus à leur décision parce qu'ils peuvent passer toute la journée à se reposer à l'école alors que s'ils sont avec nous dans les champs, nous pouvons les surveiller et ils peuvent aussi nous aider. Parfois aussi, quand ils restent à la maison, leurs camarades passent les soirs les informer que l'instituteur était présent'', narre tout confus, Balo N'Towoussi. « Il s'agit d'une situation très complexe. La voie qui mène du goudron jusqu'à l'école est impraticable. Et quand il pleut, c'est très difficile d'emprunter cette voie. C'est d'une part la raison qui justifie l'absence des enseignants parce qu'après la pluie, il faut attendre deux ou trois jours pour emprunter aisément cette voie. D'autre part, les cabanes qui servent de salles de classes sont délabrées. Alors, quand ils sont en classes et que la pluie commence, c'est très pénible pour les élèves et les enseignants d'y rester. Tout en étant dans les salles de classes, ils sont mouillés de la tête aux pieds à cause des toitures qui sont faites de pailles et en moindre quantité. De même, les enseignants ont de la peine à garder les enfants, craignant que la cabane branlante qui les abrite ne s'écroule sur eux. C'est un véritable dilemme qui fait qu'en saison pluvieuse, par exemple, il est préférable que les enseignants restent chez eux à cause des difficiles conditions de travail. Et donc, ça fait aussi que quand les enseignants viennent dans l'école quand le temps est beau, ils ne voient pas aussi les écoliers qui, entre temps, ont jugé ne plus venir perdre le temps à l'école à cause des absences répétées des instituteurs. C'est une cacophonie pour laquelle il ne faut pas tenir les enseignants pour responsables », raconte avec objectivité Houêdji Séwadé, un autre parent d'élève conscient de la réalité de cette école. « L'école d'Atohoué est particulière en son genre à cause de ses multiples problèmes », conclut-il. <span class='spip_document_4813 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH309/sans_titre-5-a5893.jpg?1656864658' width='500' height='309' alt="" /></span><br class='autobr' /> L'EPP Atohoué dans l'arrondissement d'Aplahoué est d'une singularité inouïe. Créée pour sauver les enfants des agriculteurs, elle est bien loin de satisfaire aux exigences d'une éducation de qualité. Perdue là-bas dans les champs, elle se révèle être la concentration de tous les maux dont souffre le système éducatif béninois : manque d'infrastructures adéquates, manque d'enseignants, absentéisme des enseignants, mauvaise volonté et manque d'engagement des élèves et parents d'élève… Toutes les conditions sont réunies pour qu'on se demande si l'ODD 4 de l'agenda 2030 pourrait être atteint dans cette contrée perdue du Bénin. Atohoué révèlerait-elle le vrai visage de l'école béninoise dans son ensemble ?<span class='spip_document_4812 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH280/sans_titre-4-09474.jpg?1656864658' width='500' height='280' alt="" /></span></p> <p><strong>EPP Atohoué, pourtant d'une grande utilité pour les enfants des agriculteurs</strong><br class='autobr' /> A Atohoué, les conditions de vie et de travail sont d'une précarité insolente et ne concourent nullement à l'instauration d'un cadre d'instruction propice. Et pourtant, il faut bien un lieu de savoir, une école pour ces nombreux enfants de parents paysans qui vivent dans cet espace géographique pour mener diverses activités champêtres. « Sans une école dans les environs, les enfants de ces fermiers n'auront aucune chance d'être instruits comme tous les enfants du Bénin », a reconnu le directeur de l'école. « Cette école est non seulement d'une grande utilité pour l'instruction de nos enfants, en dépit des conditions, mais aussi et surtout pour nous les parents. Autrefois, nous laissions nos enfants auprès des voisins ou des parents proches dans nos villages loin d'ici afin qu'ils aillent à l'école là-bas. Mais, la conséquence, c'est que nous sommes bien obligés de rentrer au village une ou deux fois par semaine pour aller s'occuper des enfants. Nul n'ignore l'obligation de la présence continue des parents aux côtés de leurs enfants de nos jours afin qu'ils puissent donner le meilleur d'eux-mêmes à l'école. Mais, compte tenu de notre absence prolongée au village à cause des travaux champêtres, l'instruction de nos enfants est négligée et bâclée et le suivi scolaire laisse à désirer. Nous remercions donc ceux qui ont œuvré pour l'implantation d'une école ici pour nous épargner des navettes sur vingt, trente, quarante et même soixante kilomètres pour certains qui veulent rentrer tous les jours au village afin de s'occuper de l'instruction de leurs enfants », a confessé, tout ému, Paulin Sobakin le président de l'Association des Parents d'Elèves de l'EPP Atohoué. Ses propos seront corroborés par un autre parent d'élève, Balo N'Towoussi, qui est aussi tout ému de la création de cette école quoique les conditions ne soient pas toutes réunies. <span class='spip_document_4811 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH260/sans_titre-3-b04a1.jpg?1656864658' width='500' height='260' alt="" /></span></p> <p>« La création de cette école a été d'un grand secours pour l'instruction de ses enfants. Moi, je suis d'Atomey et cela n'a pas été du tout facile pour moi avant que mon aîné n'ait le BEPC. Faire la navette entre le champ et la maison pour chaque fois subvenir à ses besoins n'était pas aisé surtout que mon absence dans le champ empiète sur le bon déroulement des activités champêtres. J'ai alors décidé de mettre un terme à l'instruction de mes autres enfants à cause des difficultés à rallier chaque fois le village et le champ et sans le champ, ma famille ne peut pas joindre les deux bouts. C'est alors que mon épouse m'a demandé de ramener les enfants avec nous au champ pour les inscrire dans cette école. Les autorités de la commune d'Aplahoué ont bien fait d'avoir créé cette école », a-t-il affirmé. A tout point de vue, ce n'est pas la pertinence de la création de cette école qui crée de problème. Mais, faut-il créer une école juste pour le plaisir d'en créer ? Quels moyens disposent les autorités qui ont favorisé cette création ?</p> <p>Toutefois, il est plus responsable de reconnaître que cette école n'est pas un cas complètement isolé dans la commune d'Aplahoué. <br class='autobr' /> Vivement que les autorités compétentes, à partir des autorités communales à qui les ressources de l'enseignement primaire sont affectées, prennent leur responsabilité afin que le tir soit corrigé pour ne pas écarter certains enfants du Bénin de la jouissance de leur droit à une éducation de qualité.</p></div> ABECESA réunit des spécialistes autour des questions sécuritaires http://www.24haubenin.com/?ABECESA-reunit-des-specialistes-autour-des-questions-securitaires http://www.24haubenin.com/?ABECESA-reunit-des-specialistes-autour-des-questions-securitaires Sun, 03 Jul 2022 03:03:39 +0200 fr Ignace B. Fanou <p>L'Amicale béninoise du centre d'études stratégiques pour l'Afrique (ABECESA) a organisé, le 1er juillet dernier, un déjeuner de travail à Azalaï hôtel de la plage à Cotonou. Placée sous le thème '' L'extrémisme violent et genre '', la rencontre a permis aux participants d'échanger sur les questions sécuritaires d'actualité. <br class='autobr' /> Le déjeuner de travail organisé vendredi dernier à Azalaï hôtel de la plage à Cotonou est la première activité grand public de l'Amicale béninoise du centre d'études stratégiques pour l'Afrique (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH114/arton38448-ef8b0.jpg?1656864658' width='150' height='114' /> <div class='rss_texte'><p><strong>L'Amicale béninoise du centre d'études stratégiques pour l'Afrique (ABECESA) a organisé, le 1er juillet dernier, un déjeuner de travail à Azalaï hôtel de la plage à Cotonou. Placée sous le thème '' L'extrémisme violent et genre '', la rencontre a permis aux participants d'échanger sur les questions sécuritaires d'actualité.</strong></p> <p>Le déjeuner de travail organisé vendredi dernier à Azalaï hôtel de la plage à Cotonou est la première activité grand public de l'Amicale béninoise du centre d'études stratégiques pour l'Afrique (ABECESA).<br class='autobr' /> La rencontre a permis de présenter aux invités le nouveau bureau exécutif de l'Amicale.<br class='autobr' /> Pour coller à l'actualité, les participants ont débattu du thème ''L'extrémisme violent et genre''.<br class='autobr' /> Les sous-thèmes ont été développés par Dr Anouar Boukhars, spécialiste des questions de sécurité ; Mme Clarisse Blanche Sonon, Coordonnatrice du Réseau Social Watch ; et Mme Sylvie de Chacus, professeur à l'Université d'Abomey-Calavi. <br class='autobr' /> La modération de la séance a été assurée par le vice-président de l'Amicale Général Étienne Adossou.</p> <p>''C'est pour se donner de la visibilité et coller à l'actualité en cherchant à mieux cerner, les enjeux de l'extrémisme violent, ainsi que le rôle de chaque segment de la société que l'ABECESA a initié cette première activité grand public du nouveau bureau exécutif'', a déclaré le nouveau président de l'Amicale Rogatien Biaou, élu en mars dernier.<br class='autobr' /> Cette activité est initiée à un moment où le nord Bénin est confronté aux menaces terroristes depuis novembre 2021. ''Cette situation préoccupante et de plus en plus alarmante nous interpelle tous : Gouvernants ou gouvernés, partisans ou opposants, secteur public ou privé, structures gouvernementales ou non gouvernementales, collectivités locales ou organisations de la société civile. Nous sommes tous concernés'', a lancé l'Ambassadeur Biaou.</p> <p>A la clôture des travaux, le président de l'Amicale a exprimé ses remerciements aux participants, aux partenaires et à tous ceux qui ont contribué à la réussite de la séance.<br class='autobr' /> L'Ambassadeur Rogatien Biaou n'a pas manqué de rendre hommage à Me Sadikou Ayo Alao, qui a présidé aux destinées de l'ABECESA pendant deux mandats.<br class='autobr' /> Une délégation de l'Association des journalistes spécialistes des questions de défense et de sécurité a aussi participé à cette activité de l'ABECESA.</p> <p>L'Amicale est dérivée du CESA (Centre d'études stratégiques pour l'Afrique), basé à Washington DC. Il s'agit d'un organisme du Département de Défense des États-Unis, créé par le Congrès pour étudier les questions de sécurité touchant l'Afrique. Il sert de forum entre participants ou auditeurs civils et militaires.<br class='autobr' /> Sur les 54 pays africains participants aux programmes du CESA, 32 ont déjà créé des associations nationales d'anciens auditeurs et auditrices appelées ''Amicales''.<br class='autobr' /> L'Amicale du Bénin dénommée ABECESA regroupe d'anciens ministres, de parlementaires, de hauts gradés des Forces de défense et de sécurité, des diplomates, des magistrats de haut rang, des universitaires, des chercheurs, des experts et autres spécialistes des relations internationales, des avocats et autres membres de professions libérales, des représentants de la société civile, des élus locaux et autres personnes ressources.</p></div> La Lutte contre le phénomène des enfants talibés piétine http://www.24haubenin.com/?Lutte-contre-le-phenomene-des-enfants-talibes-pietine http://www.24haubenin.com/?Lutte-contre-le-phenomene-des-enfants-talibes-pietine Sun, 03 Jul 2022 00:30:00 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Au regard de son caractère transfrontalier, le phénomène des enfants talibés exige, dans le cadre de la lutte engagée pour l'éradiquer, des solutions concertées entre tous les pays de la sous-région ouest-africaine qui le vive. En dépit des nombreuses initiatives qui sont prises pour le combattre, le bout du tunnel n'est donc pas pour demain. Et comme s'ils étaient prédestinés à une carrière de mendiant toute tracée, de nombreux enfants innocents voient leur vie sacrifiée au nom de la foi musulmane et de la (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH103/arton33740-ecb2a.jpg?1656864658' width='150' height='103' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Au regard de son caractère transfrontalier, le phénomène des enfants talibés exige, dans le cadre de la lutte engagée pour l'éradiquer, des solutions concertées entre tous les pays de la sous-région ouest-africaine qui le vive. En dépit des nombreuses initiatives qui sont prises pour le combattre, le bout du tunnel n'est donc pas pour demain. Et comme s'ils étaient prédestinés à une carrière de mendiant toute tracée, de nombreux enfants innocents voient leur vie sacrifiée au nom de la foi musulmane et de la loi du silence.</strong></p> <p>Par Nazaire TAHOUE</p> <p>Triste sort que celui de ces enfants talibés devenus des fonds de commerce, puis des objets serviables et corvéables à souhait pour certains maîtres coraniques ou alphas. Et pourtant, ces derniers étaient censés leur assurer une éducation morale et religieuse islamique accompagnée d'une initiation pratique à la vie communautaire. <br class='autobr' /> <span class='spip_document_9620 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH341/368de90f-86eb-463d-9740-515e0433bcb6-9987f.jpg?1656864658' width='500' height='341' alt="" /></span></p> <h3 class="spip">Ils ont les mêmes droits que tous les autres enfants</h3> <p>Agés de 5 à 17 ans, explique le responsable bureau de zone de Dedras-Ong à Kandi, Louis Nanako, ces enfants ont été placés par leurs parents auprès des maîtres coraniques ou alphas, pour leur instruction coranique sans le paiement d'aucune caution. Lesquels, en contrepartie, les contraignent souvent à aller mendier dans le rue. Ce qui leur permet de survivre, mais de subvenir aux besoins de leur maître spirituel, ainsi que des membres de sa petite famille. S'il y a des communes où l'on les rencontre le plus au Bénin, ce sont celles des départements de la Donga, de l'Atacora, du Borgou et surtout de l'Alibori. Il s'agit de Djougou, de Parakou, de N'Dali, de Gogounou, de Nikki, de Kalalé, de Kandi, de Malanville, de Banikoara, de Sègbana, de Karimama et autres.</p> <p>En effet, dès 6 h du matin, ils doivent être sur pieds. C'est pour passer une ou deux heures de temps à réciter et recopier des versets coraniques. Deux autres rendez-vous avec le livre Saint, le Coran, ont également lieu entre 14 et 16 h, puis 19 et 21h. Entre ces trois séances, l'enfant talibé est présent sur le terrain, à écumer les gargotes, maquis, marchés, auto-gares, places publiques et grands carrefours à Kandi, Malanville, Djougou, puis Parakou, à la recherche des restes de repas, à défaut de se jeter sur des plats laissés par imprudence.</p> <p>Vêtus en haillons et pieds nus, ils sont bien reconnaissables à leurs joues rongées par la faim et leurs peaux entamées par des plaques de poussière. Dans leurs mains ou attachés en bandoulière, ils ont souvent un bol en plastique ou une grande boîte vide et rouillée de tomate concentrée.</p> <p>Selon Louis Nanako, ces enfants ne sont pas que des localités béninoises. Ils viennent également du Niger, du Togo, du Nigeria et du Burkina-Faso. Ce qui, fait-il observer, limite la mobilisation au niveau des communautés locales, pour les aider.</p> <p><strong>Des conditions difficiles</strong></p> <p>Pour le psychologue du projet Enfant en situation de mendicité (ESM) de Caritas-Bénin, Nassirou Mansa Lafia, ils sont nombreux à vivre dans la précarité, coupés de toutes relations avec leurs parents et villages. Ils n'ont également pas la chance d'être scolarisés où d'apprendre un métier. Entassés par dizaine ou quinzaine sur des cartons étendus à même le sol, c'est dans des conditions de surpopulations et sans services sociaux de base, qu'ils sont hébergés dans une chambre auprès de leurs maîtres coraniques.</p> <p>N'en déplaise que, tous les jours, informe le responsable de l'antenne de Dedras-Ong à Kandi, chacun d'eux à l'obligation de ramener entre 200 et 300 F CFA, sauf les vendredis où, c'est un peu plus. Malheur à celui qui n'arrive pas à le faire. Il est soumis à un châtiment corporel. Excédés, certains s'enfuient pour vivre en bandes dans la rue.</p> <p>A Karimama et Malanville, certains errent dans les rues en vendant de l'eau et d'autres articles. Pendant ce temps, d'autres sont occupés à aider les femmes de leur maître coranique, dans leurs petits commerces.</p> <p><span class='spip_document_9619 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH351/6efaa3f9-ab02-4a67-9fc0-c6b1d13c4890-2579e.jpg?1656864658' width='500' height='351' alt="" /></span><i> <strong>Le psychologue du projet Enfant en situation de mendicité (ESM) de Caritas-Bénin, Nassirou Mansa Lafia</strong> ,</i></p> <p>Plutôt que de s'attrister sur leur situation, Falilath Cissé, une tenancière d'un maquis à Sori, un arrondissement de la commune de Gogounou, préfère les considérer avec mépris. Nombreuses sont les victimes, qu'ils ont fait dans les rangs de ses clients. Elle a, d'ailleurs, fini par perdre certains qu'ils ont mis dans des situations inconfortables, après avoir fait disparaître leur repas en un et deux mouvements.</p> <p>Quant à Anicet Ablo, un enseignant intervenant dans une école primaire privée à Coutakroukou, à Kandi, il estime qu'ils sont trop exploités. Aussi, déplore-t-il l'attitude des maîtres coraniques qui n'hésitent pas à les faire travailler dans les fermes, en saison de pluies.</p> <p>Désavouant ceux qui évoquent le fondement religieux de la pratique, l'islamologue Ousmane Kélani, les défie de laisser également leurs enfants aller mendier. Il fustige l'ignorance des parents, avant de reconnaître un peu plus loin, que ce ne sont pas tous les enfants des écoles coraniques qui mendient. « Ce ne sont pas tous les maîtres coraniques qui profitent des enfants », rectifie-t-il. Dans les pays voisins, précise-t-il, de nombreux enfants béninois sont également placés auprès des maîtres coraniques. « A Karimama, nous avons intercepté plusieurs écoliers déscolarisés béninois qui étaient en partance pour des écoles coraniques au Niger », soutient Louis Nanako.</p> <p>Au Bénin, ce n'est pas l'arsenal juridique pour la protection des droits des enfants qui fait défaut. Le pays s'est engagé, à travers la ratification des instruments internationaux comme la Convention des Nations unies relative aux droits des enfants, puis régionaux à l'image de la Charte africaine des droits et bien-être de l'enfant, à les protéger. Cette volonté a également été réaffirmée dans la loi N° 2015-08 du décembre 2018 portant Code de l'enfant en République du Bénin. Mais malgré ses engagements et instruments, certains enfants ne jouissent toujours pas de ces droits, plus précisément d'une bonne protection.<br class='autobr' /> <span class='spip_document_9618 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH344/883e49a7-1200-4a9e-b898-42b7d3e8875a-bfd0d.jpg?1656864659' width='500' height='344' alt="" /></span><strong> <i>Le responsable bureau de zone de Dedras-Ong à Kandi, Louis Nanako</i> </strong></p> <p>Projetés trop tôt dans la vie active hors de leur milieu et privés de l'affection de leurs parents, ces enfants n'ont pas à vivre cette situation comme une fatalité. Les Ong, les organisations internationales, les pouvoirs publics et autres ne sont pas restés indifférents face à leur situation. Ils rivalisent d'initiatives, l'objectif étant l'amélioration de leurs conditions.</p> <p><strong>A chacun sa contribution</strong></p> <p>Conscient que l'enfant constitue l'avenir de l'humanité, mais à condition que l'on l'éduque, Caritas-Bénin a initié depuis août 2017 son projet dénommé ‘'Enfant en situation de mendicité (ESM)''. Son souci est de retirer ces enfants de la rue, pour leur réinsertion socio-professionnelle complète.</p> <p>Appréciant le projet, la directrice générale de la famille et des affaires sociales, Mèmouna Sininbou fait observer qu'il fait suite à la dissémination des résultats de l'étude du ministère en charge des affaires sociales sur l'état des lieux de la situation des enfants au Bénin.</p> <p>Après le succès connu par sa phase pilote qui a duré trois ans, soit d'août 2017 à juillet 2020, sa deuxième phase qui est en cours, va d'octobre 2020 à septembre 2023. Il est mis en œuvre à Kandi et Djougou. « Jusqu'à ce jour, au total 203 enfants dont 100 à Kandi et 103 à Djougou ont été déjà pris en compte. Kandi regorge d'un nombre assez important d'enfants en situation de mendicité. Lors du recensement effectué de décembre 2019 à janvier 2020, ils étaient 1 078 dans les dix arrondissements de cette commune de l'Alibori. Seulement 100 ont été identifiés et bénéficient aujourd'hui du projet, soit 9,27 %. Beaucoup d'autres sont encore dans la rue espérant la main tendue de Caritas-Bénin », détaille Nassirou Mansa Lafia. « C'est sur des grilles de vulnérabilité que leur sélection est effectuée », souligne-t-il.</p> <p>En effet, le projet consiste à inscrire les plus jeunes de ces enfants âgés de 7 à 10 ans à l'école formelle, puis ceux de 11 à 14 ans, au Programme de cours accélérés (Pca). Dans trois ans, ils pourront être présentés à l'examen du Certificat d'études primaires (Cep). Par contre, ceux qui ont plus de 15 ans, en plus de suivre des cours accélérés, sont inscrits dans des ateliers de formation aux métiers de leur choix. Ils vont à l'école le matin et se rendent dans leur atelier d'apprentissage le soir. En dehors des kits scolaires et d'apprentissage, ils reçoivent, pour le petit déjeuner, des tickets de 150 F CFA tous les matins. A cela s'ajoute, toujours en termes d'appuis ou de subventions à leurs maîtres coraniques ou parents tuteurs, une contribution aux cantines scolaires pour leurs repas de midi. Sans oublier la prise en charge sanitaire à laquelle ils ont droit auprès d'un centre de santé, chacun d'eux reçoit, à travers son maître coranique ou parent tuteur, 9 000 F CFA par mois. Pour entreprendre une activité génératrice de revenus, chaque maître coranique ou parent tuteur se voit accorder une subvention.</p> <p>Par ailleurs, informe Nassirou Mansa Lafia, des relais font le suivi rapproché des enfants à l'école, en atelier d'apprentissage et à leur domicile. Ils constituent, par rapport à leur mission qui consiste à aider Caritas-Bénin dans l'exécution du projet, en quelque sorte les seconds parents des enfants. Ces relais sont au nombre de 10 à Kandi et de 10 à Djougou.</p> <p><strong>La lutte contre l'indifférence</strong></p> <p>Le souhait est de voir le projet s'étendre à d'autres communes comme Malanville, Gogounou et Parakou où le phénomène sévit également. Malheureusement, les moyens dont dispose le Caritas-Bénin sont limités.</p> <p>N'empêche que les premiers résultats que le projet a permis d'enregistrer forcent l'admiration. Les enfants sont nombreux à savoir désormais bien lire, parler et écrire en français. Parmi eux, neuf sont déjà titulaires du Cep et d'autres ont obtenu leur Certificat de qualification aux métiers (CQM), puis ouvert leur atelier. « L'hygiène vestimentaire et corporelle est observée. Ils ne vont plus dans les rues pour mendier », se réjouit aussi Nassirou Mansa Lafia.</p> <p>Mais étant d'obédience catholique, alors que les acteurs impliqués dans l'animation du phénomène ont l'islam comme religion, Caritas-Bénin a été confronté à des difficultés dans la mise en œuvre du projet. « Sa phase pilote n'a pas été facile », avoue Nassirou Mansa Lafia. « On n'a dû impliquer les leaders religieux et prédicateurs musulmans, les imams et maîtres coraniques ou alpha dans l'organisation des activités. Des maîtres coraniques ont été recrutés pour le renforcement des cours coraniques. Ils ont été constitués en groupements de communauté d'épargne et de crédit interne (CECI) », indique-t-il.</p> <p>Actuellement, on dénombre deux groupements CECI. Le premier est composé de 25 membres et le second, 30 membres. Ces membres ne sont que les maîtres coraniques et parents tuteurs. Toutes les actions auxquelles ils ont été associés à l'organisation les ont, selon Nassirou Mansa Lafia, mis en confiance. Aujourd'hui, pour faire bénéficier d'autres enfants en situation de mendicité, ils sont nombreux à solliciter l'aide de Caritas- Bénin. Le projet est soutenu à Kandi par l'imam central, les maîtres coraniques, Sa Majesté le roi de Kandi, la mairie, le Centre de promotion social, la direction départementale des affaires sociales et de la microfinance de l'Alibori.</p> <p>Comme Caritas-Bénin, l'antenne de Dedras-Ong à Kandi s'est également illustrée, à sa manière, dans la lutte. « A travers des projets, des actions sont entrepris à trois niveau. La première vise à sensibiliser les populations sur les droits de l'enfant, plus spécifiquement les enfants en situation de mendicité, dialoguer avec les leaders religieux, plus précisément les maîtres coraniques. Les radios communautaires sont fortement associées. La deuxième action consiste à faire des plaidoyers aux autorités pour l'application des textes en vigueur, mais surtout de réguler les activités de ces maîtres coraniques afin qu'elles n'impactent pas la scolarisation de milliers d'enfants. La troisième action se traduit par nos appuis alimentaires et kits Wash aux enfants talibés en cette période de crise de la Covid-19 », a confié son responsable bureau de zone, Louis Nanako. « Nous n'avons pas les chiffres exacts pour l'Alibori. Mais, un recensement à l'échelle des trois communes de Kandi, Gogounou et Karimama, dans 8 arrondissements au total et 60 villages, nous a permis d'enregistrer 48 maîtres coraniques avec 757 enfants à leur charge. Ces chiffres donnent froids au dos et justifient l'ampleur du phénomène à l'échelle du département de l'Alibori dans lequel nous intervenons », a-t-il soufflé. L'idéal, insiste-t-il, c'est que d'autres opportunités puissent être accordées à ces enfants, en termes de projet de vie. « Ceux qui ont la possibilité d'aller à l'école, qu'on leur donne la chance de continuer leurs études tout en apprenant leurs enseignements religieux », va-t-il plaider. Au regard de leur vulnérabilité, les enfants talibés méritent qu'on leur porte une attention particulière. Tel est le combat que sa structure mène depuis des décennies.<br class='autobr' /> <span class='spip_document_9621 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH340/fb92bfc8-51e3-4900-bb83-c29e8ad25f36-c1382.jpg?1656864659' width='500' height='340' alt="" /></span><strong> <i>Une séance de travail avec les relais qui procèdent au suivi des enfants talibés</i> </strong></p> <p>Mais, malgré toutes les actions entreprises par ces organisations au Bénin, les enfants talibés continuent d'errer dans les rues. A Kandi, Malanville, Ségbana, Karimama, Gogounou, Parakou et Djougou, le phénomène persiste.</p> <p><strong>Un vain combat</strong></p> <p>La lutte pour l'éradication du phénomène des enfants talibés est un combat de longue haleine. En dépit des efforts consentis par certaines organisations, elle peine à aboutir.</p> <p>Aux structures qui le combattent, il est reproché d'engager des actions isolées et non-concertées. De même, pendant que les pouvoirs publics hésitent à prendre les leurs, certains parents continuent de fuir leurs responsabilités.</p> <p>En effet, avec leurs regards beaucoup plus orientés ailleurs, les pouvoirs publics encouragent le règne de la loi du silence. De peur de se mettre la communauté musulmane et leurs dignitaires au dos, puis d'avoir des ennuis sur le plan politique, ils n'osent réellement pas monter au créneau pour fustiger le phénomène.</p> <p>Pour éradiquer le phénomène, le psychologue du projet ESM à Kandi, Nassirou Mansa Lafia, appelle à l'application avec fermeté des textes et lois, ainsi que des arrêtés qui protègent les enfants. Abondant dans le même sens, Louis Nanako souhaite plus d'implication de la part des autorités. Malgré l'étape du dialogue et de la sensibilisation, le combat est, selon lui, très loin d'être gagné. Il rappelle que les causes sont religieuses et sociologiques, avec des enjeux parfois économiques pour les maîtres coraniques. « Les enfants talibés étant également présents au Togo, au Niger, au Nigeria, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Mali et au Burkina-Faso, le phénomène est transfrontalier. Il n'est pas propre seulement au Bénin », prévient-il. Le temps que les pays concernés au niveau de la sous-région prennent les mesures appropriées et conséquentes, Louis Nanako propose que l'on envisage une synergie d'actions entre les pouvoirs publics, les parents, les leaders religieux musulmans, les imams, les maîtres coraniques, les élus locaux, les services de sécurité et toutes les structures ayant à cœur, la cause des enfants. Outre cette synergie d'actions, il recommande qu'il y est plus de volonté politique.</p> <p>La société a intérêt à prendre le problème de ces enfants au sérieux. N'ayant pas reçu de l'amour, ils n'en ont donc pas à en donner. Grande sera la tentation des frustrés, rejetés et accablés d'injures qu'ils ont toujours été, de finir dans la délinquance ou d'être récupérés par les réseaux criminels et des mouvements extrémistes qui perturbent la sous-région ouest-africaine.</p></div> EPP Atohoué : La réalité de l'école béninoise http://www.24haubenin.com/?EPP-Atohoue-La-realite-de-l-ecole-beninoise http://www.24haubenin.com/?EPP-Atohoue-La-realite-de-l-ecole-beninoise Sun, 03 Jul 2022 00:00:00 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Les maux dont souffre l'école sinon le système éducatif béninois sont nombreux et multiformes. Loin de tous les regards curieux, dans les champs quelque part dans l'arrondissement d'Aplahoué, se trouve une école primaire publique toute particulière qui semble être la résultante de tous les handicaps de l'école béninoise. L'école primaire publique d'Atohoué, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, fait partie des écoles primaire qui tant bien que mal tiennent le coup des tristes réalités d'un système qui peine à (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton19658-e26c6.jpg?1656864659' width='150' height='113' /> <div class='rss_texte'><p>Les maux dont souffre l'école sinon le système éducatif béninois sont nombreux et multiformes. Loin de tous les regards curieux, dans les champs quelque part dans l'arrondissement d'Aplahoué, se trouve une école primaire publique toute particulière qui semble être la résultante de tous les handicaps de l'école béninoise. L'école primaire publique d'Atohoué, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, fait partie des écoles primaire qui tant bien que mal tiennent le coup des tristes réalités d'un système qui peine à retrouver ses lettres de noblesse.</p> <p>Trois cabanes en guise de salles de classe, une cabane servant de direction, un hangar comme cantine scolaire et le plus luxueux, une baraque en feuille de tôle servant de magasin des vivres pour le compte de la cantine scolaire. Voilà en quoi se résume l'école primaire publique d'Atohoué, située à près de 20 kilomètres du tribunal de première instance d'Aplahoué, loin de tous les regards et dans les champs. <br class='autobr' /> Elle reste la concentration de presque tous les maux de l'école béninoise avec des acteurs aussi particuliers les uns comme les autres. <br class='autobr' /> Il sonnait 8heures 40 minutes quand notre équipe fit son entrée dans cette école aussi particulier que rocambolesque. En effet, située à peine à deux kilomètres environ des rives du fleuve Mono dans la partie béninoise, cette école primaire publique semble la plus éloignée des grandes agglomérations du côté gauche de la route nationale inter-Etat N°4 (RNIE4), en quittant le centre-ville d'Aplahoué pour la frontière bénino-Togolaise à Tohoun. Pour y accéder, c'est la croix et la bannière. Il n'y a pas de saison favorable. En temps pluvieux comme en sécheresse, il faut être gymnaste professionnel pour se rendre à l'EPP Atohoué. Pourtant, elle vit et de nombreuses âmes y vont pour acquérir le savoir . ‘<i>'Notre école est créée en 2008 par le sieur Jacob Adjahossou. Elle école a déjà connu la succession de quatre (04) directeurs mais pauvre en infrastructures scolaires, seulement trois (03) cabanes qui abritent ses cinq (05) groupes pédagogiques et un hangar de trois mètres carrés coiffé de tôles et entouré des haies et branches de palme servant de direction. Ce n'est que tout récemment qu'une famille de la localité nous a donné des feuilles de tôle pour construire le magasin pour le stockage des vivres pour la cantine scolaire'',</i> a narré l'actuel directeur de cette école.<br class='autobr' /> Malgré ses 11 années, l'Ecole Primaire Publique d'Atohoué est privée du minimum : pas d'eau, pas d'électricité, pas de toilettes, offrant à ses usagers et apprenants une vie d'enfer. L'éducation de qualité y demeure un luxe.</p> <p><strong>Une école aux mille et un problèmes</strong>...</p> <p><span class='spip_document_4804 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH375/4050e1f7-9ae5-48f2-8de9-be9bc0563873-63fd3.jpg?1656864659' width='500' height='375' alt="" /></span><span class='spip_document_4805 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH375/a3e0f315-446d-44f9-b55f-49d986017c39-b6467.jpg?1656864659' width='500' height='375' alt="" /></span></p> <p>Très tôt la déception s'est emparée des parents qui ont salué la création de cette école à cause de la qualité peu satisfaisante des services qu'offre ce lieu de savoir aux bénéficiaires. ‘'Je me suis encore résolu à ramener les enfants au village à cause de l'état et du mauvais fonctionnement de cette école. Je suis simplement déçu », a insisté le parent d'élève Balo N'Towoussi, qui se plaint des balades incessantes et inutiles de ses enfants sur les sentiers de l'école. ‘'La régularité des enseignants laisse à désirer dans cette école. C'est rare fois que les enfants travaillent dans cette école du lundi au vendredi à cause de l'absentéisme des enseignants. Même si l'actuel directeur fait des efforts. Nos cabanes sont très distantes de l'école et quand les enfants s'y rendent une ou deux jours sans voir les enseignants, eux-mêmes décident de rester à la maison sous prétexte que les enseignants ne viennent pas. Et des fois, si vous les forcez à y aller, ils reviennent le soir dire qu'ils ont attendu toute la journée sans enseignants. Ça fait que quand des fois, ils décident à ne pas y aller, nous ne nous opposons plus à leur décision parce qu'ils peuvent passer toute la journée à se reposer à l'école alors que s'ils sont avec nous dans les champs, nous pouvons les surveiller et ils peuvent aussi nous aider. Parfois aussi, quand ils restent à la maison, leurs camarades passent les soirs les informer que l'instituteur était présent'', narre tout confus, Balo N'Towoussi. ‘Il s'agit d'une situation très complexe. La voie qui mène du goudron jusqu'à l'école est impraticable. Et quand il pleut, c'est très difficile d'emprunter cette voie. C'est d'une part la raison qui justifie l'absence des enseignants parce qu'après la pluie, il faut attendre deux ou trois jours pour emprunter aisément cette voie. D'autre part, les cabanes qui servent de salle de classes sont délabrées. Alors, quand ils sont en classe et que la pluie commence, c'est très pénible pour les élèves et les enseignants d'y rester. <br class='autobr' /> Tout en étant dans les salles de classe, ils sont mouillés de la tête aux pieds à cause des toitures qui sont faites de pailles et en moindre quantité. De même, les enseignants ont de la peine à garder les enfants, craignant que la cabane branlante qui les abrite ne s'écroule. C'est un véritable dilemme qui fait qu'en saison pluvieuse, par exemple, il est préférable que les enseignants restent chez eux à cause des difficiles conditions de travail. Et donc, ça fait aussi que quand les enseignants viennent dans l'école quand le temps est beau, ils ne voient pas aussi les écoliers qui, entre temps, ont jugé ne plus venir perdre le temps à l'école. C'est une cacophonie pour laquelle il ne faut pas tenir les enseignants pour responsables.'', raconte avec objectivité Houêdji Séwadé, un autre parent d'élève conscient de la réalité de cette école. ‘'L'école d'Atohoué est particulière en son genre à cause de ses multiples problèmes'', conclut-il.</p> <p>L'EPP Atohoué dans l'arrondissement d'Aplahoué est d'une singularité inouïe. Créée pour sauver les enfants des agriculteurs, elle est bien loin de satisfaire aux exigences d'une éducation de qualité. Perdue là-bas dans les champs, elle se révèle être la concentration de tous les maux dont souffre le système éducatif béninois : manque d'infrastructures adéquates, manque d'enseignants, absentéisme des enseignants, mauvaise volonté et manque d'engagement des élèves et parents d'élève…Toutes les conditions sont réunies pour qu'on se demande si l'ODD 4 de l'agenda 2030 pourrait atteint dans cette contrée perdue du Bénin. Atohoué révèlerait-elle le vrai visage de l'école béninoise dans son ensemble ?</p> <p><strong>EPP Atohoué, pourtant d'une grande utilité pour les enfants des agriculteurs</strong></p> <p><span class='spip_document_4807 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH375/9327910e-9fdf-4fd1-af81-d0a032ddd010-ec4b4.jpg?1656864659' width='500' height='375' alt="" /></span><span class='spip_document_4808 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH375/f312ef05-023e-4a32-b3b6-81773e5fddb2-7a5b7.jpg?1656864659' width='500' height='375' alt="" /></span><br class='autobr' /> A Atohoué, les conditions de vie et de travail sont d'une précarité insolente et ne concourent nullement à l'instauration d'un cadre d'instruction propice. Et pourtant, il faut bien un lieu de savoir, une école pour ces nombreux enfants de parents paysans qui vivent dans cette localité . ‘'Sans une école dans les environs, les enfants de ces fermiers n'auront aucune chance d'être instruits comme tous les enfants du Bénin'', a reconnu le directeur de l'école. ‘'Cette école est non seulement d'une grande utilité pour l'instruction de nos enfants, en dépit des conditions, mais aussi et surtout pour nous les parents. Autrefois, nous laissions nos enfants auprès des voisins ou des parents proches dans nos villages loin d'ici afin qu'ils aillent à l'école là-bas. Mais, la conséquence, c'est que nous sommes bien obligés de rentrer au village une ou deux fois par semaine pour aller s'occuper des enfants. Nul n'ignore l'obligation de la présence continue des parents aux côtés de leurs enfants de nos jours afin qu'ils puissent donner le meilleur d'eux-mêmes à l'école. Mais, compte tenu de notre absence prolongée au village à cause des travaux champêtres, l'instruction de nos enfants est négligée et bâclée et le suivi scolaire laisse à désirer. Nous remercions donc ceux qui ont œuvré pour l'implantation d'une école ici pour nous épargner des navettes sur vingt, trente, quarante et même soixante kilomètres pour certains qui veulent rentrer tous les jours au village afin de s'occuper de l'instruction de leurs enfants'', a confessé, tout ému, Paulin Sobakin le président de l'Association des Parents d'Elèves de l'EPP Atohoué. Ses propos seront corroborés par un autre parent d'élève, Balo N'Towoussi, qui est aussi tout ému de la création de cette école quoique les conditions ne soient pas toutes réunies. ‘'La création de cette école a été d'un grand secours pour l'instruction de ses enfants. Moi, je suis d'Atomey et cela n'a pas été du tout facile pour moi avant que mon aîné n'ait le BEPC. Faire la navette entre le champ et la maison pour chaque fois subvenir à ses besoins n'était pas aisé surtout que mon absence dans le champ empiète sur le bon déroulement des activités champêtres. J'ai alors décidé de mettre un terme à l'instruction de mes autres enfants à cause des difficultés à rallier chaque fois le village et le champ et sans le champ, ma famille ne peut pas joindre les deux bouts. C'est alors que mon épouse m'a demandé de ramener les enfants avec nous au champ pour les inscrire dans cette école. Les autorités de la commune d'Aplahoué ont bien fait d'avoir créé cette école », a-t-il affirmé. A tout point de vue, ce n'est pas la pertinence de la création de cette école qui crée de problème. Mais, faut-il créer une école juste pour le plaisir d'en créer ? Quels moyens disposent les autorités qui ont favorisé cette création ?</p> <p>Toutefois, il est plus responsable de reconnaître que cette école n'est pas un cas complètement isolé dans la commune d'Aplahoué.</p> <p>Vivement que les autorités compétentes, à partir des autorités communales à qui les ressources de l'enseignement primaire sont affectées, prennent leur responsabilité afin que le tir soit corrigé pour ne pas écarter certains enfants du Bénin de la jouissance de leur droit à une éducation de qualité.</p> <p>Cokou Romain COKOU</p></div> Rufino d'Almeida saisit plusieurs opportunités de jumelage http://www.24haubenin.com/?Rufino-d-Almeida-saisit-plusieurs-opportunites-de-jumelage http://www.24haubenin.com/?Rufino-d-Almeida-saisit-plusieurs-opportunites-de-jumelage Sun, 03 Jul 2022 00:00:00 +0200 fr Akpédjé Ayosso PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Une délégation de la commune de Bohicon conduite par le maire Rufino d'Almeida a pris part du 28 juin au 02 juillet 2022 à l'Assemblée générale de l'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) tenue à Abidjan, Côte d'Ivoire. La rencontre a été couplée avec la « COP des villes ». <br class='autobr' /> Présidée par la maire de Paris, Anne Hidalgo, la rencontre a permis d'échanger sur les défis des communes des membres de l'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF). Les enjeux du développement durable ont (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH96/arton38450-a06f2.jpg?1656864659' width='150' height='96' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Une délégation de la commune de Bohicon conduite par le maire Rufino d'Almeida a pris part du 28 juin au 02 juillet 2022 à l'Assemblée générale de l'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) tenue à Abidjan, Côte d'Ivoire. La rencontre a été couplée avec la « COP des villes ».</strong><br class='autobr' /> <span class='spip_document_12310 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH375/img-20220702-wa0045-286b4.jpg?1656864659' width='500' height='375' alt="" /></span><br class='autobr' /> Présidée par la maire de Paris, Anne Hidalgo, la rencontre a permis d'échanger sur les défis des communes des membres de l'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF). Les enjeux du développement durable ont été évoqués lors des assises.</p> <p>Ce rendez-vous a été l'occasion pour la délégation de la commune de Bohicon « de multiplier les contacts pour renforcer les possibilités de coopération pour la ville-carrefour du Centre Bénin ». Le maire Rufino d'Almeida a saisi plusieurs opportunités de jumelage.<br class='autobr' /> La délégation de Bohicon était composée du maire Rufino d'Almeida et des Conseillers Norbert Guedezoume, Célestin Lokonon et Johnson Wankpo.</p> <p>A.A.A</p></div> Qu'est ce que l'audit social ? Les clarifications du Dr Fagnibo http://www.24haubenin.com/?Qu-est-ce-que-l-audit-social-Les-clarifications-du-Dr-Fagnibo http://www.24haubenin.com/?Qu-est-ce-que-l-audit-social-Les-clarifications-du-Dr-Fagnibo Sat, 02 Jul 2022 21:26:08 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Sur initiative du Cabinet Azur Management et Conseil en partenariat avec l'Agence de Recherche -Intervention pour la Compétitivité ( ARIC) et l'Institut International de l'Audit Social ( IAS), un atelier de formation des cadres de nos entreprises à l'Audit Social au lieu du 27 juin au 2 juillet 2022 à GANNA HOTEL à Grand Popo. Au terme de cette formation riche en enseignements, votre journal s'est rapproché de Monsieur Felix Fagnibo organisateur et formateur de l'atelier <br class='autobr' /> 24 Heures au Benin . (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L124xH150/arton38446-47dab.jpg?1656864659' width='124' height='150' /> <div class='rss_texte'><p><i> <strong>Sur initiative du Cabinet Azur Management et Conseil en partenariat avec l'Agence de Recherche -Intervention pour la Compétitivité ( ARIC) et l'Institut International de l'Audit Social ( IAS), un atelier de formation des cadres de nos entreprises à l'Audit Social au lieu du 27 juin au 2 juillet 2022 à GANNA HOTEL à Grand Popo. Au terme de cette formation riche en enseignements, votre journal s'est rapproché de Monsieur Felix Fagnibo organisateur et formateur de l'atelier</strong> </i></p> <p><strong>24 Heures au Benin . Monsieur Felix FAGNIBO , présentez-vous à nos fidèles lecteurs</strong></p> <p>Dr Comlan F. FAGNIBO, Chercheur-associé permanent à l'université Paul-Valery Montpellier3 ,Directeur Azur Management et Conseil ,Expert en mise à niveau et performance socioéconomique des entreprises et organisations.Trentaine de diagnostic d'entreprises industrielles à mon actif.</p> <p><strong>Concrètement qu'est-ce que l'Audit Social et en quoi consiste -t-il ?</strong></p> <p>L'audit social est un regard porté sur l'organisation et particulièrement sur sa gestion des ressources humaines, sa gouvernance, sa responsabilité sociale et ses relations avec ses parties prenantes. Ce regard sert à améliorer son efficacité et son efficience</p> <p><strong>Quel est l'Etat des lieux de la pratique de l'Audit social en Afrique et au Bénin et Pourquoi avoir initié cette formation ?</strong></p> <p>La pratique de l'audit social se développe rapidement sur le continent africain. L'Institut International de l'Audit Social (IAS) a déjà organisé des actions de formations dans plusieurs pays d'Afrique notamment l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Togo, le Sénégal, le Gabon, le Cameroun, la Côte d'Ivoire et la République Démocratique du Congo. Pour la première fois l'IAS a organisé au Bénin avec le Cabinet Azur Management et conseil en partenariat avec l'Agence de recherche-intervention pour la compétitivité (ARIC) une formation certifiante d'une durée de six jours à la pratique de l'audit social. Le Président de l'IAS Jacques Igalens a été présent tout au long du séminaire. Cette initiative survient à un moment important pour les entreprises béninoises qui sont confrontées à des enjeux sociaux et économiques, nationaux et internationaux très importants. La reprise de l'inflation, la montée des tensions internationales, le réchauffement climatique, les exigences des clients occidentaux vis à vis des pays du Sud constituent autant de défis que les entreprises béninoises doivent relever. Pour ne citer qu'un exemple, la Commission Européenne prépare des textes qui vont renforcer le devoir de vigilance et qui vont obliger les sous-traitants, les filiales et les fournisseurs installés au Bénin et ailleurs à procéder à des audits sociaux pour vérifier leur conformité en référence à des normes internationales.</p> <p><strong>Quels sont les modules de formation au cours de votre atelier ?</strong></p> <p> Six modules de formation ont été dispensés :<br class='autobr' /> 1. Techniques, méthodes et outils de l'Audit<br class='autobr' /> 2. Audit de la responsabilité sociale et sociétale<br class='autobr' /> 3. Audit des rémunérations<br class='autobr' /> 4. Audit organisationnel et culturel<br class='autobr' /> 5. Audit des risques juridiques<br class='autobr' /> 6. Audit socioéconomique et évaluation des coûts cachés.</p> <p><strong>Au terme de la formation est ce que vos attentes sont comblées ?</strong></p> <p>Les participants constitués d'Avocat, d'Auditeur interne, de Contrôleur de gestion, de Directeur des Ressources Humaines et Directeur Administratif et Financier, ont unanimement salué la qualité de la formation et émis le souhait que les dirigeants puissent être également sensibilisés à l'audit social. Les formateurs quant à eux se félicitent de la qualité de la participation et des échanges.</p> <p><strong>Quels messages avez-vous à adresser à nos lecteurs ?</strong></p> <p>Bon courage aux pionniers et rendez-vous dans six mois pour la remise des premiers certificats de compétences à la pratique de l'audit social.<br class='autobr' /> Pour plus d'informations : <a href="https://auditsocial.world/" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>https://auditsocial.world/</a></p> <p><strong>Quelques images des participants à l'atelier de formation </strong></p> <table class="spip" summary=""> <caption><span class='spip_document_12307 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH244/8f5649d1-debb-40f3-96bf-2b684b919453-5584e.jpg?1656864659' width='500' height='244' alt="" /></span><i>Professeur Émérite Jacques IGALENS., Président IAS, Me Raymond DOSSA, formateur local et Comlan Félix FAGNIBO Formateur et organisateur.</i> <p><span class='spip_document_12308 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH243/17efb0aa-c3bc-42f7-b686-5e66f5f0e7e2-d01c6.jpg?1656864659' width='500' height='243' alt="" /></span><i>Le Professeur Émérite Jean-Marie PERETTI, formateur, ancien président de l'IAS et actuellement Président du Conseil de Certification des Compétences.Michel JONQUIÈRES, Formateur certificateur.</i></caption></p> <tbody> </tbody> </table></div> 2 malfrats abattus à Tori-Bossito http://www.24haubenin.com/?2-malfrats-abattus-a-Tori-Bossito http://www.24haubenin.com/?2-malfrats-abattus-a-Tori-Bossito Sat, 02 Jul 2022 20:35:44 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>La police a neutralisé deux voleurs de motocyclette à Tori-Bossito, département de l'Atlantique vendredi 1er juillet 2022. <br class='autobr' /> Alertée du vol de motocyclettes dans la commune de Tori-Bossito, la police est descendue sur les lieux. <br class='autobr' /> Le présumé voleur procédait à la remise de la moto volée à un mécanicien pour d'éventuelles modifications lorsque les policiers sont arrivés. À la vue des policiers, le voleur et son complice à moto se cachent dans une cabane. <br class='autobr' /> Les malfrats ouvrent le feu sur les policiers qui ont (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Societe-" rel="directory">Société</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH74/arton38445-827e7.jpg?1656864659' width='150' height='74' /> <div class='rss_texte'><p><strong>La police a neutralisé deux voleurs de motocyclette à Tori-Bossito, département de l'Atlantique vendredi 1er juillet 2022.</strong><br class='autobr' /> Alertée du vol de motocyclettes dans la commune de Tori-Bossito, la police est descendue sur les lieux.<br class='autobr' /> Le présumé voleur procédait à la remise de la moto volée à un mécanicien pour d'éventuelles modifications lorsque les policiers sont arrivés. À la vue des policiers, le voleur et son complice à moto se cachent dans une cabane.<br class='autobr' /> Les malfrats ouvrent le feu sur les policiers qui ont riposté. <br class='autobr' /> Les deux bandits sont mortellement atteints dans les échanges de tirs avec la police.<br class='autobr' /> Selon les informations, plusieurs motos volées ont été retrouvées sur les lieux.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Cotonou abrite la 6ème édition de la Green Finance Conférence le 05 juillet http://www.24haubenin.com/?Cotonou-abrite-la-6eme-edition-de-la-Green-Finance-Conference-le-05-juillet http://www.24haubenin.com/?Cotonou-abrite-la-6eme-edition-de-la-Green-Finance-Conference-le-05-juillet Sat, 02 Jul 2022 18:21:09 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Sous la présidence du ministre d'Etat, Ministre chargé de l'Economie et des Finances Romuald Wadagni, sponsorisé par la Fondation Nordique pour le Climat ( NFC) et le Fonds Africain de Garantie ( African Garantee Fund) Cotonou abrite le 5 juillet 2022, la 6ème édition de la Conférence internationale sur la finance verte. Cette édition qui se tiendra au Golden Tulip a pour thème : La contribution du secteur privé africain à la mise en œuvre de l'accord de Paris sur le (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH77/arton38444-30d07.jpg?1656864659' width='150' height='77' /> <div class='rss_texte'><p>Sous la présidence du ministre d'Etat, Ministre chargé de l'Economie et des Finances Romuald Wadagni, sponsorisé par la Fondation Nordique pour le Climat ( NFC) et le Fonds Africain de Garantie ( African Garantee Fund) Cotonou abrite le 5 juillet 2022, la 6ème édition de la Conférence internationale sur la finance verte. Cette édition qui se tiendra au Golden Tulip a pour thème : La contribution du secteur privé africain à la mise en œuvre de l'accord de Paris sur le climat.</p> <div class='spip_document_12306 spip_document_video spip_documents spip_documents_center' style='width:480px'> <div class="video-intrinsic-wrapper" style='height:0;width:100%;padding-bottom:56.67%;position:relative;'> <div class="video-wrapper" style="position: absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;"> <video class="mejs mejs-12306" data-id="f41b0225810fec1460f4631a3e2f36af" data-mejsoptions='{"alwaysShowControls": true,"pluginPath":"plugins-dist/medias/lib/mejs/","loop":false,"videoWidth":"100%","videoHeight":"100%","duration":40}' width="100%" height="100%" controls="controls" preload="none" > <source type="video/quicktime" src="IMG/mov/trim.04588432-af4b-4466-92b7-015a2f573540.mov" /> <object width="480" height="272" type="application/x-shockwave-flash" data="plugins-dist/medias/lib/mejs/mediaelement-flash-video.swf"> <param name="movie" value="plugins-dist/medias/lib/mejs/mediaelement-flash-video.swf" /> <param name="flashvars" value="controls=true&file=IMG/mov/trim.04588432-af4b-4466-92b7-015a2f573540.mov" /> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L52xH52/mov-261f2-3f9f2.png?1656864659' width='52' height='52' alt='Impossible de lire la video' /> </object> </video> </div> </div> <div class="base64javascript116795184762c1d03890ead4.59153250" title="PHNjcmlwdD4vKjwhW0NEQVRBWyovdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNjE2NzczNDMyJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE2MTY3NzM0MzInOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOy8qXV0+Ki88L3NjcmlwdD4="></div> </div></div> Le général Abou Issa au contact des soldats au front http://www.24haubenin.com/?Le-general-Abou-Issa-au-contact-des-soldats-au-front http://www.24haubenin.com/?Le-general-Abou-Issa-au-contact-des-soldats-au-front Sat, 02 Jul 2022 17:59:28 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Les forces de défense et de sécurité présentes au nord du Bénin dans le cadre du dispositif sécuritaire mis en place en réponse à la menace terroriste ont reçu la visite du Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre, le Général de Brigade Issa Abou vendredi 1er juillet 2022. <br class='autobr' /> Le Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre, le Général de Brigade, Issa Abou a effectué une visite de terrain vendredi dernier dans le nord Bénin pour honorer la mémoire des <br class='autobr' /> policiers tués lors de l'attaque de Dassari et a présenté les vives (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton38443-dbfc4.png?1656864659' width='150' height='113' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Les forces de défense et de sécurité présentes au nord du Bénin dans le cadre du dispositif sécuritaire mis en place en réponse à la menace terroriste ont reçu la visite du Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre, le Général de Brigade Issa Abou vendredi 1er juillet 2022.</strong><br class='autobr' /> Le Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre, le Général de Brigade, Issa Abou a effectué une visite de terrain vendredi dernier dans le nord Bénin pour honorer la mémoire des <br class='autobr' /> policiers tués lors de l'attaque de Dassari et a présenté les vives condoléances du Haut Commandement aux familles des martyrs.</p> <dl class='spip_document_12305 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L432xH984/img-20220702-wa0051.jpg-9e002.png?1656864659' width='432' height='984' alt='' /></dt> </dl> <p>Occasion pour le nouveau chef d'Etat-major de l'armée de terre de galvaniser le moral aux troupes.<br class='autobr' /> Le général Issa Abou a aussi présidé la cérémonie de port de galons aux nouveaux promus au titre du troisième trimestre sur position opérationnelle face à la menace terroriste.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Clément Loko remporte une nouvelle victoire http://www.24haubenin.com/?Clement-Loko-remporte-une-nouvelle-victoire http://www.24haubenin.com/?Clement-Loko-remporte-une-nouvelle-victoire Sat, 02 Jul 2022 16:12:02 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Dans le cadre de son maintien au classement Wbc francophone de boxe, le pugiliste béninois, Clément Loko a réalisé un nouvel exploit. Il a battu le nigérian Félix Fatundji, ce samedi 02 juillet 2022, à la Yucateco arena d'Ikorodu dans l'Etat de Lagos au Nigéria. <br class='autobr' /> Un pas de plus pour Clément Loko dans le Top 5 mondial Wbc Francophone de boxe. Il a enregistré une nouvelle victoire face à Félix Fatundji ce samedi 02 juillet. Le Nigérian a dû abandonner le combat à la 4ème reprise. <br class='autobr' /> Cette victoire est la (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Sport-" rel="directory">Sport</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH96/arton38442-aa70d.jpg?1656864659' width='150' height='96' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Dans le cadre de son maintien au classement Wbc francophone de boxe, le pugiliste béninois, Clément Loko a réalisé un nouvel exploit. Il a battu le nigérian Félix Fatundji, ce samedi 02 juillet 2022, à la Yucateco arena d'Ikorodu dans l'Etat de Lagos au Nigéria. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Un pas de plus pour Clément Loko dans le Top 5 mondial Wbc Francophone de boxe. Il a enregistré une nouvelle victoire face à Félix Fatundji ce samedi 02 juillet. Le Nigérian a dû abandonner le combat à la 4ème reprise. <br class='autobr' /> Cette victoire est la deuxième sur les six combats prévus dans le cadre du Top 5 mondial de Wbc Francophone de boxe. Il faut 5 victoires au pugiliste béninois pour figurer dans le Top 5. <br class='autobr' /> Surnommé Panthère, Clément Loko a remporté trois fois déjà le titre de champion d'Afrique de boxe.</p> <p>F. A. A.</p></div> Des étudiants pris en flagrant délit de tricherie http://www.24haubenin.com/?Des-etudiants-pris-en-flagrant-delit-de-tricherie http://www.24haubenin.com/?Des-etudiants-pris-en-flagrant-delit-de-tricherie Sat, 02 Jul 2022 16:07:22 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>A l'Université de Parakou, deux étudiants ont été surpris en flagrant délit de tricherie, vendredi 1er juillet 2022, lors de la session de rattrapage. <br class='autobr' /> La session de rattrapage n'a pu aller à son terme pour certains apprenants de l'Université de Parakou. Deux étudiants en première année de sciences économiques ont été pris en flagrant délit de tricherie. L'un des tricheurs a fait usage de son téléphone portable et l'autre consultait des notes qu'il avait prises sur un papier mouchoir. <br class='autobr' /> Surpris en flagrant délit (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH86/arton38441-d91a3.jpg?1656864659' width='150' height='86' /> <div class='rss_texte'><p><strong>A l'Université de Parakou, deux étudiants ont été surpris en flagrant délit de tricherie, vendredi 1er juillet 2022, lors de la session de rattrapage.</strong><br class='autobr' /> La session de rattrapage n'a pu aller à son terme pour certains apprenants de l'Université de Parakou. Deux étudiants en première année de sciences économiques ont été pris en flagrant délit de tricherie. L'un des tricheurs a fait usage de son téléphone portable et l'autre consultait des notes qu'il avait prises sur un papier mouchoir.<br class='autobr' /> Surpris en flagrant délit de tricherie, les deux étudiants n'ont plus été autorisés à poursuivre les compositions à la session de rattrapage.<br class='autobr' /> Les deux tricheurs risquent de passer devant le Conseil de discipline.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> L'activiste Loth Houénou libéré de prison http://www.24haubenin.com/?L-activiste-Loth-Houenou-libere-de-prison http://www.24haubenin.com/?L-activiste-Loth-Houenou-libere-de-prison Sat, 02 Jul 2022 15:56:17 +0200 fr Ignace B. Fanou, Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>L'activiste béninois Loth Houénou a recouvré sa liberté, vendredi 1er juillet 2022, après deux ans passés en prison. <br class='autobr' /> L'activiste Loth Houénou a été libéré de prison vendredi 1er juillet 2022. L'activiste a recouvré sa liberté après avoir purgé sa peine. <br class='autobr' /> Incarcéré le 30 juin 2020, Loth Houénou a été condamné à deux ans de prison ferme et 200 000 francs CFA d'amende le 10 novembre 2020 pour harcèlement par le biais de moyens électroniques à l'encontre du Chef de l'Etat. <br class='autobr' /> Au lendemain de sa condamnation, il a fait appel (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH86/arton38440-59f14.png?1656864659' width='150' height='86' /> <div class='rss_texte'><p><strong>L'activiste béninois Loth Houénou a recouvré sa liberté, vendredi 1er juillet 2022, après deux ans passés en prison.</strong><br class='autobr' /> L'activiste Loth Houénou a été libéré de prison vendredi 1er juillet 2022. L'activiste a recouvré sa liberté après avoir purgé sa peine.<br class='autobr' /> Incarcéré le 30 juin 2020, Loth Houénou a été condamné à deux ans de prison ferme et 200 000 francs CFA d'amende le 10 novembre 2020 pour harcèlement par le biais de moyens électroniques à l'encontre du Chef de l'Etat.<br class='autobr' /> Au lendemain de sa condamnation, il a fait appel du jugement mais la Cour d'appel a confirmé le verdict rendu en premier ressort par le tribunal.<br class='autobr' /> Loth Houénou est un ancien opposant au régime de Patrice Talon.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Wadagni se préoccupe du traitement des bagages à l'arrivée http://www.24haubenin.com/?Wadagni-se-preoccupe-du-traitement-des-bagages-a-l-arrivee http://www.24haubenin.com/?Wadagni-se-preoccupe-du-traitement-des-bagages-a-l-arrivee Sat, 02 Jul 2022 14:24:54 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Au retour d'un voyage, le ministre d'État en charge de l'économie et des finances, Romuald Wadagni a rencontré, ce vendredi 1er juillet 2022, le directeur et le commandant des douanes de l'Aeroport de Cotonou. L'amélioration des prestations sur la plateforme aéroportuaire était au centre des discussions. <br class='autobr' /> Des dysfonctionnements s'observent dans le traitement des bagages à l'arrivée à l'aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Le ministre d'État, Romuald Wadagni a fait le constat ce (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton38439-c2d9b.jpg?1656864660' width='150' height='113' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Au retour d'un voyage, le ministre d'État en charge de l'économie et des finances, Romuald Wadagni a rencontré, ce vendredi 1er juillet 2022, le directeur et le commandant des douanes de l'Aeroport de Cotonou. L'amélioration des prestations sur la plateforme aéroportuaire était au centre des discussions. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Des dysfonctionnements s'observent dans le traitement des bagages à l'arrivée à l'aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Le ministre d'État, Romuald Wadagni a fait le constat ce vendredi au retour d'un voyage. <br class='autobr' /> La situation selon les informations, était due au retard du vol Turkish Air Lines et l'arrivée de celui de Air France, qui a créé une congestion des bagages. <br class='autobr' /> Le ministre d'Etat a déploré l'absence de personnel de la Société des Aéroports de Cotonou pour assurer et faciliter le retrait des bagages des nombreux passagers . Wadagni a donné des instructions pour que les dispositions soient prises pour faciliter les formalités au grand bonheur des passagers à destination du Bénin. <br class='autobr' /> L'aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou est une porte d'entrée privilégiée du Bénin. Il doit demeurer selon les ambitions du gouvernement, aux standards internationaux et offrir des services de qualité à tout usager. <br class='autobr' /> A cet effet, des travaux se poursuivent. Le nombre de carrousels à bagages passera de deux à trois. <br class='autobr' /> Faire du Bénin une destination touristiques privilégiée, un hub de profits et d'atouts pour les investisseurs venus de partout dans le monde, c'est l'ambition du gouvernement Talon. Et la qualité de l'accueil et les formalités à la destination à l'aéroport de Cotonou doivent y contribuer à travers le confort et l'aisance nécessaires que mérite tout passager en escale ou à destination.<br class='autobr' /> Le ministre d'Etat l'a rappelé et promis de suivre auprès de son collègue en charge du transport, l'amélioration de la qualité des services et prestations sur la plateforme aéroportuaire afin que la qualité et le confort soient de mise en tout instant sur la plateforme aéroportuaire de Cotonou. <br class='autobr' /> <span class='spip_document_12304 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH375/img-20220702-wa0033-1db09.jpg?1656864660' width='500' height='375' alt="" /></span></p> <p>F. A. A.</p></div> Des semences certifiées pour la résilience de 12.500 agriculteurs gambiens http://www.24haubenin.com/?Des-semences-certifiees-pour-la-resilience-de-12-500-agriculteurs-gambiens http://www.24haubenin.com/?Des-semences-certifiees-pour-la-resilience-de-12-500-agriculteurs-gambiens Sat, 02 Jul 2022 12:32:40 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Le Ministère gambien de l'agriculture, la Banque mondiale et le CORAF ont procédé en ce début du mois de juin, à Abuko à quelques encablures de Banjul, au lancement officiel de la campagne de distribution nationale de semences certifiées pour l'année 2022, en Gambie. La cérémonie a connu la présence et la participation de plusieurs autres parties prenantes dont les organisations paysannes, les agents chargés du contrôle de la qualité des semences, etc. L'initiative s'inscrit dans le cadre des opérations (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH104/arton38438-5cf02.jpg?1656864660' width='150' height='104' /> <div class='rss_texte'><p>Le Ministère gambien de l'agriculture, la Banque mondiale et le CORAF ont procédé en ce début du mois de juin, à Abuko à quelques encablures de Banjul, au lancement officiel de la campagne de distribution nationale de semences certifiées pour l'année 2022, en Gambie. La cérémonie a connu la présence et la participation de plusieurs autres parties prenantes dont les organisations paysannes, les agents chargés du contrôle de la qualité des semences, etc.<br class='autobr' /> L'initiative s'inscrit dans le cadre des opérations du projet de Développement de la chaîne de valeur agricole inclusive et résiliente en Gambie (GIRAV).<br class='autobr' /> « Un total de 12.500 petits exploitants, dont 10.000 producteurs de riz et 2.500 producteurs de maïs, sont ciblés pour ce programme de distribution de semences et nous prévoyons que 50% d'entre eux seront des femmes », a déclaré Mme Feyi BOROFFICE, Représentante Résidente de la Banque mondiale en Gambie.<br class='autobr' /> La Banque mondiale finance le projet GIRAV, qui cible les petits exploitants agricoles et les entreprises agroalimentaires évoluant dans quatre chaines de valeurs prioritaires identifiées : le riz, l'horticulture, l'ana- carde et l'élevage de la volaille —en relation avec le maïs pour l'alimentation.<br class='autobr' /> « L'aliment de base en Gambie est le riz, qui est consommé dans presque tous les ménages. Et moins de 40% de la quantité consommée est produite localement. Par conséquent, des millions de dollars américains sont dépensés annuellement dans l'importation de denrées alimentaires », a déclaré lors de la cérémonie de lan- cement officiel de la distribution, l'Honorable Dr Demba SABALLY, Ministre de l'agriculture de la Gambie.<br class='autobr' /> « Pour infléchir cette tendance négative et non durable, le Ministère de l'agriculture de la Gambie, en colla- boration avec la Banque mondiale, le CORAF et AfricaRice, a introduit des variétés de riz intelligentes face au climat et tolérantes au sel, dans les systèmes agricoles pour les saisons de l'année 2022 », a ajouté l'officiel.<br class='autobr' /> En plus des semences de riz, les bénéficiaires recevront aussi des semences certifiées de maïs, destinées à nourrir la volaille.<br class='autobr' /> M. Abdoulie TOURAY, Coordonateur du Projet GIRAV en Gambie, estime que la fourniture de ces se- mences de riz et de maïs certifiées de haute qualité, contribuera non seulement à aider les agriculteurs à accéder à du matériel végétal amélioré, mais améliorera la production et la productivité, contribuant ainsi à l'autosuffisance alimentaire et, par ricochet, à réduire l'importation de riz et de maïs du pays.<br class='autobr' /> Ce sont en tout deux-cents (200) tonnes métriques de semences de riz et cinquante (50) tonnes métriques de semences de maïs qui seront distribuées aux agriculteurs dans le pays.<br class='autobr' /> En tant qu'organisme régional, le CORAF a la charge d'assurer le transfert des technologies à travers la sous-région, dans le cadre du projet GIRAV.<br class='autobr' /> « Les variétés de semences améliorées et adaptées au climats mises à la disposition des agriculteurs gambiens renfor- ceront leur résilience face au changement climatique et aux autres défis, et aideront l'agriculture gambienne à passer d'une agriculture de subsistance à une agriculture orientée vers le marché », a déclaré le Professeur Niéyidouba LA- MIEN, Coordonnateur Senior de projets au CORAF.<br class='autobr' /> <strong>À propos de GIRAV</strong><br class='autobr' /> Le projet GIRAV vise à promouvoir le développement de chaînes de valeur agricoles inclusives, résilientes et com- pétitives, avec un accent particulier sur les petits exploitants agricoles et les entreprises agroalimentaires en Gambie.<br class='autobr' /> Le projet est financé par la Banque mondiale à concurrence de 40 millions USD.<br class='autobr' /> Il est attendu qu'il bénéficie directement à environ 50.000 agriculteurs —dont au moins 50% sont des femmes et 30% des jeunes— et au moins dix (10) Petites et moyennes entreprises (PME).<br class='autobr' /> Il a une durée de cinq (05) ans et devrait arriver à terme en décembre 2026.</p></div> Quand des citoyens béninois s'adressent à leur classe politique http://www.24haubenin.com/?Quand-des-citoyens-beninois-s-adressent-a-leur-classe-politique http://www.24haubenin.com/?Quand-des-citoyens-beninois-s-adressent-a-leur-classe-politique Sat, 02 Jul 2022 12:24:15 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>(Par Roger Gbégnonvi) ​A la veille, encore un peu lointaine, des prochaines élections législatives de 2023, la classe politique béninoise est dans une certaine ébullition qui, de toute façon, ne peut et ne doit entraîner l'ébouillantement des 1er et 2 mai 2019, parce que « ça, ce n'est pas nous ». Ceci dit, et pour éloigner le Bénin à tout jamais de tout dérapage sanglant, qui n'appartient pas aux us et coutumes politiques du Bénin, il convient d'élucider deux éléments de langage pouvant, si l'on n'y prend (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH117/arton38437-5f945.jpg?1656864660' width='150' height='117' /> <div class='rss_texte'><p>(Par Roger Gbégnonvi)</p> <p>​A la veille, encore un peu lointaine, des prochaines élections législatives de 2023, la classe politique béninoise est dans une certaine ébullition qui, de toute façon, ne peut et ne doit entraîner l'ébouillantement des 1er et 2 mai 2019, parce que « ça, ce n'est pas nous ». Ceci dit, et pour éloigner le Bénin à tout jamais de tout dérapage sanglant, qui n'appartient pas aux us et coutumes politiques du Bénin, il convient d'élucider deux éléments de langage pouvant, si l'on n'y prend garde, prêter à confusion et, possiblement, à confrontation.<br class='autobr' /> ​La première élucidation concerne ce que l'on dit à nouveau dans la classe politique béninoise, dans la diaspora béninoise et dans certaines chancelleries occidentales : « Il faut que les prochaines élections législatives soient inclusives. » Et l'on oublie de préciser « dans le cadre de la loi et des nouvelles règlementations ». Elles sont sévères, draconiennes, pour « empêcher la foule d'entrer », pour éviter au Bénin la paralysie dont le rendaient victime ses 280 partis politiques. Aujourd'hui, c'est un véritable parcours du combattant que de créer un parti politique, et c'est très bien ainsi. Ceux qui auront franchi tous les obstacles pour entrer au Palais des Gouverneurs emporteront l'estime et le respect du peuple. En tout état de cause, le Bénin politique, aujourd'hui et demain, peut se construire avec trois ou cinq partis politique solides et bien implantés dans chacune des 77 Communes. Les nombreuses bonnes volontés recalées se recycleront au service du pays au sein de la société civile, où elles œuvreront pour l'alternance politique et pour le développement du Bénin.<br class='autobr' /> ​La deuxième élucidation concerne le projet d'un « Cadre de concertation… » Des membres de l'opposition y seraient hostiles, par peur de donner l'impression que l'opposition politique cautionne l'Exécutif alors qu'elle le combat. Or c'est la démocratie qu'il s'agit de cautionner dans l'intervalle des élections pour que l'ensemble de la classe politique continue de se parler, quel que soit le bord politique auquel on appartient puisque tous les bords politiques appartiennent au Bénin et à la démocratie béninoise. Et qui doit organiser ledit cadre ? Naturellement le Chef de l'Exécutif, le seul élu de l'ensemble du peuple ! Qu'il en profite pour tirer le drap à soi, c'est normal, et il a y a fort à parier que l'opposition, au sein dudit cadre, rivalise d'ardeur pour tirer, elle aussi, le drap à soi, c'est normal.<br class='autobr' /> ​Se parler entre responsables autour de projets dont la réalisation lancera le Bénin sur les chemins du progrès à la satisfaction des générations présentes et futures. Deux exemples de projets réalisables : 1- Imposer à tous les Béninois la pratique de l'écriture, la clé de tous les progrès. Les Centres d'Eveil et de Stimulation de l'Enfant (CESE) auraient dû servir à l'absorption de cette potion vitale et libératrice. En quelques mois, en s'amusant, l'enfant âgé de trois ans a appris à écrire sa langue maternelle dont il n'a pas à apprendre les mots parce qu'ils lui sont familiers. A partir de là, s'il est fasciné plus tard par les performances de la Chine et veut écrire le chinois, ce lui sera chose très facile. 2- Imposer la suffisance alimentaire en invitant les ingénieurs agronomes béninois à travailler sur les légumes, les céréales et les féculents du Bénin, et sur des fertilisants naturels en abondance. La récente démarche des pays africains à Sotchi, une démarche humiliante, fait obligation au Bénin de relever le défi alimentaire à son bénéfice et au bénéfice des pays voisins. C'est possible.<br class='autobr' /> ​Et il est au pouvoir et du devoir de la classe politique béninoise de « Redécouvrir tous les possibles » pour que se lève et rayonne le Bénin. La politique, ce n'est pas du business au Parlement, c'est l'art, difficile, de gérer la cité, de faire rêver les citoyens et de les amener à réaliser leurs rêves. Pas de métier plus noble. Pas de vocation plus noble. Et voici la classe politique béninoise s'y atteler mieux que jamais dès les prochaines élections législatives.</p></div> Le crédit scolaire d'Ecobank pour une rentrée sans stress http://www.24haubenin.com/?Le-credit-scolaire-d-Ecobank-pour-une-rentree-sans-stress http://www.24haubenin.com/?Le-credit-scolaire-d-Ecobank-pour-une-rentree-sans-stress Sat, 02 Jul 2022 11:15:41 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Souscrivez dès maintenant au prêt scolaire d'Ecobank pour une rentrée scolaire paisible. Disponibilité des fonds en 72h, un taux exceptionnel de 7,50%, montant allant jusqu'au triple de votre salaire et une durée de 10 mois pour couvrir le paiement ! infos : +229 21 31 40 23 <br class='autobr' /> Souscrivez dès maintenant au prêt scolaire d'Ecobank pour une rentrée scolaire paisible. Disponibilité des fonds en 72h, un taux exceptionnel de 7,50%, montant allant jusqu'au triple de votre salaire et une durée de 10 mois pour (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton38436-e17f5.jpg?1656864660' width='150' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>Souscrivez dès maintenant au prêt scolaire d'Ecobank pour une rentrée scolaire paisible. Disponibilité des fonds en 72h, un taux exceptionnel de 7,50%, montant allant jusqu'au triple de votre salaire et une durée de 10 mois pour couvrir le paiement ! infos : +229 21 31 40 23</p> <blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Souscrivez dès maintenant au prêt scolaire d'Ecobank pour une rentrée scolaire paisible. Disponibilité des fonds en 72h, un taux exceptionnel de 7,50%, montant allant jusqu'au triple de votre salaire et une durée de 10 mois pour couvrir le paiement ! infos : +229 21 31 40 23 <a href="https://t.co/LOZ8UUHFhb">pic.twitter.com/LOZ8UUHFhb</a></p> <p>— Ecobank Bénin (@EcobankBeninLtd) <a href="https://twitter.com/EcobankBeninLtd/status/1542918929785536519?ref_src=twsrc%5Etfw">July 1, 2022</a></p> </blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></div> Le Parlement saccagé par des manifestants http://www.24haubenin.com/?La-Parlement-saccage-par-des-manifestants http://www.24haubenin.com/?La-Parlement-saccage-par-des-manifestants Sat, 02 Jul 2022 09:33:42 +0200 fr Ignace B. Fanou <p>La Libye dans la chaos. Des manifestants ont assiégé, ce vendredi 1er juillet 2022, le siège du Parlement à Tobrouk, dans l'est du pays. Ils protestent contre la détérioration des conditions de vie et l'impasse politique dans le pays. <br class='autobr' /> Des manifestants ont investi ce vendredi 1er juillet le bâtiment du parlement libyen et commis des saccages et autres actes de vandalisme. Une partie du bâtiment a été brûlée. Certains médias ont diffusé des images montrant d'épaisses colonnes de fumée noire se dégageant du (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Developpement-" rel="directory">Monde</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton38435-d4d54.jpg?1656864660' width='150' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>La Libye dans la chaos. Des manifestants ont assiégé, ce vendredi 1er juillet 2022, le siège du Parlement à Tobrouk, dans l'est du pays. Ils protestent contre la détérioration des conditions de vie et l'impasse politique dans le pays.</p> <p>Des manifestants ont investi ce vendredi 1er juillet le bâtiment du parlement libyen et commis des saccages et autres actes de vandalisme.<br class='autobr' /> Une partie du bâtiment a été brûlée. Certains médias ont diffusé des images montrant d'épaisses colonnes de fumée noire se dégageant du périmètre de la bâtisse après que des jeunes protestataires en colère ont brûlé des pneus.<br class='autobr' /> Des voitures de députés ont été incendiées.<br class='autobr' /> Un bulldozer conduit par un manifestant a défoncé une partie du portail de l'enceinte du bâtiment, facilitant l'irruption des manifestants à l'intérieur. <br class='autobr' /> D'autres manifestants, dont certains brandissaient des drapeaux verts de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, jetaient en l'air des documents qu'ils ont récupérés dans les bureaux. Cette manifestation a eu lieu alors que le pays subit depuis plusieurs jours des coupures de courant, des pannes aggravées par le blocage de plusieurs installations pétrolières sur fond de querelles politiques entre camps rivaux.<br class='autobr' /> « Nous voulons avoir de la lumière », scandaient les manifestants. « Nous devons reconnaitre notre échec et nous retirer immédiatement de la scène politique », a affirmé un député, Balkheir Alshaab, cité par la chaîne Libya al-Ahrar.</p> <p>D'autres manifestations contre les conditions de vie et l'incurie de la classe politique ont eu lieu ce même vendredi à Tripoli et dans d'autres villes du pays mais sans débordement.<br class='autobr' /> <strong>Un pays dans l'impasse</strong><br class='autobr' /> Deux gouvernements se disputent le pouvoir depuis mars : l'un basé à Tripoli dirigé par Abdelhamid Dbeibah depuis 2021 et un autre conduit par Fathi Bachagha et soutenu par le Parlement de Tobrouk et le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est.</p> <p>Des élections présidentielle et législatives devaient initialement se tenir en décembre 2021 en Libye sous la supervision de l'ONU pour consacrer le processus de paix. Mais elles ont été reportés sine die en raison des malentendus entre les protagonistes et les tensions sur le terrain.</p> <p>Le dernier round de pourparlers menés à l'ONU entre les présidents des deux chambres rivales s'est achevé jeudi sans accord sur un cadre constitutionnel permettant la tenue d'élections. Les négociations étaient menées par le président de la Chambre des représentants de Tobrouk Aguila Saleh et le président du Haut Conseil d'État basé à Tripoli Khaled el-Mechri.</p> <p>La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.</p></div> Coton FC reçoit 20 millions FCFA http://www.24haubenin.com/?Coton-FC-recoit-20-millions-FCFA http://www.24haubenin.com/?Coton-FC-recoit-20-millions-FCFA Sat, 02 Jul 2022 08:45:00 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>L'équipe championne de la super League Pro a reçu sa récompense, ce vendredi 1er juillet 2022. La cérémonie de remise de prix a eu lieu au stade de l'amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou en présence du ministre des sports, et du président de la Fédération béninoise de football (FBF). <br class='autobr' /> Coton FC, champion de la saison 2021-2022 de la league professionnelle de football a reçu son prix ce vendredi. L'équipe a reçu une enveloppe financière de 10 millions de francs CFA. A titre personnel, le président de la (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Sport-" rel="directory">Sport</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton38434-a8575.jpg?1656864660' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p><strong>L'équipe championne de la super League Pro a reçu sa récompense, ce vendredi 1er juillet 2022. La cérémonie de remise de prix a eu lieu au stade de l'amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou en présence du ministre des sports, et du président de la Fédération béninoise de football (FBF). <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Coton FC, champion de la saison 2021-2022 de la league professionnelle de football a reçu son prix ce vendredi. L'équipe a reçu une enveloppe financière de 10 millions de francs CFA. A titre personnel, le président de la fédération a fait un complément de 10 millions. Ce qui porte la cagnotte à 20 millions de FCFA. <br class='autobr' /> Le dauphin, Buffles FC a reçu également sa récompense. L'équipe du département du Borgou a reçu une enveloppe financière de 05 millions de francs CFA. Ici aussi, le président de la FBF a réitéré le même scénario. Mathurin de Chacus à titre personnel, a fait un complément de 05 millions. Ce qui porte l'enveloppe à 10 millions de francs CFA. <br class='autobr' /> Des prix individuels ont été décernés au meilleur buteur, au meilleur gardien de la Super ligue pro, de la ligue pro suite et de la ligue amateur.<br class='autobr' /> Coton FC, rassure son président ne fera piètre figure lors de la campagne des préliminaires de la ligue africaine des champions.</p> <p>F. A. A .</p></div> L'hippodrome de Parakou à l'air d'un éléphant blanc http://www.24haubenin.com/?L-hippodrome-de-Parakou-a-l-air-d-un-elephant-blanc http://www.24haubenin.com/?L-hippodrome-de-Parakou-a-l-air-d-un-elephant-blanc Sat, 02 Jul 2022 05:00:00 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>L'un des grands projets phares attendus par la ville de Parakou est la construction de son hippodrome d'un coût global de 226 millions de francs CFA, avec le soutien financier de la Loterie nationale du Bénin (LNB) à hauteur de 123 millions FCFA. Mais tel que ce chantier a les ailes bourrées de plombs, la livraison de l'ouvrage n'est certainement pas pour bientôt. Face à la situation, les populations ne cachent plus leur amertume. <br class='autobr' /> Par Nazaire Tahoué <br class='autobr' /> Annoncé à grands cris pour être réalisé dans un (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH116/arton33233-4f2d9.jpg?1656864660' width='150' height='116' /> <div class='rss_texte'><p><strong>L'un des grands projets phares attendus par la ville de Parakou est la construction de son hippodrome d'un coût global de 226 millions de francs CFA, avec le soutien financier de la Loterie nationale du Bénin (LNB) à hauteur de 123 millions FCFA. Mais tel que ce chantier a les ailes bourrées de plombs, la livraison de l'ouvrage n'est certainement pas pour bientôt. Face à la situation, les populations ne cachent plus leur amertume.</strong></p> <p><strong>Par Nazaire Tahoué</strong></p> <p>Annoncé à grands cris pour être réalisé dans un délai contractuel de trois mois, lors de la cérémonie de la pose de sa première pierre, le 29 septembre 2018, l'hippodrome de Parakou continue de rester un serpent de mer.<br class='autobr' /> Encore quelques jours, et cela fera trois ans que l'infrastructure promise aux populations de la cité de Kobourou peine à prendre forme. Le temps de niveler les quelques voyages de sable déversés sur les lieux, puis de mettre des bordures d'arrêt afin que les remblais ne soient pas emportés par les eaux, et plus rien. Tel est le constat sur les lieux.</p> <table class="spip" summary=""> <caption><span class='spip_document_9362 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH656/5b70ebd5-8a30-436c-94e6-90c5a60d74f8-74f8c.jpg?1656864660' width='500' height='656' alt="" /></span></caption> <tbody> </tbody> </table> <p>En effet, avec le délai contractuel d'exécution fixé à trois mois, l'inauguration de l'ouvrage était prévue pour janvier 2019.<br class='autobr' /> Sur une partie du site d'une superficie de 4 ha au quartier Nima, dans le 2è arrondissement de Parakou, les herbes ont poussé de plus belle avec leur peuplade de reptiles, de rats et autres rongeurs. Il ne leur reste qu'à submerger la première pierre posée en son temps par l'ancien maire, Charles Toko et le directeur général de la LNB, Gaston Zossou, en présence du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé.</p> <table class="spip" summary=""> <caption><span class='spip_document_9363 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH384/1286fbbf-1316-4bed-9694-1c864ea5a941-0e054.jpg?1656864660' width='500' height='384' alt="" /></span></caption> <tbody> </tbody> </table> <p> <strong> <i>Les autorités procédant à la pose de la première pierre</i> </strong> <br class='autobr' /> Interpellée par rapport au retard accusé dans l'exécution des travaux, l'entreprise en charge chantier, l'Établissement NIL Bénin, n'a souhaité se prononcer que sur réquisition de la municipalité, qui est non seulement le maître d'ouvrage, mais assure également la supervision à travers sa direction des services techniques.<br class='autobr' /> Selon le secrétaire général de la municipalité, Félix N'po Tcha, qui expliquait la situation en février 2020, ce sont les différentes études qui ont pris du temps. Contrairement aux informations faisant état de son abandon, le projet suit son cours normal.<br class='autobr' /> A la signature de la convention en 2018 avec la mairie, informe-t-il, la LNB a voulu que le site soit beaucoup plus au cœur de la ville. S'agissant du taux d'exécution des travaux, le secrétaire général l'estime à plus de 62%.</p> <p><strong>Tout un chantier pratiquement arrêté</strong></p> <p>Sous le maire Aboubakar Yaya, un appel de fonds a été fait le 26 juin 2020 auprès de la LNB pour permettre la poursuite des travaux. Mais, la loterie avait conditionné la libération d'une autre tranche du financement qu'elle a promis, par une visite de l'une de ses équipes de contrôle sur le chantier afin de s'assurer du niveau réel des travaux. <br class='autobr' /> A en croire Félix N'po Tcha, lors de la cérémonie de pose de première pierre, elle n'avait déboursé que 50 millions FCFA sur les 123 millions FCFA promis.</p> <table class="spip" summary=""> <caption><span class='spip_document_9367 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH340/2e4f2a5d-6eec-4cbf-819e-531defa748bf-ce733.jpg?1656864660' width='500' height='340' alt="" /></span></caption> <tbody> </tbody> </table> <p><strong>Le taux d'exécution des travaux est estimé à plus de 62%</strong></p> <p>Et pourtant, sur le chèque remis par le directeur général de LNB au cours de la cérémonie, c'était bien inscrit 123 millions FCFA. « Il ne sera pas question d'une pose de première pierre folklorique, mais plutôt d'un lancement des travaux. Les engins ne cesseront de fonctionner qu'à la cérémonie d'inauguration », avait aussi rassuré Gaston Zossou.<br class='autobr' /> Mais, à la date du mercredi 25 août dernier, rien n'a véritablement avancé sur le site. L'ouvrage n'est toujours pas livré, alors qu'il y a très longtemps que les trois mois de délai contractuel d'exécution des travaux sont passés.<br class='autobr' /> Face à cette situation, Faïssal Ibrahim, palefrenier résident au quartier Yarakinnin et qui, à ses heures libres, s'adonne à la course aux chevaux, avoue ne pas être surpris. « Ce n'était qu'un effet d'annonce à des fins électoralistes », fait-il observer.<br class='autobr' /> Moussa Mazou, un propriétaire de chevaux à Kpébié, veut bien abonder dans le même sens. A la vue des briques qui jonchent le site, il a préféré se retenir. Pour Ouzérou Garadima, l'hippodrome de Parakou n'est qu'un éléphant blanc, tout comme le projet de construction de la grande salle de cinéma canal Olympia également prévu dans la ville. <br class='autobr' /> ||<span class='spip_document_9365 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH332/99860bc6-a84c-4f99-990c-9963798932b8-8e0db.jpg?1656864660' width='500' height='332' alt="" /></span>||<br class='autobr' /> <strong>Quelques briques entreposées sur le site</strong><br class='autobr' /> Dans l'ère culturelle et cultuelle Baatonu, le cheval a une grande importance. Pour accueillir une telle infrastructure où seront organisées les courses de chevaux et bien d'autres compétions équestres, il ne pouvait avoir un meilleur choix que celui porté sur la ville de Parakou, qui a fait de cet animal, son symbole.<br class='autobr' /> Pour l'ex-maire, Charles Toko, sa construction favorisera la restauration et la valorisation de l'image identitaire de sa commune.<br class='autobr' /> Le projet comprend un espace polyvalent d'une superficie de 24 000 m² autour duquel, il y aura l'aménagement de la piste pour la course. Une tribune officielle d'une capacité de 1 000 places, ainsi qu'un espace tout autour de la piste pour le public, un box pour les chevaux et une aire pour leur entraînement, un espace de restauration, ainsi qu'un parking sont les autres composantes de l'infrastructure attendue. Outre des toilettes, il aura au niveau de la tribune officielle, un salon pour les hôtes de marque, des bureaux et deux grands magasins. Quant à l'éclairage de la piste et des autres espaces, il sera assuré par des lampadaires solaires.<br class='autobr' /> ||<span class='spip_document_9366 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH350/8ad28a48-c2a5-42cc-b806-d2cb7d0689f0-74793.jpg?1656864660' width='500' height='350' alt="" /></span>||<strong>Des bordures d'arrêt aménagées afin que les remblais ne soient pas emportés par les eaux</strong></p></div> Témoignages effrayant des détenus politiques au Bénin http://www.24haubenin.com/?Temoignages-effrayants-des-detenus-politiques-au-Benin http://www.24haubenin.com/?Temoignages-effrayants-des-detenus-politiques-au-Benin Sat, 02 Jul 2022 00:00:00 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Au lendemain de l'historique Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation,les détenus politiques, Séraphin Agbahoungbata, Baparapé et autres étaient montés au créneau le avril 1990 pour informer l'opinion publique les pires sévices qu'ils ont subies au .cours de leur détention respective. Vingt cinq ans après cette sortie, la compilation des divers témoignages est disponible sur http://bcassoc.free.fr/temoin00.htm <br class='autobr' /> Pour la postérité,votre journal publie ici quelques extraits <br class='autobr' /> LES ANCIENS DETENUS (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Politique-" rel="directory">Politique</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH74/arton9785-f2654.jpg?1656864660' width='150' height='74' /> <div class='rss_texte'><p>Au lendemain de l'historique Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation,les détenus politiques, Séraphin Agbahoungbata, Baparapé et autres étaient montés au créneau le avril 1990 pour informer l'opinion publique les pires sévices qu'ils ont subies au .cours de leur détention respective. Vingt cinq ans après cette sortie, la compilation des divers témoignages est disponible sur <a href="http://bcassoc.free.fr/temoin00.htm" class='spip_out' rel='external'>http://bcassoc.free.fr/temoin00.htm</a></p> <p>Pour la postérité,votre journal publie ici quelques extraits</p> <p><strong>LES ANCIENS DETENUS POLITIQUES DU MINISTERE DES FINANCES<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Les deux et six Février 1989, dix-sept (17) agents de certaines Directions Techniques du Ministère des Finances ont été, par effet de surprise, arrêtés par une horde de militaires armés suite au débrayage observé au sein dudit ministère dans la péroide du 20 au 31 Janvier 1989.</p> <p>Avec la complicité coupable des responsables syndicaux et du Comité de Défense de la Révolution, nous avons été convoyés et écroués au camp Guézo puis au camp de Ouidah où nous avons été contraints à suivre une formation dite prémilitaire et idéologique initiée par la machine répressive du PRPB pour nous dépouiller de notre "esprit contestatoire".</p> <p>Deux mois durant, sous le soleil et la pluie, de jour comme de nuit, à l'aube comme au crépuscule, nous avons connu toutes les humiliations et les injures, subi contre gré des séances dites d'ordre serré comme si nous étions des recrues appelées à la carrière militaire. Coupés de nos familles sur instruction des tenants de la formation, sans aucun contact extérieur nous avons connu l'isolement et la sous-alimentation sous la coupe et la vigilance particulière du Maréchal de Logis- chef Kora Yarou et de l'Adjudant AOULOU Nicaise, apôtres zélés de la police du PRPB.</p> <p>Vivant dans un état de psychose permanente où la terreur cotoie l'esprit de sollicitude et le sens humanitaire du Commandant FANDOHAN, Directeur de la formation, nos âmes se sont envolées et nos chairs au service du fusil MAS 36 et du sport tous azimuts. Certes nous n'avons pas subi la torture de Ségbana mais nous étions aussi déprimés et fatigués - élargis pour la plupart le 31 Mars 1990, nous avons été affectés, toujours sur propositions diligentes du Syndicat (Alliance SYNACEF et UNSTB), dans les provinces autres que celle de l'Atlantique-Qui à N'DALI (Borgou) qui à Bonou (Ouémé) pour y tourner les pouces à défaut de travail pour lequel nous sommes qualifiés.</p> <p>Au prix de lourds sacrifices, nous avons, chacun à son nouveau poste et dans son lieu d'affectation, supporté le calvaire sans ressources et sans chaleur familiale pendant dix (10) mois. Une évaluation des préjudices moraux et matériels subis pendant et après cette odyssée relèverait seulement de calculs indicatifs tant les dégâts au niveau de chaque foyer sont énormes et difficilement chiffrables. N'ont pas de prix la désorganisation et la désagrégation du cercle familial rompu, les divorces prématurés enregistrés chez certains, les décès d'enfants dûs à l'absence de secours paternel et le choc moral à jamais incrusté dans le subconscient de chaque détenu.</p> <p>Si au niveau des préjudices matériels, des intérêts communs ont été sacrifiés telles les rémunérations d'heures supplémentaires et les primes de rendemant exercice 1989 (en moyenne 150.000 à 350.000 F par tête) certains cas particuliers constituent une matière à réflexion et méritent qu'on s'y penche sérieusement. Entre autres, il s'agit de noter les frais pharmaceutiques et les frais de soins médicaux effectués pendant et après la détention sur endettement en raison des dommages corporels subis ou de maladies contractées, (cas de HOUESSINON Antoine, AWEDE Gabin), la destruction de deux hectares de récolte de maïs pour cause d'arrestation (cas de GANDOTE Camille), à la destruction matérielle de moyen de déplacement suite à un accident de circulation consécutif à l'affectation de Monsieur AWEDE Gabin.</p> <p>Mais aujourd'hui grâce à l'action collective des travailleurs organisés et tout le peuple béninois, nous sommes tous revenus depuis le 15 Février 1990 à nos anciens postes et sommes désormais renforcés dans notre lutte contre l'injustice et la torture.</p> <p>LISTE DES 17 PERSONNES</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> DOMINGO Désiré Guy <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> AWEDE Gabin <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> DEGILA Sylvain <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> GANDOTE Camille <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> KOUDJI André <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> CODO K. Mathias <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> HOUNDETE Albéric <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> AHIZIME Grégoire <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> DOUTI Michel <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> SATIGNON Boniface <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> FANOUVI Nicolas <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> HOUESSINON Antoine <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> OKE Noëlie <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> AMOUSSOU DELE Antoine <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> MEHOU Paul <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> ABITAN Mathias <br /><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> SEKEDE Mahouna Antoni<br class='autobr' /> Retour au début des témoignages<br class='autobr' /> Retour à la page d'accueil Livre Blanc<br class='autobr' /> GENERALITES</p> <p><strong>1- LES CONDITIONS D'ARRESTATION<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Ces arrestations se sont toujours opérées dans ce régime dans une insécurité totale. Elles n'obéissaient à aucune règle et s'apparentaient aux Kidnappings.</p> <p>Ceux qui en étaient chargés ne disposaient jamais de mandat d'arrêt et leur unique identité était "Nous sommes les envoyés de la présidence de la République".</p> <p>Ils débarquaient à tous moments chez la victime ou dans son service et l'embarquaient manu militari après perquisition et bastonnades ou violences physiques ou morales sur les parents ou collègues de la victime qui auraient osé vouloir savoir l'objet de l'arrestation et la destination de celle-ci.</p> <p>L'humiliation même devait se passer devant parents, femmes, enfants et collègues de la victime. On lui administrait sans raison des paires de giffles, des coups de chaussures rangers.</p> <p><strong>2 - LES SEANCES D'INTERROGATOIRES</strong></p> <p>L'interrogatoire de certaines victimes s'est précédée de tortures physiques et morales, de rodéos et de menaces.</p> <p>C'est la mise en condition pour extorquer des aveux. Les rodéos étaient de véritables spectacles de cirque où les torédors, les militaires armés de bâtons, de chicottes, de ceinturons militaires ayant à leurs extrémités des boucles métalliques, de lanières en cuir mouillées à plusieurs branches terminées par des bouclettes en fer, se jetaient sur leur cible, le détenu politique. Sur les blessures, c'est avec brutalité qu'on verse de l'alcool ; sinon on vous menace d'y mettre du piment.</p> <p>C'est horrible à voir et à vivre. On eût cru se trouver en plein Moyen Age où la question était utilisée pour arracher les aveux sous le nazisme.</p> <p>Certains d'entre les victimes traînent encore des amétropies et d'autres maux d'yeux ou mentaux, des chéloïdes et même des gerçures sur le corps pour toute leur vie.</p> <p>Au petit Palais, on vous force à monter les cocotiers sous des pluies de lanières. Tant pis pour vous si vous en tombiez.</p> <p>Certains sont morts sous la torture : Rémi Akpokpo Glèlè, Luc Togbadja, Dian Serge Gnimadi, Adjagboni Dieudonné, etc...</p> <p><strong>3 - LES CONDITIONS DE DETENTION</strong></p> <p>C'est dans des cellules très exigües et très crasseuses que l'on est logé. Pendant parfois plus d'un mois, on n'en sortait que pour les interrogatoires. L'on se couche à même le sol et tous les besoins se faisaient selon les lieux de détention dans les boîtes, seaux ou bassines.</p> <p>A Ségbana, les cellules sont soumises aux conditions climatiques : la chaleur et le froid y sont extrêmes. Les cellules en dehors des portes métalliques n'ont plus d'autres ouvertures et on devrait y vivre pendant un bon moment 24 heures sur 24, sauf le temps de toilettes et de repas.</p> <p>Les visites à plusieurs lieux de détention étaient absolument interdites : PLM-Alédjo, Prison Civile de Ségbana, là où elles étaient autorisées, il n'y avait aucune garantie si bien que cela dépendait souvent du bon vouloir des autorités de ces lieux.</p> <p>Les visites n'avaient été autorisées qu'en Août 1988 à la prison civile de Ségbana ouverte le 06 Novembre 1985.</p> <p>En dehors du camp Séro-Kpéra de Parakou où lesdétenus ont le même service que les recrues (bouillon et autre), la prison de Cotonou et la prison de Ségbana où les détenus sont nourris à un taux journalier de 300 F CFA pour les trois repas les détenus sont à la charge de leurs parents ; déjà démunis dans les autres centres de détention.</p> <p>Les correspondances connaissaient une certaine lourdeur administrative imposée à nous pour nous abattre moralement. Une lettre entre Cotonou et Ségbana pouvait faire 45 à 50 jours si elle ne disparaissait pas sans trace.</p> <p>Bien que le pouvoir ait détourné les salaires et bourses, nos soins de santé et nos besoins quotidiens étaient à la charge de nos parents et amis.</p> <p>Certains ont vu leurs maux s'aggraver faute de moyen pour l'achat des médicaments et/ou pour les frais de consultation. Pendant plus de 15 mois le Président de la Commission Clément ZINZINDOHOUE s'est opposé fermement aux évacuations sanitaires et refusait d'acheter des médiacaments prescrits alors que les moyens financiers ne manquaient pas à la Commission : un avion pouvait transporter de Cotonou à Parakou 2 détenus et amener trois autres le lendemain. C'était un gâchis.</p> <p>Ce sont toutes ces informations que LE LIVRE BLANC se propose de mettre à la disposition du public qui ne cache pas son ardent désir d'en savoir sur ces cruautés qu'il ne voudrait pas qu'on laisse impunies.</p> <p><strong>AKPENI René</p> <p>Demeurant à : Adanhondjiga</p> <p>Profession : Cultivateur</p> <p>Date d'arrestation : 1977, 11 jours - 1979, 1 nuit - 1980, 15 jours - 1982</p> <p>Date de libération : Evasion en fin Février 1983 - clandestinité après Avril 1984.</p> <p>Centre de détention : Gendarmerie de Bohicon puis d'Abomey - Commissariat central de Cotonou.<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Etant foncièrement contre l'exploitation de l'homme par l'homme, je m'étais opposé avec certains de mes copains aux agents de perception qui avaient voulu imposer les taxes sur les marchandises dans un petit marché comme celui d'Adanhondjinon. Cette action nous avait valu notre arrestation au cours de laquelle nous avons été gardés et torturés pendant onze jours à la Brigarde de Gendarmerie d'Abomey en 1977. C'était le chef de District DAGAN BAGNIME Louis qui avait ordonné les arrestations.</p> <p>En 1979, au cours du recensement de la population, pour avoir demandé les intérêts que cette opération présente aux paysans, j'ai été arrêté sur l'ordre de Monsieur BIAOU, chef du District d'alors d'Agbangnizoun. Cette fois, je n'ai passé qu'une nuit à la brigarde de gendarmerie d'Agbangnizoun.</p> <p>En 1980, j'ai connu ma troisième arrestation pour la simple raison que je m'étais opposé à l'expropriation des terres des gens de mon village. J'ai passé deux semaines avec mon ami Nestor AGBO dans la cellule insalubre et très étroite de la gendarmerie d'Abomey. On a été l'objet de toutes sortes de menaces possibles de la part des geoliers. Ne pouvant continuer à vivre dans cette situation, nous avons cherché les moyens de nous évader. Après l'évasion on est entré en clandestinité, où nous allons vivre en dehors de nos familles pendant neuf bons mois.</p> <p>En 1982, sous prétexte que je suis subversif, l'un des membres de la Commission de Sécurité que dirigeait Monsieur AGOSSA, m'a kidnappé sur la voie de Bohicon. J'y allais pour faire des achats. Aussitôt j'ai été conduit avec ma mobylette au commissariat de Bohicon où les policiers m'avaient sérieusement maltraité à coups de lanières et de bâtons. J'ai été ensuite acheminé dans la même journée à Cotonou (au petit palais et à l'école de police) où j'ai subi un interrogatoire rude et musclé. C'est là où j'ai été à plusieurs reprises torturé par la dite commission d'AGOSSA.</p> <p>Signalons que j'ai perdu plusieurs fois connaissance et j'ai été réanimé par de l'eau froide. J'ai été gardé sans contact au violon 2 du commissariat central. C'est un violon strictement célèbre par son étroitesse et l'important effectif qu'il contenait. Pendant les quatre mois que j'ai passés au violon 2, aucun de mes parents n'avait su là où j'étais enfermé.</p> <p>C'est après mon évasion que ma mère apprenait que j'étais gardé au commissariat central, et ne sachant pas que je n'y étais plus, elle s'était rendu là-bas. Ce qui lui a valu son arrestation et sa détention pendant trente jours.</p> <p>Après mon évasion, j'ai repris avec la vie dans la clandestinité jusqu'au 1er Aoùt 1984, date après laquelle j'ai regagné mes parents.</p> <p>En 1985, les poursuites policières ne m'ont pas épargné. J'ai été obligé de reprendre ma vie de clandestinité, pour échapper à de nouvelles arrestations. C'est après l'amnistie générale du 29 Aoùt 1989 que j'ai regagné de nouveau mes parents.</p> <p>Je tiens à souligner que pendant toutes ces périodes de péripéties, j'ai contracté dans les geôles insalubres des maladies de dermatose.</p> <p>Ma fiancé a été obligée de m'abandonner. Tout mon projet agricole que j'avais initié a échoué. Mes parents ont beaucoup souffert.</p> <p>Je n'ai pas pu récupérer ma bicyclette laissée au Commissariat de Bohicon en 1982.</p> <p><strong>AGBEFIANOU Blaise</p> <p>Né vers 1964, élève.</p> <p>Arrestation : 21/04/1982, puis le 26/07/1986.</p> <p>Libération : 14/05/1983, puis le 30/09/1989.<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Centre de détention : commissariat de Ouinlada, central de Porto-Novo, central de Cotonou, prison civile de Cotonou, commissariat de Cadjèhoun, camp militaire Guézo, camp militaire Séro-Kpéra de Parakou, prison civile de Ségbana.</p> <p>J'ai été arreté et détenu deux fois par le régime barbare de Kérékou. J'ai subi des tortures physiques et morales atroces. C'est ce que je voudrais vous raconter à travers ces lignes</p> <p>.<br class='autobr' /> <strong>PREMIERE ARRESTATION</strong></p> <p>Tout commença dans la matinée du mercredi 21 Avril 1982 dans la ville de Porto-Novo où je poursuivais mes études en classe de 1ère aux Complexes Polytechniques I et II. Ce jour là, alors que je me rendais à la DSCE avec mon cousin, contre toute attente, je fus interpelé au niveau du Commissariat de Oulinda par le nommé ADIGBE Djibé Boniface et un policier qui m'avaient obligé à me rendre immédiatement audit Commissariat.</p> <p>ADIGBE Djibé Boniface était mon cohabitant. Ce matin là, il était allé me convoquer au Commissariat de Oulinda pour le prétexte que je recevais des visites dont il ne comprenait rien. Cette affaire avait conduit à l'arrestation de mon ami ZOUNON Alain qui a été surpris avec des tracts dans la même journée, puis de moi et ensuite de deux autres.</p> <p>C'était donc le 21/04/82 vers 18 H qu'une voiture contenant 4 policiers dont le commissaire d'Atakè et Alain ZOUNON avait débarqué devant notre maison. Les policiers étaient armés de AKM. Après avoir demandé mon nom, ils me sonnèrent de leur montrer ma chambre. Quand je les y conduisis, ils se mirent à fouiller tout, sans plus rien dire. Quand ils eurent fini, ils n'avaient rien pris. Sans mandat d'arrêt ils m'emportèrent avec eux et je fus bientôt enfermé au commissariat central de Porto-Novo sans contact. Ce ne sera que le surlendemain que je devrais être interrogé ! J'étais accusé d'être distributeur de tracts.</p> <p>A l'interrogatoire, il y avait deux policiers dont j'ignore encore les noms. C'était eux qui avaient pris en charge mon affaire. Ils étaient armés de matraques et de lanières. Leurs chaussures et leurs mains simples servaient au besoin à faire souffrir. L'interrogatoire avait commencé à 8 H et avait pris fin après 13 H. Pendant tout ce temps, j'étais obligé de rester debout et d'encaisser tous les coups. Je recevais des giffles, des coups de pieds, de matraques... et parfois, les coups étaient si violents que je n'arrivais pas à résister, je tombais. Mais il ne fallait pas que je tarde à me relever au risque d'attirer une série de coups plus foudroyants qui m'aideraient selon mes boureaux à bien me maintenir debout. Ils aimaient bien frapper aux articulations telles que celles de l'épaule, du coude, des genoux...</p> <p>Ce jour là, tout mon corp était douloureux et boursoufflé, mes articulations calées. C'est à partir de ces tortures que j'ai commencé à souffrir des maux articulaires, qui me reviennent périodiquement actuellement.</p> <p>Mon second interrogatoire a eu lieu plus de deux semaines après mon arrestation. Cela rassemblait un grand monde de policiers que je veux évaluer à une dizaine au moins. Au nombre de ceux-ci, étaient le commissaire central lui-même et les deux autres dont j'avais déjà parlé. J'étais emmené dans une salle où on m'avait fait coucher à plat ventre et les policiers se relayaient en me mâtant les fesses avec des matraques en bois et en caoutchouc. Pendant ce temps quelqu'un d'autre me donnait des coups de lanière sur le dos ou les molets. Comme je ne pouvais pas rester tranquille deux autres policiers étaient désignés pour bien m'adhérer au sol dans cette posture de plat ventre. Même le commissaire, à un moment donné, estimant peut-être que ses bourreux ne m'avaient pas suffisamment martyrisé, avait pris lui-même la lanière pour mieux inculquer à ses agents ses belles façons de faire souffrir les hommes. Il l'avait si bien fait que j'en avait le dos et les flancs bien zébrés.</p> <p>Au commissariat central de Porto-Novo, j'étais gardé au violon, une cellule exiguë et ténébreuse et il y fait très chaud. On y distingue à peine le jour et la nuit. J'étais obligé de faire tous mes besoins à l'intérieur. La crasse roulait sous mon corps lorsque j'y passais la main. A l'intérieur de la cellule, les restes de nourritures et autres feuilles ayant servi d'emballages et qu'on autorisait pas les détenus à jeter ailleurs, pourrissaient dans un coin. Outre les émanations nauséabondes auxquelles nous nous étions familiarisées, c'était un véritable jardin de cots. Ceux- ci ne cessaient de nous envahir jusqu'au moment où mes gardiens se décidaient de nettoyer les cellules quand ils le voulaient. Peu importe pour notre santé.</p> <p>De temps en temps, l'inspecteur chargé de mon affaire venait me demander si j'étais disposé à dire la vérité (ce que lui il voulait et qui était que je fasse arrêter la prétendue personne qui nous apportait les tracts). Ils (les policiers qui exprès interrogent) disent en dehors des interrogatoires ou même pendant celles-ci : "tu es jeune, tu n'as pas pitié de ton père, de ta mère que tu fais souffrir tant ! toi- même tu perds ton temps ici. Dis-nous la vérité pour cesser de faire souffrir tes parents qui attendent beaucoup de toi. Les gens te trompent. Tu ne seras rien si même ils prennent le pouvoir. Mais ils n'ont aucune force pour le prendre d'ailleurs...". Et lorsqu'on estime avoir dit tout ce qu'on savait, soit c'est des tortures abominables, soit des menaces de mort. Dans le dernier cas, on vous signifie que vous ne verrez plus jamais vos parents, que vous êtes perdus à jamais, en tout cas des choses horribles et terrifiantes. Par exemple, menace de vous brancher de l'électricité, attente de recevoir l'ordre de Kérékou pour vous fusiller, etc...</p> <p>Après cette séquence, j'étais amené à Cotonou, au commissariat central. Mon état de santé s'était aggravé. Les maux articulaires persistaient. J'avais même des difficultés pour prendre appui sur mes mains quand je devais me lever les matins. Pas de soins. Je savais mieux à ce moment que chaque jour qui se levait me rapprochait plus de la tombe. Après deux mois environ passés ici, j'étais envoyé à la prison civile de Cotonou.</p> <p>C'est grâce à la solidarité qui existe entre les détenus politiques que je dois le reste du temps que je passe encore sur terre. C'étaient eux qui par tous les moyens, s'étaient battus pour m'acheter tous les médicaments nécessaires. C'est le lieu de rappeler que tous autant que nous étions, Kérékou ne nous avait donné que les lugubres cellules devant nous maintenir dans les fers. Nous n'étions ni nourris, ni soignés. Tout cela était pris en compte par nous-mêmes et nos parents sans moyens.</p> <p>Dans la prison, les escréments humains étaient déversés exprès tous les trois mois au plus dans la cour où nous restions dans la journée, ce qui entraînait les innombrables maladies qui faisaient rage dans l'enceinte de la prison.</p> <p>Le pouvoir de Kérékou envoyait périodiquement nous interroger ; on faisait répandre des illusions sur notre libération prochaine. Ca par exemple a été répété un nombre incalculable de fois . On vous demande d'écrire des lettres de clémence à Kérékou. C'était surtout l'oeuvre du régisseur GBEDJAHOUNGBO.</p> <p>Evidemment, dans la prison civile, les cellules sont non-aérées avec des effectifs plétoriques. On y dort corps contre corps, suant beaucoup surtout pendant la période de chaleur.</p> <p>La plus grande douleur est l'incertitude constante de l'avenir. Le pouvoir barbare vous emprisonne sans jugement ni inculpation et on ne sait jamais, jusqu'à la dernière minute quand on vous libèrera.</p> <p>C'est ainsi qu'un matin, des gens étaient arrivés me chercher avec les 3 autres de mon affaire. Nous devrions être libérés, avaient-ils dit. C'était le 12 Mai 1983.</p> <p>Nous étions de nouveau gardés au commissariat central de Cotonou. Pendant 3 jours encore parce que le Ministre de l'Intérieur Michel Alladayè voudrait nous rencontrer avant notre libération et il n'avait pas le temps de nous recevoir aussitôt.</p> <p>Le 14 Mai 1983, j'étais effectivement libéré sans autre forme de procès.</p> <p><strong>DEUXIEME ARRESTATION<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Il est à remarquer que suite au mouvement scolaire et universitaire de 1985 et les arrestations massives qui s'en étaient suivies, j'avais cessé d'aller à l'école, de peur de me voir de nouveau arrêté.</p> <p>J'étais de nouveau arrêté le 26 Juillet 1986, soupçonné d'appartenir au Parti Communiste du Dahomey (PCD).</p> <p>J'étais amené au commissariat de Cadjèhoun. J'étais aussitôt accueilli par des paires de gifles et des coups de pieds tout simplement parce que les agents de police qui étaient là avaient appris que j'étais arrêté pour affaire de tracts.</p> <p>Dans la nuit du 26 au 27 Juillet, j'étais soumis à des douleurs atroces (coups de pieds, de matraques, de lanières, de bâtons etc...).</p> <p>J'étais en sang. Des menaces de mort étaient proférées par le commissaire adjoint de Cadjèhoun. Il avait trouvé que je partais pour ne plus jamais revenir, je devais succomber. Après ces tortures supervisées par le commissaire adjoint et deux autres policiers dont j'ignore les noms, on m'avait lié les mains derrière le dos avec du fil de nylon qui me pénétrait dans la chair. J'étais en slip. On me fit monter à bord d'un mini-bus et on me fit coucher sur les bras liés au dos. Un policier pointa le canon de son AKM sur ma gorge tout au long du parcours. Arrivé à Gbégamey, ils me firent descendre et me firent promener dans le quartier, demandant aux uns et aux autres s'ils me connaissaient. Délégués et Maires n'étaient pas du reste. Le but poursuivi en agissant ainsi était de reccueillir des informations me concernant afin d'arrêter les autres membres du PCD.</p> <p>Nous avions fait deux fois le déplacement dans le quartier cette nuit mais sans succès.</p> <p>Le dimanche était estimé propice. Le lendemain donc, aux environs de 9 heures trente, nous étions de nouveau dans le quartier. J'étais descendu, toujours en slip, les mains liées au dos. Une foule de curieux accourut. Un policier me chicottait avec la lanière tandis que le commissaire adjoint me giflait de temps en temps et ainsi nous passions devant les maisons emportant avec nous de nouveaux curieux. Le Maire du quartier Mifongou, demanda à l'adjoint commissaire la permission pour me donner quelques coups lui aussi. Il l'obtient. C'est alors qu'il prit sa propre courroie et se mit à me battre violemment de toutes ses forces.</p> <p>Mes blessures se mirent à saigner. Bientôt la sueur perlait sur son front. Malgré mes protestations comme quoi, il n'avait pas le droit de me battre, que j'étais arrêté pour affaire politique, il redoublait d'effort jusqu'à ce qu'il plut enfin au commissaire adjoint de me taper.</p> <p>Nous étions revenus au commissariat. Le lundi suivant, j'étais amené au camp Guézo (29 juillet) dans la matinée. J'étais à présent dans les mains du capitaine HOUSSOU Patrice. Dans l'après-midi, il m'emmena voir COOVI Gaston qui m'avait beaucoup menacé. Il avait dit en dernière position à Patrice de me taper à mort, si je n'acceptais pas de conduire les flics arrêter les autres membres du PCD.</p> <p>Nous étions bientôt sur un terrain aménagé dans l'enceinte du camp. Une trentaine de militaires y étaient déjà. On me fit enlever mes vêtements et j'étais en slip. Les militaires, armés de bâtons, de lanières de branchages, de courroies, etc...avaient pris d'assaut tout le terrain. C'était le rendez-vous pour le rodéo. On me cria de commencer à faire les roulades-avant. Je me mis à exécuter. J'entendis encore "il faut l'accueillir." Et les coups pleuvaient sur moi ! Affaibli par les coups, je ne pouvais plus continuer les roulades. J'étais à présent sur place et tout ce qui servait à taper s'abattait sur moi. A un moment donné, ils cessèrent de me torturer. On me demanda de me lever immédiatement. Les mouvements étaient difficiles à faire, tellement tout mon corps était calé et douloureux. Je parvins tant bien que mal à me lever. On m'ordonna d'avancer vers un trou contenant des eaux de douche et autres eaux sales. Quelques coups dans le dos me forcèrent à aller plus vite et me laissèrent choir dans cette eau. Quelques minutes après et sur leur ordre, j'étais sorti de l'eau. Les coups me firent tomber aussitôt. J'offrais tantôt les bras, le dos, les flancs et même le ventre, peut-être dans le savon ou encore peut-être parce que ces moments précis , ces parties paraissaient les moins douloureuses.</p> <p>Finalement, je ne sentais plus les coups. Je ne bougeais plus du tout. Pourtant Messieurs les tortionnaires se déployaient de plus belle, criant que je faisais le malin. Je n'avais plus la force de dire un mot. Ils coururent chercher du piment moulu, me saupoudrèrent tout le corp déchiqueté qu'ils frottèrent ensuite afin de bien faire pénétrer ce piment. J'avoue vraiment que je n'avais rien senti de la douleur atroce que cela pouvait donner. J'avais fait dix (10) jours de coma.</p> <p>Le lendemain, je me réveillais tout enflé. Je ne pouvais pas me lever moi-même. On me levait et on me faisait coucher.</p> <p>C'était dans cet état, qu'on me parlait de ma pauvre mère que j'étais supposé faire souffrir, de mon cousin qu'on alla arrêter parce qu'il m'avait tout simplement passé son vélo. Il a passé une semaine environ en détention au commissariat de Cadjèhoun et au camp Guézo. Ils sont alleés arrêter ma copine qu'ils m'ont amenée à ce moment-là en faisant du chantage :</p> <p>"...Nous ne parlons plus de ton cousin que tu fais souffrir depuis. Cette fille, c'est celle que tu aimes. Tu n'as pas pitié d'elle, tu ne veux toujours rien dire pour qu'on la laisse ? "</p> <p>Je leur avais répondu que c'étaient eux-seuls qui savaient ce qu'ils voulaient faire d'elle pour avoir été la chercher. Je ne leur avais jamais demandé de me l'amener et sur ce, je n'avais rien à dire en ce qui me concernait. Mais tout ce qu'ils lui feraient relèverait de leur entière responsabilité.</p> <p>A ces mots ils l'empoignèrent vigoureusement et la trainèrent presque après eux en me lançant : "En tout cas elle va souffrir seulement".</p> <p>J'en étais là quand le 31 juillet au matin un groupe de militaires vint me soulever pour me mettre dans une voiture pour l'aéroport où je fus embarqué pour Parakou. A Parakou, tous les jours, j'étais sous les menaces de nouveaux rodéos de la part de Zinzindohoué Clément, Alexis Babalao, Alphonse Agonkan et autres soldats.</p> <p>Je me trouvais dans la hantise quotidienne de l'idée de subir à nouveau ces châtiments humains, j'étais réellement en tension. Dans une certaine mesure, c'est plus que les tortures physiques elles- mêmes.</p> <p>Tout mon corps avait formé de pus qui s'éclataient quand je me couchais et cela faisait une adhésion ferme de mon corps au matelas sur lequel je me couchais. C'était toujours très pénible de s'en détacher par la suite. Chaque fois, c'était l'occasion de nouvelles douleurs, des déchirures et du sang qui coulait. En fin de compte, je n'étais plus rodé à nouveau après ma guérison. Toutefois, lorsque la femme d'un de nos camarades lui apporta à manger, les militaires l'avaient provoquée , "ce qui avait dégénéré en une bagarre entre eux et nous", nous fûmes tous conduits sur le terrain de sport dans le camp alignés en colonnes de bastonade. C'était l'ordre de Zinzindohoué Clément. Nous passions à tour de rôle, des adultes que nous étions et pères de famille pour bon nombre, nous agenouiller, après avoir enlevé nos chemises, devant nos bourreaux pour encaisser les coups de bâtons. Après cette épreuve, il fallait encore faire quelques tours de terrain de football. Nous fûmes ensuite enfermés pendant plusieurs jours, nuit et jour.</p> <p>A Ségbana où les conditions de vie sont plus dures, j'ai été comme mes camarades sous le feu de l'ennemi tout le temps ; l'alimentation était de qualité défectueuse, parce que nous étions nourris à 300 FCFA par jour et par tête. Nos soins médicaux étaient laissés à la charge de nos parents et de nous-mêmes. il y avait aussi que nous y étions là pour une durée indéterminée, toute chose de nature à démoraliser et à réduire.</p> <p>Les cellules sont non aérées et très surchauffées pendant la période de sécheresse. Pendant l'harmattan, le froid est insupportable, car il faut passer de pommade et se couvrir chaudement, ce qui n'était pas facile. C'est grâce à nos luttes au sein des prisons, à celles de notre peuple et des démocrates de part le monde, à celles des organisations humanitaires de défense des droits de l'homme comme Amnesty International que nous avons pu nous en sortir avec l'amnistie du 29 août, car des camarades furent assassinés.</p> <p><strong>AGBAHOUNGBATA Séraphin</p> <p>Profession : Etudiant</p> <p>Dates d'arrestation : 13/06/1985 ; 17/03/1985</p> <p>Dates de libération : 22/06/1985 ; 03/09/1989</strong></p> <p>J'ai été deux fois victime d'arrestation arbitraire suivie de détention prolongée sans inculpation avec tortures physiques et morales.</p> <p><strong>I. Première arrestation</p> <p>A) Conditions d'arrestation</strong></p> <p>Nous étions le Jeudi 13 Juin 1985. A 4 heures 15, une dizaine de soldats fortement armés et conduits par le Capitaine HOUSSOU Patrice, se sont jetés sur moi après avoir brisé ma porte avec des coups de rangers. Deux camions militaires étaient stationnés au dehors avec à bord une trentaine de militaires. Ma carte d'identité fut examinée et la maison farfouillée, c'était à Sikècodji.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> "Où se trouve ton second Wantchécon Léonard ?" cria le Capitaine.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> "Je ne sais pas ", lui répondis-je.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> "Embarquez-le ", ordonna-t-il à ses hommes, et je fus jeté dans l'un des camions pour descendre au camp Guézo.</p> <p><strong>B) Interrogatoires et tortures</strong></p> <p>La seule question était où retrouver les autres "anarcho-gauchistes". Une liste d'une vingtaine de noms m'a été remise pour que je donne des précisions sur ceux que je connais. Devant mon refus persistant, il (HOUSSOU Patrice) n'a trouvé mieux que m'appeler ses hommes pour qu'ils viennent me "redresser", ici commencent les cas de tortures.</p> <p>Premier cas : j'ai été menotté par derrière debout entre deux hommes qui ont les mains vides ; à chaque réponse négative que je donne aux questions, "le connais-tu ? Où peut-on le trouver ? " correspond une paire sonore de gifle de la part des deux hommes ; après une trentaine de minutes, je n'entendais plus rien.</p> <p>Deuxième cas : Sur l'ordre de HOUSSOU Patrice, mes deux tortionnaires m'ont conduit à l'extérieur de la chambre (dans une cour) et me demandaient de rouler mes mains au dos toujours menottées ; n'ayant pas bien compris, j'hésitais lorsque l'un d'entre eux me terrassa en me poussant violemment, une fois étendu par terre, ils m'ont forcé à rouler avec des coups de rangers dans le dos ; au cours du mouvement, ils me reposaient les mêmes questions (je ne pouvais plus répondre). Après quelques instants, je me suis réveillé au milieu d'une grande boue les mains déjà libres ; j'ai compris alors qu'ils avaient versé de l'eau sur mon corps. Aux environs de 8 heures 30 j'ai été enfermé dans une cellule où il y avait d'autres personnes. Je n'ai rien mangé cette journée.</p> <p>Troisième cas : Le lendemain matin, on m'a conduit dans un autre bureau devant un Adjudant (c'est le même Bâtiment) qui me demandait si j'ai bien réfléchi la nuit, je lui ai affirmé que je ne connais rien de tout ce qu'ils me demandent ; à sa question de savoir si j'ai faim, je lui ai répondu oui, bizarrement il est parti amener deux paires de menottes et un soldat ventru. Il m'a menotté assis, main gauche au pied droit et pied gauche à la main droite. Je dois manger maintenant mes propres cheveux que le ventru s'est mis à arracher avec ses doigts en me les présentant. Devant mon refus de les bouffer, il n'a pas insisté, cependant il en a arraché suffisamment. J'ai été libéré le samedi 22 Juin 1985 à 19 heures 45.</p> <p><strong>II. Deuxième arrestation</p> <p>A) Condition d'arrestation</strong></p> <p>Deux semaines environ après ma libération du camp Guézo, je faisais encore l'objet de poursuite policière. J'ai dû rentrer en clandestinité pour échapper à la barbarie des criminels. Le mardi 17 Mars 1987, ils sont parvenus à me coincer devant le CEMG Akpakpa Centre ; ce fut le début d'un nouveau calvaire.</p> <p><strong>B) Interrogatoire - tortures et conditions de détention<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Ce jour de mon arrestation, j'ai été conduit au Commissariat Central (DSUC) de Cotonou avec quelques blessures issues de la bataille que les élèves et moi avions engagée contre les bourreaux qui sont venus m'arrêter. Je fus enfermé dans une cellule (violon N°3) après les fouilles de sécurité. Je n'avais que mon caleçon pour tout vêtement dans ce bâtiment exigu (3 mètres x 7) pour la cinquantaine régulière que nous atteignons souvent, tous détenus confondus (droit commun - politique). Dedans, nous disposons d'un vieux seau en plastique percé et sans couvercle ; cela nous sert d'urinoir et de dépotoir des matières fécales, ce qui rend l'atmosphère puante et suffocante, surtout les jours où on enferme de nouveaux détenus ayant sali leur caleçon sous les coups de matraque et à qui on refuse la moindre toilette. Pour nous coucher la nuit, nous formons deux équipes : l'une se couche de 22 heures à 3 heures du matin et se lève ; la seconde se couche de 3 heures à 7 heures 30, l'heure à la quelle nous vidons notre pot et la poubelle. Ce violon ne bénéficie d'aucune ampoule électrique et garde son aspect sombre de jour comme de nuit. La mention "sans contact" me fut appliquée rigoureusement jusqu'au refus de me laisser prendre la douche au moins pendant deux semaines, avant de commencer par bénéficier de l'indulgence de certains agents. Nous nous nourrissons grâce à un véritable humanisme révolutionnaire que nous (les détenus de chaque violon) avions su entretenir entre nous-mêmes. J'ai vécu dans ces conditions du mardi 17 Mars 1987 au 23 Décembre 1987, date à laquelle j'ai été transféré à la "Grille" dans le même commissariat (DSUC). Le jeudi 26 Mars 1987, le lieutenant DAYATHO Léon (?) l'actuel chef du district du DUC IV, me transporta en ville, menotté et encadré par deux soldats armés avec le commissaire de police BONOU Augustin (?), pour aller faire des indications ; au retour, la chasse n'ayant rien donné, les deux messieurs (DAYATHO et BONOU) m'ont soumis à une séance de bastonnade, matraques - lanières et rangers. J'ai été enfermé de nouveau dans la cellule sans soins et sans nourriture. J'avais envoyé une commission à mon amie Dossou Mireille qui, répondant à mon appel, m'avait amené à manger avec des effets de toilette : elle fut de ce fait arrêtée avec sa cousine Akpaniankou Adèle qui l'avait accompagnée ; elles furent relachées 72 heures après. J'ai été transféré au camp SERO-KPERA de Parakou le samedi 26 Mars 1988 pour être finalement libéré le 03 septembre 1989 après l'amnistie du 29 août 1989.</p> <p>N.B. - J'exige la comparution et le châtiment fort exemplaire de tous les tortionnaires sans circonstance atténuante aucune. J'exige une indemnisation immédiate.</p> <p><strong>AKOUEDJINOUDE Romuald</p> <p>Né vers 1959 à Houin</p> <p>Elève-Professeur</p> <p>(ENS - Porto-Novo)</p> <p>Arrestation : 06 mars 1984</p> <p>Libération : 02 août 1984</p> <p>Centres de détention :</p> <p>Compagnie territoriale des FSP de Porto-Novo, Camp Guézo, Commissariat de TOKPLEGBE.</strong></p> <p>En effet, dans la nuit du 5 au 6 mars 1984, j'ai été arrêté dans ma maison à 04 heures 30 du matin avec les camarades YELOME Léon, Bouraïma MALEHOSSOU et Léon ADJAKPA. Ceux-ci étaient arrêtés depuis 1979 et jetés en prison sans inculpation ni jugement.</p> <p>Cinq (5) ans de détention sans jugement ni inculpation, c'est révoltant. Ces camarades se sont donné les moyens de se libérer et ils l'ont fait. J'ai été d'une façon ou d'une autre impliqué dans l'affaire.</p> <p>Nous avons été arrêtés, enfermés ensemble, dans un container où nous avons subi les affres dues à cette forma d'emprisonnement.</p> <p>Dans le container, les conditions de détention étaient en effet très dures. Dans la journée, il faisait excessivement chaud. Il n'y avait sur le container qu'une petite fenêtre fortement barricadée, mais juste convenable pour faire passer la nourriture et pour faire entrer un peu d'air. On y suait à grosses gouttes dans la journée. La nuit c'était le froid au vrai sens du mot.</p> <p>Les premiers jours, nous nous couchions à même le sol. C'est après que nous nous sommes trouvés quelques vieux pagnes que nous avions commencé par étaler par terre pour nous coucher. Bien entendu, nous avons été jetés dans le container avec nos menottes aux poignets.</p> <p>Et tout le temps que nous y avons passé, c'était en menottes. Nous avons fait vingt-et-un jours dans le container, au terme desquels, nous avons complètement dépéri et commencé par "blanchir".</p> <p>Pour ne pas y mourir, pour ne pas nous faire oublier, nous avons entrepris des actions de protestations. Ce sont ces actions qui ont fini par décider les autorités d'alors (Commission Nationale Permanente d'Enquêtes, Etat-Major FSP et FDN) à nous transférer à Cotonou.</p> <p>Je dois préciser qu'au moment où nous étions dans le container, il arrivait que nos gardiens nous refusaient de sortir pour faire nos besoins, alors nous devions nous servir de sachet de cellophane pour le faire dans le container, au vu et au su de tous. C'est vraiment dégradant, inhumain.</p> <p>Mieux, nous n'étions pas autorisés à aller nous laver. Sitant est que vous y tenez, vos gardiens vous envoient de l'eau dans le container et vous vous lavez dans ce container qui servait en même temps de couchette.</p> <p>C'est triste. Je n'aime pas trop me rappeler de ces choses-là. Mais il faut témoigner pour imposer le respect de l'homme.</p> <p>Transféré à Cotonou (camp Ghézo), j'y ai été enlevé en mi-juin (je ne me rappelle Pas exactement de la date) pour lea Compagnie Républicaine d'Intervention (CRI) où j'ai subi un interrogatoire musclé d'environ deux heures 30 minutes.avec quelques séances de tortures.</p> <p>Ici la torture consistait à vous immobiliser par quelques flics dont deux au moins vous tiennent les bras immobilisés dans le dos. Deux autres vous soumettent aux bastonnades, gifles, coups de tête à l'improviste contre votre tête, coups de matraque sur les parties sensibles, etc... l'objectif, ce faisant, était de vous amener soit à dénoncer des gens, soit à vous faire dire que vous appartenez au PCD à propos duquel, il y avait d'interminables questions.</p> <p>C'est après cette séances d'interrogatoire et de tortures que j'ai été balancé au Commissariat de Tokplégbé où j'ai été enfermé avec la consigne stricte "sans contact".</p> <p>Là, j'étais resté avec ladite consigne appliquée fermement jusqu'à l'armistie du 1er août 1989.</p> <p>Qui étaient-ils, les tortionnaires ?</p> <p><strong>A PORTO-NOVO</strong></p> <p>Le principal responsable était le commandant GANHOUEGNON Prosper. C'est lui qui nous a fait enfermer dans son container. Et comme les petits soldats ne voulaient pas désobéïr à leur grand chef au risque de voir leur carrière en l'air, ils exécutaient les ordres de leur chef à la lettre.</p> <p><strong>CRI</strong></p> <p>A la CRI, c'est le fasciste et criminel LALEYE Ibitotcho, actuel ambassadeur du Bénin en URSS et autre AGOSSA qui ordonnaient les séances de tortures.</p> <p><strong>DEUXIEME ARRESTATION<br class='autobr' /> </strong></p> <p>J'ai été arrêté le 07 octobre 1985 à 11 heures 30 environ devant mon école (ENS-Porto-Novo). Ce fut comme un enlèvement dans la rue. Je passais quand, tout à coup, quelqu'un m'interpella par mon nom. Avant même d'avoir réalisé le danger, une nuée de gens m'envahit et me prit solidement par la taille. Un véhicule d'immatriculation nigériane s'approche précipitamment et j'y fus jeté comme un colis. Je fus immédiatement conduit au camp BIO-GUERA II où je fus en même temps enfermé dans une cellule après quelques formalités d'usage.</p> <p>Vres 15 heures 30, une équipe du petit palais à Porto-Novo vient me charcher, c'était pour m'amener à Cotonou. Nous fîmes une escale au petit palais où j'ai été gardé quelques heures avant d'être conduit vers 18 heures 30 au camp GHEZO où je passai la nuit. Je n'avais depuis le matin rien mangé.</p> <p>Le lendemain matin vers 7 heures 30, un véhicule R12 plaque bleue vint me chercher avec un grand empressement. Conduit à l'aéroport, je fus embarqué dans un avion militaire pour Parakou où nous arrivions vers midi. Depuis la veille, je n'avais rien mangé et j'avais très faim.</p> <p>A Parakou, je fis accueilli par le lieutenant AGOKAN qui' après quelques heures me fit enfermer dans une des cellules de l'ex-infirmerie du camp. Je fis part à AGOKAN de mes préoccupations, notamment la nécessité qu'on me trouver à manger. Pour simple réponse, il me signala qu'il avait donné des instructions dans ce sens. Curieusement, je passai la nuit à jeun.</p> <p>Une fois enfermé, il était impossible de se fermer entendre sans déployer de grands moyens. C'est seulement soixante heures après mon arrestation que je pris mon premier repas.</p> <p>C'est soixante-douze heures après mon arrivée à Parakou que je subis les premiers interrogatoires. Etaient présents : ZINZINDOHOUE Clément, GOMINA, BABALAO etc...</p> <p>La séance s'ouvrit par des menaces et des chantages de ZINZINDOHOUE : "Vous savez, vous êtes ici parce que nos radars sont tombés sur vous.Vous êtes recherché depuis, vous le savez ... Et nous savons tout de vous. Vous avez intérêt à tout dire. Votre nom, prénom, votre pseudonyme ou nom de travail ; le nom de votre maître devant qui vous avez prêté serment, depuis quand vous êtes membre du PCD etc ..."</p> <p>Et de terminer en disant : "Quand l'heure vient d'accoucher, la femme ne cache pas plus son sexe. Si vous ne parlez pas, on vous appliquera un tampon d'acide sur le sexe."</p> <p>Après cette séance de mise en condition, on vous donne des papiers et bic pour aller écrire et dire tout ce que vous savez du PCD. comment vous y êtes arrivés et ce que vous y avez fait comme travail.</p> <p>Toujours dans le cadre de la guerre psychologique contre le détenu que l'on veut faire parler, il arrivait qu'on organisât des séances de rodéos à d'autres devant lui.</p> <p>Les séances de tortures s'organisent les nuits, les matins vers 9 heures ou 10 heures, en plein midi ou dans l'après-midi entre 16 heures, 17 heures et 20 heures.</p> <p>Il s'est passé des choses effroyables : imaginez dix à quinze soldats s'acharner sur un seul et même individu, qui avec la lanière, qui avec des chicottes ou des branches d'arbres arrachées à droite et à gauche, qui encore avec des cablesd'antivol terminés à leur bout par des boucles, cela pendant près de 30 minutes et parfois jusqu'à 45 minutes. Et pendant la séance, on obligeait la victime à avncer à genoux sur des caillasses.</p> <p>La victime qui s'évanouit est arrosée d'eau. On attend quelque temps, le temps qu'il revienne à la vie et la séance reprend, s'il refuse de parler. Certains ont été jetés dans l'eau boueuse pleine de matières fécales (cas de ESSOU Eustache par exemple). D'autres, évanouis sont traînés par terre du lieu de la séance de torture jusqu'au robinet pour être mouillés.</p> <p>Pendant les séances, les coups n'épargnaient nul endroit : tête, yeux, couilles, dos, ventre, coups de godasses, dents enlevées (CHABI SIKA KARIM), yeux endommagés (SEKE Tikandé) etc ...</p> <p>Evidemment, tout cela se faisait avec arrogance et un cynisme affichés par ZINZINDOHOUE Clément et son équipe, lui qui se plaisait à nous dire que KEREKOU lui avait accordé jusqu'à 10% de mort sur nous, lui qui se plaisait à nous appeler des "colis" qu'il recommandait ses hommes de main à aller accueillir à l'aéroport de Parakou.</p> <p>Après la séance de torture, on vous passe de l'alcool immédiatement dans les blessures. C'est le soin, et cela s'arrête là.</p> <p>C'est après que par vague vous êtes convoyés à Ségbana, la sinistre prison des détenus politiques. Le voyage est tout un calvaire. Dans les akmats, vous êtes parqués à plusieurs dizaines jusqu'à en avoir les jambes et pieds meurtris pendant le voyage. Vous voyagez tout bâché. Qu'importe la chaleur.</p> <p>La nuit, vers quatre heures du matin, des voyages se faisaient sous l'humidité et le froid d'harmattan, parfois sans bâche. On est alors grandement exposé aux intempéries et aux risques du trajet vu l'état défectueux de la voie. A Parakou, ZINZINDOHOUE Clément ne ratait bien entendu aucune occasion pour montrer qu'il était tout puissant du camp. A la moindre chose, il soumettait les camarades, voire aux séances de basonnades.</p> <p>Il pouvait lui plaire de vous couper la visite et de l'accorder à qui il voulait. A la moindre moindre protestation contre un état d'injustice, il pouvait décider de vous priver de nourriture ou menacer de vous envoyer à la prison de Ségbana.</p> <p>C'est ainsi qu'après une lettre de protestation adressée par les détenus autant de Parakou et de Ségbana au procureur général du parquet populaire central le 28 juillet 1986, ZINZINDOHOUE s'était lancé dans des manoeuvres de chantage et de division des détenus. De Parakou, il envoya un groupe de détenus à Ségbana le 29 juillet 1986, d'où il prit un certain nombre qu'il ramena à Parakou.</p> <p>La Commission Nationale d'Enquête et de Sécurité de l'Etat de ZINZINDIHOUE et GOMINA, dès lors se lança dans des manoeuvres de pression sue les détenus.</p> <p>Objectif : les diviser, les réduire au silence en arrivant à obtenir d'eux les demandes de clémence à KEREKOU. Il était par exemple dit aux détenus de Parakou qu'en demandant pardon à KEREKOU, ils allaient être libérés et reintégrés dans leurs droits. Ceux qui refuseraient de demander pardon, passeront devant la cour criminelle d'exception qui venait alors juste d'être créée. Leurs têtes rouleraient alors par terre parce que ce sera sans pitié.</p> <p>BABALAO Alexis organisa savamment la guerre psychologique en direction de Ségbana. Lui-même téléphonait directement à Ségbana pour entretenir la panique. Il arrivait aussi qu'il accorde à certains des détenus acquis à la lettre de clémence à Parakou, de téléphoner aux détenus de Ségbana pour entretenir la peur et aider à obtenir des défections.</p> <p>Bien sûr, le jeu a pu marcher puisqu'à Ségbana des gens n'ont pas pu résister à cette guerre psychologique. En bref il a été institué finalement au sein des détenus une atmosphère se suspicion, de méfiance ; tout ce qui se passait était difficile, dur à vivre.</p> <p>Il fallait avoir du nerf pour vivre cette atmosphère. C'était là d'autres formes de tortures, n'est-ce pas ?</p> <p>A Ségbana, les visites étaient strictement interdites. Des parents étaient venus qui de Cotonou, qui de Natitingou, qui de Parakou pour voir les leurs emprisonnés. Mais ils ont été purement et simplement renvoyés. Et c'est tous émus, que vous les verrez loin en pleurs, reprendre le chemin de la maison sans vous voir. Il y a par exemple le cas de la grande soeur de Mathias FINOUDE, celui de la femme de MONSIA BONI Christophe, celui de la femme de DJAFAROU Ali.</p> <p>A Ségbana, du 6 Novembre 1985, ce n'était qu'à partir de septembre 1988 que nous avions commencé par avoir des visites bien sûr à l'issue de multiples et nombreuses luttes protestaires.</p> <p>A Ségbana, il n'y avait d'infirmerie que de nom. Quelques comprimés de nivaquine et d'aspirine. Les nombreux cas de maladies graves n'ont pu être évacués qu'après d'intenses luttes. Là encore les ordonnances étaient à la charge du prisonnier qui devrait faire appel à l'aide de ses parents, amis ou autres bonnes volontés. De nombreux cas étaient restés sans traitement sérieux, faute de moyens. Il n'y avait même pas de véhicule pour s'occuper de l'évacuation des cas urgents. Quand un cas de ce genre se produisait, il faillait attendre jusqu'à 40 minutes voire l'heure avant de trouver un véhicule en ville à réquisitionner. C'était très grave, la chance était avec nous.</p> <p><strong>Parlons à présent de nos cellules :<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Elles sont exiguës. En période chaleur, la température atteint parfois jusqu'à 40 ou 41°C. C'est dans ces conditions que nous étions au début de notre détention enfermés, vingt quatre heures sur vingt quatre. Il n'y avait à sortir le matin que pour faire la toilette et les petits besoins.</p> <p>On nous envoyait manger à l'intérieur. La situation était devenue insupportable et a conduit à notre première et vive réaction le 13 mars 1986. Plutôt mourir sous les balles des tortionnaires pour que tout le monde entier le sache que de mourir en silence dans les cellules. C'était le cri de guerre.</p> <p>C'est à partir de là que nous avons commencé par conquérir progressivement quelques parcelles de liberté. Nous étions même privés de radio, de journaux ; pas même EHUZU. Les débuts étaient très difficiles et il nous fallait choisir de mourir en silence ou de nous battre et espérer gagner. Nous avons fini par gagner.</p> <p>Poursuivons avec les cellules ; quand il pleut, l'eau rentre dans les cellules et mouille nos affaires. Si c'est la nuit, nous sommes obligés de nous lever, de prendre certains de nos bagages à la poitrine et de rester là debout jusqu'au matin.</p> <p>Pour ce qui est de la nourriture, inutile de dire que c'était nettement minable surtout en qualité. Nous étions à francs CFA 300 par jour pour les trois repas. Au début les repas, surtout du soir, étaient pleins de sable ; difficile d'avaler une bouchée. Là encore, il fallait hausser le ton, dire non pour voir disparaître finalement le sable dont étaient remplis nos repas du soir.</p> <p>Bref, notre séjour en prison était un chapelet d'angoisses, de luttes et d'espoir. Qui aurait cru que nous pourrions un jour sortir de la prison de Ségbana !</p> <p>Mais le peuple est debout et ne saurait laisser la barbarie se perpétuer sur son sol. Il a fait, mais doit en faire plus. Se mobiliser de façon permanente pour se prendre en charge et empêcher toute bureaucratie d'installer de nouveau une barbarie digne des périodes moyenageuses.</p> <p>Quelles sont mes exigences aux termes de cette odyssée ?</p> <p>1°) Pousuivre et châtiller tous les tortionnaires et assassins des fils du peuple.</p> <p>2°) Me dédommager ...</p> <p>Salutaions militantes.</p> <p><strong>Profession : Ouvrier agricole</p> <p>Demeurant : Abomey</p> <p>Dates d'arrestation : 1977, Mai 1978, 1980, 10-10-1983, 28-6-1985</p> <p>Dates de libération : 1977 : 11 jours, Mai 1978 : 3 jours, 1980 : 22jours, 1er Août 1984, 1er Avril 1989.</p> <p>Centres de détention :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Gendarmerie de Zogbodomey</strong></p> <p><strong>- Abomey,</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Savè</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Commissariat de Cadjèhoun</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Camp Séro-Kpéra (Parakou)</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Prison civile de Ségbana.</strong></p> <p>J'ai le plaisir de porter à votre connaissance à travers ce rapport tout ce qui m'était arrivé pendant chacune de mes arrestations arbitraires sous le régime barbare de Kérékou. J'ai connu plusieurs arrestations, à savoir :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> En 1977, ayant participé à une protestation contre les taxes imposées aux petits marchands du marché d'Adanhondjigon, j'ai été arrêté sous l'égide du chef de district M. Daga Bagnimé Louis. On était sept à être arrêtés et torturés pendant 11 jours. Mais avec la pression de la population, le chef de district a été obligé de nous libérer en nous donnant raison. Il a ensuite procédé à la destitution du chef de village d'alors.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> En Mai 1978, j'ai été arrêté et enfermé à la gendarmerie de Zogbodomey pour la simple raison que j'avais élevé la voix contre la corruption flagrante des autoriés du district de Zogbodomey. J'ai fait trois jours (72 heures bien comptées) dans le violon lugubre de la Brigade.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> En 1980 et plus précisément en Février de cette année, sur convocation du chef de district M. ALENME Théodore, je m'étais rendu au bureau du district. Le chef de district dès mon arrivée a donné l'ordre de m'enfermer à la brigade de gendarmerie d'Abomey. Ceci parce que je suis contre l'expropriation des terres des populations de mon village. J'ai passé douze jours pour interrogatoire dans le violon non aéré avec mon ami Réné Akpéni. On s'était entendu pour nous évader. Ce qui fut fait. On a regagné la clandestinité. On a passé près d'un an avant de retourner en famille. Au cours de ma fuite j'ai perdu un enfant d'un an et demi faute de soutien. Dès que le chef de district eut vent de ma rentrée en famille, il a lancé des poursuites à mon encontre. C'est alors que j'étais parti à Savè et par chance j'ai été recruté dans la Société Sucrière comme ouvrier agricole.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Le 10 octobre 1983, après que j'ai fait une intervention en présence des autorités du district de Savè, intervention qui a retracé les malversations et les faits d'exploitation des ouvriers agricoles de la Société Sucrière de Savè, le chef de district d'alors a ordonné sans tarder mon arrestation au vu et au su de tout le monde. Soulignons qu'à cette époque, nous avions cinq mois de salaires impayés. J'ai été enfermé à la brigade de Savè sous l'autorité du chef de brigade M. AIKPE Jean. J'ai fait trois semaines au violon à Savè avant d'être déporté à Abomey et confié au commissaire HOUEGBONOU, là où j'ai passé quarante cinq (45) jours. C'est après que M. Agossa Christophe est venu me chercher pour Cotonou. J'ai été gardé au commissariat central de Cotonou au violon n° 2 pendant huit (8) mois. C'est dans ce violon dépourvu de toute condition de bonne hygiène que j'ai contracté des maladies de peau. Les soins ont été possibles grâce à mes codétenus. A ma sortie le 1er Août 1984, je suis retourné pour reprendre service à la Société Sucrière de Savè mais j'ai été purement refoulé.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> En 1985, plus précisément le 28 Juin, vers 5 heures du matin sur ordre du Capitaine Dossou Irénée, une équipe de cinq gendarmes bien armés était venue encercler ma chambre au village. Ils étaient en compagnie du maire de la commune. Dès mon réveil, j'ai été saisi et ils m'ont attaché la figure et m'ont emporté manu militari pour me jeter dans leur camion comme un sac de maïs qu l'on jette dans un camion de marchandises. Dès mon arrivée à la compagnie d'Abomey, le Capitaine Dossou Irénée n'a pas attendu avant de commencer par me taper avec des batons et lanières. Il me faisait faire des mouvements impossibles. Ils m'ont torturé de 6 heures du matin jusqu'à 3 heures. Le Capitaine même en personne a l'habitude de me taper sur la tête. Il en a tapé jusqu'à me percer le crâne. Je porte jusqu'à ce jour les séquelles. Malgré les soins intenses, la partie atteinte demeure sans cheveux. Les cinq jours d'interrogatoire que j'avais passés ont été tous des jours noirs où j'ai été tout le temps torturé malgré toutes les blessures issues des premières tortures. Je suis enfermé seul dans un violon sans contact. Le jour où ma première femme était venue me voir, on m'avait sorti et cela a été une occasion pour le capitaine de me torturer à sang en sa présence. Ma femme ne pouvait pas se contenir. Le Capitaine a été sanglant ; il me demandait de laper mon propre sang qui coule sur mon corps en présence de ma femme. Le Capitaine m'avait laissé à jeûn pendant pendant 72 heures et c'était grâce au Brigadier Tossou que j'ai pu recevoir au bout du troisième jour, un peu de buillie. Et c'est le même brigadier qui a proposé qu'on m'envoie à l'hôpital mais Monsieur Dossou Irénée a opposé un refus catégorique et a ordonné de me raser la tête seulement. Le 5 Août, j'ai été transféré d'Abomey à Cotonou et enfermé au commisariat de Cadjèhoun. Le 18 Décembre 1985, j'ai été déporté au Camp Séro-Kpéra de Parakou. J'ai fait ensuite 9 mois à la prison civile de Ségbana ; j'ai vécu les mêmes conditions que tous ceux qui ont fait les cellules de ces centres de détention. Ces arrestations m'ont causé assez de dommages à savoir :</p> <p>* J'ai perdu mon travail à la Société Sucrière de Savè après mon arrestation de 1983</p> <p>* J'ai abandonné ma famille pour de longues périodes, ce qui a entraîné assez de problèmes et des soucis à mes parents. Ce qui a valu la mort prématurée de mon père et de ma mère.</p> <p>* Une de mes femmes m'a abandonné au cours de ma détention de 1985.</p> <p>* Les tortures dont j'ai été victime m'ont laissé des séquelles. En effet, j'ai souvent les maux de tête.</p> <p>* Avant ma libération en Avril 1989, mon oncle qui a pris la lourde charge de mes sept enfants et ma seule femme qui me restait, a dû emprunter plus de 225.000 francs CFA pour pouvoir subvenir au minimum vital de ma petite famille. Il me revient de payer cette dette.</p> <p><strong>AFFON-AMONMI Comlan François</p> <p>Demeurant à : Cotonou BP .526</p> <p>Profession : administrateur Civil Rectorat Université Nationale du Bénin</p> <p>Date d'arrestation : 11 Octobre 1985</p> <p>Date de libération : 1er Avril 1989</p> <p>Centres de détention : Camp-Guézo, Camp Séro-Kpéra, Prison Civile de Ségbana<br class='autobr' /> </strong></p> <p><strong>A) DE MON ARRESTATION<br class='autobr' /> </strong></p> <p>J'étais arrêté le vendredi 11 Octobre 1985 vers 19 heures 45 dans mon salon à Cotonou (Mènontin-Kindonou). Ce jour-là, étaient dans ma chambre, mon grand-frère, sa femme et mes deux enfants, il y avait aussi un visiteur avec qui je causais au salon lorsqu'intervint mon arrestation.</p> <p>Pendant que je discutais avec mon visiteur au salon, un homme habillé en civil, après s'être annoncé poliment à la porte, fit son entrée dans ma chambre. A peine nous a-t-il salué qu'il fit comprendre qu'il aurait besoin d'un certain François et ceci pour quelques secondes, il avait l'air pressé et pour l'écouter, il m'a fallu presser également les pas. Je n'ai pu le rattraper qu'au portail où il s'arrêta net tel celui qui se décide soudain à me parler. Dès que j'arrivais au portail, une dizaine de militaires sortirent simultanément de deux voitures garées plus loin du portail et se ruèrent sur moi. Ils firent une sorte de demi-cercle autour de moi. Tous les habitants de la maison étaient surpris et indignés mais ne pouvaient malheureusement rien. Un des militaires me dit qu'on avait besoin de moi au Commissariat pour un petit problème et qu'on me donne tout juste le temps de m'habiller. Ils me suivirent jusqu 'à ma chambre à coucher, les fusils braqués sur moi de part et d'autre. Je mis mon pantalon et ma chemise et les suivis en demandant à mon frère de veiller sur les enfants. Au moment de prendre place dans la voiture pleine et gardée par des hommes armés, je fus aussitôt propulsé à l'intérieur et la voiture démarra en trombe. De force, je fus conduit au domicile d 'un collègue de service. La voiture a repris, quelques minutes plus tard le chemin de ma maison. A quelques centaines de mètres de chez moi, la voiture s'arrêta au bord de la route. L'un des militaires me dit que j'étais membre très actif du PCD et qu'il en détenait les preuves. Poursuivant ses paroles menaçantes, il dit : "Vous avez à choisir entre la vie et la mort. Si vous choisissez la vie, vous tâcherez de dire tout ce que vous connaissez du PCD, si vous choisissez la mort, nous sommes prêts à vous la donner, on ne s'amuse pas avec nous et ne faites surtout pas le malin". Je me suis tu et brutalement, je reçus un coup de crosse sur le dos. Ce coup est suivi immédiatement des gifles et des tapes fortes et sévères. A chaque question sans réponse, ils m'assomaient plus fort. Comme je ne répondais pas du tout, ils m'ont conduit dans ma maison vers 21 heures. Ils procédèrent, menaces à l'appui, à une fouille minutieuse et systématique de mes affaires. Chaque objet était examiné et fouillé soigneusement. Après avoir fouillé mes effets qu'ils ont laissés en vrac et dans un désordre inouï, ils étaient rentrés dans ma cour-arrière d'où ils renvoyèrent mes parents. Ils avaient creusé profondément le sol qu'ils avaient fouillé scrupuleusement et très attentivement. Après avoir fouillé et remué tout le sol de l'arrière-cour, ils m'avaient embarqué vers deux heures du matin pour me déposer ensuite au Camp Ghézo. Comme je demandais à boire parce que j'avais soif et sentais aussi la faim, ils avaient fait la sourde oreille et avaient donné l'ordre à deux militaires de me conduire au poste 200. Ce qui fut fait. Le chef de poste enregistra mon nom et m'introduisit dans la cellule pleine de détenus. La lumière fut éteinte et je passais le reste de la nuit assis. J'étais fatigué et sentais des douleurs depuis la colonne vertébrale jusqu'à la tête. Ainsi commença ma nouvelle vie, celle de la prison.</p> <p><strong>B) LA VIE EN PRISON</strong></p> <p>L'itinéraire de ma vie en prison est la suivante : j'ai passé près de deux semaines au camp Ghézo. Je suis transféré à Parakou le 24 Octobre 1985. Là, j'ai fait près de cinq semaines avant d'être envoyé à Ségbana d'où je ne partirai que huit mois plus tard, c'est-à-dire au début du mois de Mai 1986 pour recevoir des soins médicaux à Parakou. C'est à Parakou que j'ai passé tout le reste de mon séjour en prison. Je soulignerai à chaque étape les points marquants et les événements importants.</p> <p><strong>1- Au Camp Ghézo à Cotonou</strong></p> <p>Du vendredi 11 Octobre au 24 Octobre 1985, j'étais resté au Camp Ghézo (poste 200) à Cotonou. Nul n'ignore le caractère insalubre et inhabitable de ce fameux poste où de très nombreux détenus sont parqués tels dans une boîte de sardine. C 'était un lieu d'insécurité et de souffrances. C'était dans cette cellule que les militaires venaient me chercher pour m'amener au Petit Palais qui est une véritable zone de terreur et d'assassinat Lorsqu'on m'amena au Petit Palais le matin à 8 heures 30, ce n'était que le soir vers 19 heures que je revenais fatigué et complètement abattu par la faim. Au Petit Palais, j'étais soumis à de longs interrogatoires sur les activités du PCD. A chaque interrogatoire, C'étaient des menaces, des bastonnades et des punitions de tout genre et de toute forme. Les menaces seules m'affolaient, me déroutaient et me démoralisaient profondément.</p> <p>Lorsque vous entendez, voyez et subissez ces tortures, il y avait de quoi être troublé et paniqué à l'extrême. Ces tortures morales, physiques et psychiques intelligemment orchestrées pour m'extirper des déclarations et des aveux de toute nature, ces tortures, dis-je, m'ont rendu psychologiquement malade. De nuit comme de jour, en sommeil ou en éveil, il m'arrive de crier et d'avoir le sentiment et la sensation de subir encore les mêmes tortures. C'est une maladie inquiétante dont je s'offre. En dehors de ces tortures, j'ai subi des humiliations ignobles dont le souvenir me révolte et me démoralise encore plus. Comme si ces tortures et ces humiliations ne leur suffisaient pas, des gradés passés maîtres tortionnaires ont organisé une séance dite de confrontation avec un camarade de même service que moi arrêté la même nuit du 11 Octobre 1985. Cette confrontation était un prétexte pour nous soumettre à un dur "rodéo". J'étais battu et maltraité et c'était malheureusement à cette occasion que j'ai reçu successivement des coups sévères de chaussures militaires dans les côtes droites. Ce jour-là, je n'ai pas eu le courage de demander ni consultation ni soin.</p> <p>Ce n'était qu'à Parakou que j 'ai pu recevoir, une dizaine de jours plus tard, quelques soins (massages journaliers, piqûres de pénicilline, comprimés d 'aspirine et de nivaquine). A Parakou, j'avais demandé à plusieurs reprises d'aller faire la radiographie mais, le médecin du Camp (le Major) a toujours opposé un refus catégorique. Il a notamment dit, lorsque j'insistais d 'aller à la radiographie que mon intention serait de communiquer les résultats de l'analyse médicale à Amnesty International.</p> <p>Aujourd 'hui, les séquelles sont là : je suis incapable de faire des gestes forts avec mon bras droit, je ne peux plus soulever sans souffrance et grandes douleurs des briques ou tout objet ayant du poids, il m'est difficile de respirer profondément, assis pendant plus d'une heure je commence par ressentir des douleurs variées et atroces. Si j'avais assez d'argent j'aurais fait la radiographie après ma libération.</p> <p><strong>2- Au Camp Séro-Kpéra (1ère étape)<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Comme je l'ai dit plus loin, lorsque j'ai été transféré du camp Ghézo de Cotonou, c'était au Camp Séro-Kpéra de Parakou que j'ai été déposé le 25 Octobre 1985 par un camion militaire. A Parakou, j'ai subi des séances d'interrogatoires. C'est aussi à Parakou que j'ai pu bénéficier des soins en ce qui concerne mes douleurs des côtes, mais je n'ai pas pu bénéficier de l'examen médical de radiographie. J'ai fait un peu plus d'un mois à Parakou car, arrivé le 25 Octobre 1985, ce n'était que dans la première semaine du mois de Décembre 1985 que j'ai été transféré à Ségbana.</p> <p><strong>3- A la prison civile de Ségbana<br class='autobr' /> </strong></p> <p>De façon générale, la vie dans cette prison est particulièrement pénible pour moi. C'était pour moi un véritable enfer. Le climat était insupportable et les conditions de détention étaient inhumaines. On vivait dans une obscurité presque permanente. Mon organisme n'arrivait pas du tout à supporter cette situation. Pire encore, c'était mes douleurs des côtes qui persistaient et je n'avais que la pommade "zorro" pour mes soins. J'ai fait environ quatre mois à Segbana lorsque j'ai commencé par souffrir des maladies que je ne comprenais plus : tantôt c'étaient les maux de tête suivis de fatigue excessive et des douleurs dans les muscles. Des fois pendant deux semaines durant c'étaient les coliques interminables suivies de diarrhées qui durent des jours. A la suite, j'ai commencé par sentir des brûlures violentes dans le ventre et surtout dans les intestins. Peu à peu, j'ai commencé par sentir des maux de tête insuppportables et des picotements dans les yeux. J'ai demandé à aller à Parakou pour me faire soigner, mais c'était impossible. Mais Dieu est grand, heureusement, par la faveur d'un hasard, la Commission d'Enquête a organisé une grande vague de déplacement de détenus. J'étais heureusement de ceux qui devaient aller à Parakou. C'est ainsi que je fus transféré à Parakou le 8 Mai 1986.</p> <p><strong>4- Séjour au Camp Séro-Kpéra de Parakou (2ème partie)<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Ce séjour a été très long et a couru du 8 Mai 1986 au 1er Avril 1989. A Parakou, j'ai commencé aussitôt mes soins médicaux. J'étais gravement malade et seule ma santé me préoccupait. J'allais à l'infirmerie, mais malheureusement c'était le même traitement à savoir : nivaquine, aspirine et des vermifuges. Tout cela était non seulement insuffisant, mais encore inefficaces, car mes maux n'ont pas cessé mais devenaient plus compliqués de jour en jour. Quelques mois après, j'ai commencé à ne plus voir correctement de loin. Je n'arrivais plus à lire correctement dans les livres. C'était difficilement que je distinguais les mots et les lettres. Je précise par ailleurs que, avant que je ne commence par sentir les maux d'yeux, je souffrais de rhumatisme. Tous mes orteils et mes articulations se raidissaient et me faisaient très mal. C'était par la suite que ma vue est devenue floue, les larmes me coulaient à flots. J'étais obligé de gratter mes yeux qui me démangeaient et me faisaient excessivement mal. Je m'étais rendu quelques jours plus tard à l'infirmerie de la garnison qui m'a envoyé à l'hôpital chez l'ophtalmologue. Ce dernier a procédé à l'examen médical. Il a découvert le mal et m'a prescrit de nombreux médicaments que je ne pouvais pas acheter faute d'argent. J'ai dû écrire à mes parents et à mon correspondant pour les informer. C'était en ce moment que mes parents étaient arrivés à Parakou et m'avaient acheté les médicaments. C'étaient des dizaines de mille qu'ils avaient dépensés.</p> <p>Quelques mois plus tard, j'ai reçu de l'argent de mon correspondant et avec cet argent, j'ai pu respecter le régime alimentaire que le médecin occultiste m'a prescrit ; il y eut certes une amélioration mais actuellement, ma vision reste trouble lorsque je regarde de plus près et quand je regarde de loin, je ne vois plus clairement à partir de vingt mètres environ. Ainsi le mal persiste toujours et il me faudrait un nouvel examen en vue de m'acheter des médicaments et verres correcteurs (les lunettes) correspondants actuellement à mes yeux. Au total, j'ai passé une vie très malheureuse en prison. C'est au cours de mon séjour en prison que j'ai attrapé les deux graves maladies que sont : les douleurs que je ressens dans les côtes qui me gênent à tout moment, et il y a surtout mes maux d'yeux qui m'inquiètent beaucoup.</p> <p><strong>C) LES PREJUDICES : BILAN DES DEGATS</p> <p>PROVOQUES PAR LA PRISON</strong></p> <p>En gros, la détention m'a créé beaucoup de préjudices, elle a créé des problèmes et de nombreux dommages à mes enfants (deux filles) et à ma mère. Les dégâts causés par ma détention (qui coure du vendredi 11 Octobre 1985 au 1er Avril 1989) se présentent comme suit :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Le jour de mon arrestation après la longue séance de fouille les militaires ont emporté mes livres, mes documents personnels. Parmi ces objets emportés, on peut citer : tous mes collections de Lénine, Karl Marx et autres... Ils ont pris quatre rames de papiers forts, tous mes documents qui leur semblaient suspects, ma carte d'identité est restée avec eux. Je demande qu'on me retourne toutes mes affaires.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> J'ai subi en prison des dommages physiques. Je veux parler des maux de côtes. En effet je continue de ressentir des douleurs atroces au niveau de mes côtes droites. Cela serait dû soit à un déplacement des côtes, soit à une blessure que les coups de chaussures militaires auraient provoqué à cet endroit. A cet effet, il me faut une nouvelle consultation pour déterminer le niveau de dégénérescence de mes yeux en vue des prescriptions de médicaments et des lunettes (verres correcteurs) correspondants.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Durant tout le temps que j'ai fait en prison, mes enfants n'ont plus été à l'école. Leur déplacement forcé de Cotonou sur le village causé par mon absence les a dépaysées et elles étaient découragées et démoralisées parce qu 'elles ont manqué d'encadrement adéquat. Il faudrait trouver une issue à ces deux filles qui ont déjà 14 ans et 16 ans.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Ma détention a fait que mon avancement professionnel a piétiné. Pendant plus de trois ans et demi, j'aurais pu bénéficier soit d 'une bourse de stage ou d'un avantage qui aurait amélioré ma vie professionnelle et contribué à mon évolution. Il est normal qu'on redresse ce tort et qu'on répare ces dommages portés à ma vie professionnelle.</p> <p><strong>CONCLUSION- SOUHAITS<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Je souhaite vivement que l'Etat béninois se penche favorablement sur mon cas et répare les nombreux dommages qui m'ont été faits. Je demande que justice me soit faite et que tous ces dommages énumérés plus haut me soient réparés. Par ailleurs, je tiens à souligner que depuis mon arrestation le 11 Octobre 1985, mon salaire a été coupé et est versé dans un compte obscur à la Banque Commerciale du Bénin (Agence Cocotiers). A ce sujet, je réclame mon salaire et demande qu'on me remette le montant total de tous les mois que j'ai passés en prison. En clair je réclame le paiement de l'intégrité de tous mes salaires confisqués depuis le 11 Octobre 1985, date de mon arrestation.</p> <p><strong>Luc Gbétondji AGNANKPE</p> <p>26/ 01/ 50 à ADJAHON</p> <p>Actuellement en service à la CO. BE. NA.M. 2.314</p> <p>COTONOU- (R. BENIN)</strong></p> <p>En dehors des interpellations, j'ai été arrêté et détenu plus de 24 heures cinq (5) fois sous le régime du Parti-Etat PRPB.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Septembre 1976 juste pour quatre jours.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> 11 Mai 1977 à juillet 1977</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> 20 Novembre 1978 au 05 Avril 1979.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Septembre 1982 : juste encore pour quatre jours.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> 10 Juillet 1985 : juste une journée de 09H30 à 23H50.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> 22 Juillet 1985 au 03 Septembre 1989.</p> <p>Ces différentes arrestations et détentions sont l'expression même des crises et des résultats des luttes des peuples qui secouaient profondément le régime défunt du Parti-Etat PRPB.</p> <p><strong>1/ ARRESTATION ET DETENTION DE SEPTEMBRE 1976<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Cette première détention sous le régime défunt survint à la suite de l'arrestation et de la détention d'un certain nombre de personnes qui revenaient de Lomé et sur qui la police avait retrouvé des documents dits subversifs. Toutes ces personnes étaient des camarades et amis à moi. La police établit alors que je ne devrais être étranger à ce qui venait de se passer, c'est-à-dire la création de l 'UNION DES COMMUNISTES DU DAHOMEY, se fondant sur mes activités passées, mes appréciations sur la situation politique nationale d'alors et enfin sur mes relations personnelles et politiques avec les personnes arrêtées, en tout cas sur rien de consistant sur mon appartenance ou non appartenance à ladite organisation. Ce qui suit relate les conditions de cet événement.</p> <p><strong>CONDITIONS D 'ARRRESTATION</strong></p> <p>Un beau matin, à peine m'étais-je réveillé que j'entendis frapper à la porte. Après quelques questions et réponses bredouillées, j'ouvris la porte. Il sonnait environ 06H15. C'était un agent de police en tenue civile du nom de KOUKPAKI (frère de l'ARP au ministère de l'Intérieur).</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Est-ce vous le camarade AGNANKPE Luc ?, demanda-t-il.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Oui, qu'est-ce qui vous amène vers moi et qui êtes-vous ?</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> C'est votre ami DJEGUI Narcisse qui m'envoie vous demander de lui envoyer la chose.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Je regrette bien qu'il ne vous ait parlé que de chose sans l'avoir identifiée. Dis-lui donc que je ne suis pas arrivé à comprendre son message et que je lui demande d'être plus explicite.</p> <p>Puis il retourna sur ses pas. Une heure plus tard, j'eus les précisions demandées : deux agents de police se présentèrent à moi étant des envoyés de la Commission Nationale d'enquête pour me conduire à l'ex-commissariat de Ggégamey d'où je ne sortis que le cinquième jour.</p> <p><strong>LIEU ET CONDITIONS DE DETENTION<br class='autobr' /> </strong></p> <p>L'ex-commissariat de Gbégamey fut mon nouveau domicile. J'étais à ma propre charge. J'avais vécu dans une même cellule avec les détenus (qu 'on nomme gardés à vue) de droit commun, une cellule oblongue où la crasse, le manque de lumière absolu et la chaleur en toute saison se discutaient la première place.</p> <p>Ces conditions étaient certainement nécessaires pour eux pour agir sur le moral du détenu que j'étais. J'avais été épargné des tortures physiques. Evidemment, je n'avais pas eu à passer pour interrogatoire devant la Commission. Ce fut un des membres, le commissaire Pierre Claver GODONOU qui avait demandé de me libérer après s'être étonné. Ce ne fut que partie remise, puisqu'une autre arrestation interviendra en Mai 1977.</p> <p><strong>2/ ARRESTATION ET DETENTION DE MAI 1977</strong></p> <p>Cette arrestation s'opéra dans un contexte socio-politique qui donna les moyens au régime du PRPB de frapper très fort et très sauvagement : c était après l'agression du 16 Janvier 1977.</p> <p><strong>CONDITIONS D'ARRESTATION<br class='autobr' /> </strong></p> <p><strong>Nous avons été convoqué par la radio pour nous présenter le 11 Mai 1977 au M.I.S.O.N (MINISTERE DE L'INTERIEUR DE LA SECURITE ET DE L'ORIENTATION NATIONALE) pour affaire concernant au 6ème étage chez le Directeur Général du Ministère d'alors, Monsieur Roger AHOYO. Nous étions, il me semble, au nombre de onze (11) ; tous étudiants à l'Université Nationale du BENIN dont deux jeunes filles.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Amélie AZIABLEE, actuellement en service à la Direction des pêches.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Antoinette ZOSSOUNGBO, actuellement en service à l 'OBEMINES.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Clément AGOSSADOU, médecin à Savalou.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Castrence ALYKO, BCN (commerce extérieur).</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Jérôme MEDEGAN FAgla, LABO BIOCHIMIE (UNB).</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Nicolas Désiré FASSINOU, SOBEMAP.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Patrice GANGNITO, BCB.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Camille KPADE, Médecin (CNHU-CUGO).</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Jérôme SAKAKININ, (COOP6CENTRALE).</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Julien TAGBADJA, Etudiant UNB.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> et moi-même Luc GB. AGNANKPE, COBENAM.<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Après que nous fûmes présentés au Directeur Général du Ministère, nous avions été conduits au bureau du Ministre tortionnaire en chef, Mr Martin DOHOU AZONHIHo qui nous fit savoir que nous étions des membres de l'Union des Communistes du Dahomey (UCD), opposée à leur régime. Il précisa que c'était le résultat de leurs enquêtes et que des preuves irréfutables établissaient que c'était nous qui entretenions et alimentions la subversion dans le pays.</p> <p>"En conséquence, déclara-t-il, je vais vous casser. Certains d'entre-nous ont des liaisons à l'étranger. Nous vous mettrons tous hors d'état de nuire, vous les ennemis de la révolution. Vous êtes des réactionnaires et vous serez traités comme tels".</p> <p>Après cette déclaration de guerre par des mots d'intimidation qu'il martelait de toutes ses forces, il ordonna à des hommes-gorilles de nous emporter et de nous prendre en compte.</p> <p>Certains, surtout les deux femmes, fondirent en larmes et voulaient affirmer leur innocence. Mais rien n'y fit, nous fumes embarqués dans le 'Yéyé bleu' (SUPER GOELETTE de la Police) conduit par MAHULOLO. Nous fumes ventilés dans les différents commissariats de St Michel, au commissariat Central, à celui de ZONGO, à l'ex DPE (Direction de la Police d'Etat) pour choir enfin à la Compagnie Républicaine d'Intervention (CRI).</p> <p><strong>CONDITIONS DE DETENTION</strong></p> <p>Au commissariat St Michel, c'est un garage qui sert de cellule. Le sol cimenté portait quelque niveau de crasse puante. On y voyait se pavaner là-dessus quelques animalicules qui vous carressent le corps.</p> <p>On ne rentre dans cette cellule très malpropre qu'en slip, et pour tout siège et tout lit, l'on avait eu que sa petite portion de sol d'à peine 60 cm2 lorsqu'elle est pleine.</p> <p>Ce commissariat, de par sa situation géographique, recevait des délinquants et autres larcins et drogués du marché DANTOKPA. L'on peut comprendre que la cellule soit toujours comble.</p> <p>Il paraît tout naturel que l'hygiène soit inconnue à ce lieu. Pour nos besoins nous avions un récipient. Celui-ci était vidé tous les trois jours et débordait souvent. L'on ne pouvait se laver qu'une fois par semaine dans le meilleur des cas.</p> <p>Des consignes spéciales étaient données contre moi et je suis resté là près d'une semaine sans m'être jamais lavé. J'étais interdit de communication.</p> <p>Je n'étais pas nourri et chaque matin et chaque soir (vers 16 heures), les geoliers venaient me chercher pour interrogatoire. Chaque séance était précédée de rodéo sec ou mouillé avec doube musette (à la poitrine et au dos).</p> <p>Après quelques jours, quand mes blessures ont commencé par être importantes, on me transféra au commissariat central. J'étais resté au violon n°2, une salle oblongue ayant pratiquement les mêmes caractéristiques que la cellule du commissariat de Gbégamey.</p> <p>Les pratiques semblent identiques avec les autres commissariats quant aux conditions de détention.</p> <p><strong>SEANCES D'INTERROGATOIRES</strong></p> <p>Pendant près de trois semaines, j'étais soumis à de très rudes épreuves telle qu'il sied à quelqu'un en qui le pouvoir voyait l'organisation de la subversion au niveau national.</p> <p>Bref, ces tortionnaires exécutants se connaissent bien.</p> <p>L'ordre était donné de me soumettre aux conditions les plus intenables pour m'amener à parler. Je fus donc confié à une équipe spécialisée qui ne comprenait que des policiers et des agents de renseignements parmi lesquels se trouvaient un certain SINDJAME (c'était un karatéka), SINHO (il joue pendant longtemps le rôle de provocateur, il lui arrivait très souvent de se constituer en garde le corps de ma copine qu'il suivait dans ses déplacements, surtout quand elle revenait du campus en week-end à COTONOU), ANIAMBOSSOU (un agent de police ; ce n'est ni le commissaire qui doit être déjà admis à la retraite, ni celui qui est actuellement au service Emigration). Il y avait bien d'autres dont j'ignore les noms. Mais ils doivent se connaître.</p> <p>Je puis dire qu'ils exécutaient leur tâche avec un zèle inédit. Toutes mes séances d'interrogatoires étaient toujours précédées de tortures physiques et toutes sortes de rodéo (secs ou mouillés). Le moment privilégié de ses séances inhumaines est celui où le soleil est au zénith.</p> <p>Elles se déroulaient à l'ex-Direction de la Police d'Etat (commandements des commissariats des forces de Sécurité Publique situé en face des Chèques Postaux) et généralement après les heures de travail (entre 14H-16H). C'était la période des journées continues de travail.</p> <p>L'impression que j'avais, c'est que c'est la commission même qui fixait les tortures en fonction des séances d'interrogatoires. Si ce n'était pas le rodéo, c'était les flagellations qu'une bonne équipe d'environ six (6) personnes exécutaient. Elles se relayaient trois à trois, mais leur victime elle était toujours la même.</p> <p>En slip, musette remplie de sable, sous des averses de chicotes, mes bourreaux me conduisaient au robinet pour me mouiller, puis me soumettaient à quelques épreuves physiques (reptations sur le ventre, sur le dos, roulades avant, roulades arrière, trépied, marche sur les genoux, reptations avec appui sur les coudes sur des endroits pavés de graviers et de caillasses et tout cela toujours sous le soleil caniculaire).</p> <p>Il est des épreuves pour lesquelles je ne portais pas musettes. Mais dans tous les cas, les rodéos s'exécutaient musette au dos et/ou à la poitrine. Lorsqu'il s'agissait de rodéos mouillés, j'étais conduit au robinet musettes remplies de sable pour y recevoir ma douche.</p> <p>Ces rodéos qui consistaient à courir, à ramper, à rouler, à monter les mûrs, à y marcher et courir et en descendre étaient agrémentés de quelques séances de flagellations et d'autres exercices telles que marches de canard et de crapaud (rester accroupi et sautiller) ; un autre exercice consiste pour rompre avec la monotonie des autres épreuves, à éprouver la résistance des yeux face au soleil ; vous restez, toujours en slip et torse nu, bien entendu sur le sol surchauffé, les yeux bien tournés vers le soleil au zénith sans jamais les cligner sous peine des pluies de chicotes et de lanières, qui vous rappellent à l'ordre.</p> <p>Il est évident que l'obéissance à cet ordre ne saurait durer plus que quelques secondes parce que cette épreuve est extrêmement difficile. Les sévices et tortures sont à cette étape inévitables, je dirais même incontournables. S'il est possible de limiter les coups dans l'exécution des autres épreuves, celle de résistance des yeux au soleil est une bonne occasion pour vous en asséner le maximum. Ils vous disent d'ailleurs qu'eux autres sont payés par la révolution pour mettre hors d'état de nuire les "tracteurs" (entendre rédacteurs et distributeurs de tracts).</p> <p>Un jour, je me retrouvais avec Castrence ALYKO (arrêté dans les mêmes conditions que moi) à la séance de tortures. Tous deux, nous fûmes soumis aux mêmes épreuves. Mais lui d'allure moins sportive et moins résistant que moi, eut beaucoup de difficultés à affronter celles-ci, et des coups, il en reçus sur la tête et dans les yeux. Jusqu'à ce jour, l'intéressé ne s'est pas retrouvé et souffre effroyablement de maux d'yeux. Ceux qui l'ont connu avant son calvaire s'étonne de ce que ce jeune homme très intelligent et bosseur est devenu : il est complètement atteint et je suis très personnellement inquiet et pessimiste pour sa santé. Rien à ma connaissance ne peut réparer les dommages physiques et moraux causés à sa personne. Cependant l'Etat doit prendre en charge son problème de santé et l'indemniser, bien sûr avec toutes les autres victimes ou leurs ayants droit.</p> <p>Les tortures ne se limitaient pas aux seules séances qui se déroulaient dans la cour de l'ex-Direction de la Police d'Etat. La salle d'interrogatoires ou salle de conférence était aussi un lieu privilégié de tortures pour arracher les aveux. Des séances d'interrogatoires, deux étaient particulièrement émouvantes.</p> <p>La première, c'est le jour où j'ai eu le cinquième métacarpien de mon auriculaire gauche fracturé sous les coups de Marius DADJO alors inspecteur de police et membre du comité de défense de la révolution (CDR) de la police, aujourd'hui résident de la Fédération Béninoise de Football. L'intéressé s'était mis dans un état de rage, trouvant inadmissible que je "mente" sur les choses qu'il croyait évidentes à son avis et avait donc juré d'obtenir la vérité pour faire avancer la commission. Malheureusement, il ne fut pas plus utile qu'il ne l'avait été jusque-là.</p> <p>C'était donc lui, Marius DADJO, aidé par SINHO qui s'appliquaient dans l'exécution des séances corporelles contre ma personne aux interrogatoires. Les instruments étaient les matraques (noires), les chicotes, les lanières et les menottes.</p> <p>Usage était fait de tout cela. L'on vous menottait de plusieurs façons : les mains derrière et les pieds également, étendu sur la table de la salle de conférence le dos pressant donc les menottes réglées méchamment à vos poignets.</p> <p>C'est dans cette position que l'averse de coups de lanières, de chicottes et de matraques tombe sur vous sans la moindre retenue.</p> <p>Une autre position, c'est de vous maintenir menotté de la même manière mais cette fois-ci couché sur le ventre pour permettre à ces vils individus d'exécuter leur sale besogne ; c'est ainsi qu'ils m'ont cassé le doigt dont j'ai parlé plus haut.</p> <p>Je ne su que j'étais victime d'une fracture que le soir quand je rejoignais ma cellule. Je refusai ce jour-là d'intègrer le violon n°2, ce qui obligera le membre de la commission qui était allé me déposer, à demander au Chef de poste de me mettre à la grille.</p> <p>N'eût été la compassion des locataires de la grille, notamment d'un certain Dr OSSENI (qui enseigna plus tard le cours de santé publique au Centre Régional de Santé Publique) qui prit soigneusement soin de moi comme le ferait une maman à l'égard de son enfant malade, j'aurais peut-être eu une infection. J'étais fortement courbaturé. Il me massa et commanda des médicaments anti-inflammatoires et du décontractyl pour moi. J'étais sans contact et sans sous sur moi.</p> <p>Le lendemain, je comparus de nouveau devant la commission, toujours soumis aux sévices habituels, bien que j'eusse la main enflée et ai annoncé que je sentais une fracture au doigt.</p> <p>Cela ne changera que négativement ma situation car c'était le moment que choisit la commission pour me demander de dire ce qu'elle me voulait déposer, à moins d'être masochiste. Mais je n'hésitais pas à dire à cette commission que c'était plutôt elle qui était sadique. Elle reçut mal ces propos et la séance continua de plus belle sans tenir compte de cette fracture.</p> <p>L'acharnement fut décuplé les trois jours qui suivirent : la tactique était de concentrer tous les moyens pour avoir les aveux. Malheureusement la commission n'avança pas d'un iota.</p> <p>C'était bien en cette période que la rumeur de ma mort circula à l'Université et dans Cotonou.</p> <p>Je restai pendant plus de deux semaines à ruminer mes douleurs physiques liées à la fracture, le MISON s'étant opposé à un quelconque examen à l'hôpital. Il a fallu des relances de correspondances sur correspondances au commandant de la CRI (GOMINA) que je ne manquais pas bousculer, pour me voir un jour conduire au CNHU (Centre National Hospitalier et Universitaire) pour la radiographie qui révéla qu'il y avait effectivement une fracture ; une intervention chirurgical était prescrite ; faute de m'être présenté à temps chez le Docteur, les parties de l'os cassé qui se chevauchaient s'étaient développées un peu trop rapidement en sens inverse..</p> <p>Une fois encore, après le diagnostic et la prescription de l'intervention chirurgicale, il a fallu des jours et des jours pour convaincre le MISON, le tout-puissant, le célèbre Martin DOHOU AZONHIHO, Goebels béninois, avant qu'il n'autorise mon hospitalisation ;</p> <p>Entre-temps, le mal a évolué négativement et le diagnostic devrait changer légèrement étant donné le développement anormal des deux parties de l'os cassé.</p> <p>Mais finalement, notre MISON accepte mon admission en chirurgie au CNHU de COTONOU. Trois hommes armés chacun de fusil mitrailleur assuraient ma garde. J'y séjournai du 12 au 28 juin 1977.</p> <p>L'opération chirurgicale ne fut pas facile. Le professeur Henri Valère KINIFO assisté du Dr PETIT Jean traita cette affaire avec un soin exceptionnel pour la réussir. Des dires des internes des hôpitaux, c'est une intervention très délicate dont le succès à 100% n'est jamais assuré.</p> <p>Les spécialistes de la médecine savent bien en quoi consiste ce travail délicat sur un petit os cassé.</p> <p>Enfin, je porte encore sur mon corps les traces indélébiles des bonnes oeuvres de ces messieurs.</p> <p><strong>ARRESTATION ET DETENTION DU 02.11.78 AU 05.04.79<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Le 02 Novembre 1978, alors que j'étais au bureau à l'intérieur du port, quelqu'un sy présente et me demande si c'était moi Luc AGNANKPE. Je lui réponds que oui.</p> <p>Alors, il décline son identité et m'annonça qu'il était envoyé par la commission nationale me chercher. J'exigeai de lui une pièce attestant son identité, car moi, lui avais-je dit, je ne me laisserai pas emporter par n'importe quel individu qu'on ne retrouverait plus après. Très agité et fier de sa mission dont son inconscience ne lui permettait pas d'apprécier les conséquences, il exhibe sa carte d'identité professionnelle ; c'était l'agent de polie VIGAN. Je lui demandai où il m'amenait. Il répondit : "LA CRI".</p> <p>Il me conduisit à la Compagnie Républicaine d'Intervention (CRI° et me fit comparaître devant ladite commission où je reconnus Mrs Bernard SINGJALOUM, un certain OUSMANE (actuellement admis à la retraite et employé par le Magasin SOBA.</p> <p>Je fus immédiatement enfermé dans une des cellules de la CRI sans contact, puis ressorti pour rester au poste de police. C'est là que mon collaborateur Constant OLYMPIO vint me rendre visite le même jour à la sortie puisqu'il savait où devrait m'emmener Mr VIGAN. D'ailleurs lui et VIGAN se connaissent bien.</p> <p>Aussitôt à son arrivée au poste, ce dernier le sonna de questions. Mais l'une des réponses qui coûta environ quatre jours de détention à mon collègue, c'était :</p> <p>le camarade AGNANKPE est un brave type que ne pourrez pas réduire facilement. C'est vain les tracasseries que vous lui faites subir, avait-il déclaré à Mr VIGAN devant moi.</p> <p>Ce dernier y trouva un affront et le fit enfermer. La commission alla le perquisitionner et le garda pendant quatre ou cinq jours. N'eut été l'intervention de sa femme, une policière, il aurait pu faire banalement, à cause de moi, autant que moi comme durée de détention.</p> <p>Le soir de mon arrestation, je passai à l'interrogatoire dans la cour de la CRI à</p> <p>quelques pas de l'équipe d'exécution des tortures.</p> <p>Nous avons eu d'anciens rapports sur vous, camarade AGNANKPE.Il en ressort que vous n'avez pas l'habitude de répondre aux questions. Vous les feintez, c'est votre habitude. Mais cette fois-ci, nous espérons que vous allez nous aider, nous faciliter la tâche", avait déclaré Mr SINDJALOUM qui présidait cette commission.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Moi j'ai toujours répondu aux questions, mais peut-être sans satisfaire pleinement ceux qui les posent, avais-je répliqué.</p> <p>Puis vinrent ces premières questions relatives à mes relations avec certains étudiants à l'Université Nationale du Bénin (quelques noms étaient donnés) qui pensaient que les choses ne se passaient pas comme ça du temps où j'erétais responsable des étudiants. Il en a déduit que c'est moi qui les montait.</p> <p>Evidemment de tous les noms, je n'en connaissais qu'un seul, puisque celui-ci était secrétaire général de la section dahoméenne de l'Union Générale des Elèves et Etudiants Dahoméens (S.D./UGEED dont je fus le Président.</p> <p>Mes réponses furent qualifiées d'insolites et l'un d'entre les membres de la sous-commission qui était derrière moi pour me rappeler à l'ordre menaça de s'exécuter (je me labourer le corps si je persistais à ne pas me considérer comme un cadre responsable.</p> <p>Il ne put se retenir quand je confirmai mes premiers propos. Ses patrons le temporisèrent, mais j'en avais déjà eu pour mon compte. Tans pis pour lu", dit-il.</p> <p>Puis après quelques autres questions dont la reconnaissance de mon style dans les tracts qui circulaient, je fus renvcoyé au garage à l'ex-DPE d'ou je ne serai rappelé pour un autre interrogatoire que le 25 janvier 1979. Mes mots ne furent pas tendres et n'avaient rien arrangé. Le tout-puissant Antoine KPOHAZOUNDE alors premier responsable CDR et président de la sous-vcommission qui m'entendait solennellement ce jour-là conclut que je les avais nargués.</p> <p>Je fus à nouveau retourné à mon garage où je séjournai jusqu'au 05 Avril 1979.</p> <p><strong>ARRESTATION ET DETENTION DE SEPTEMBRE 1982</strong></p> <p>Des malaises socio-politiques couvaient et avaient même éclaté dans notre pays : en Avril 1982 naissait la Centrale Syndicale des Travailleurs du BENIN (CSTB) ; les enseignants s'organisèrent pour revendiquer leurs droits, notamment les arriérés d'indemnités de correction pour divers examens et concours. Le pouvoir du régime de KEREKOU était mis à l'épreuve et il ne restait qu'à mettre hors d'état de nuire des boucs-émissaires en les isolant. C'est ce qui explique mon arrestation et ma détention de quatre jours.</p> <p>Cette fois-ci, je ne connus pas de tortures physiques. Les questions à l'interrogatoire se rapportaient à mes activités politiques en France pendant que j'y étais en formation et mes accointances avec certaines personnes là-bas.</p> <p>Une fois encore, je reçu la question de savoir pourquoi je n'avais pas profité de mon départ en France pour y rester définitivement.</p> <p>Evidemment mes réponses à ces questions étaient toujours insatisfaisantes. Lors des perquisitions à domicile où se trouvaient le feu adjudant-chef Christophe AGASSA et l'officier de paix Mr MIGAN, ils avaient emporté certains de mes livres et correspondances non retournés à moi jusqu'à ce jour.</p> <p>Les autres membres de cette sous-commission furent le magistrat Théodore AISSI, l'officier de police François-Xavier DANON, le commissaire François AGONVINON.</p> <p>Cette fois-ci, je n'ai pas été torturé physiquement. Je fus gardé à la brigade Territoriale de COTONOU dans des conditions, en tout cas pas du tout enviables.</p> <p><strong>ARRESTATIONS ET DETENTIONS DE JUILLET 1989 AU 03 SEPTEMBRE 1989<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Elles se sont opérées en 2 phases :</p> <p>La première le 10 Juillet 1985. J'ai été perquisitionné au bureau et à domicile. Ma garde à vue, cette fois-ci l'on peur l'appeler par ce nom, alla de 09H3O à 23H00. Je fus gardé à la grille du commissariat central.</p> <p>Elle n'aura été qu'un processus pour parvenir à une détention de longue durée : du 22 Juillet 1985 au 30 Septembre 1989.</p> <p>Le mardi 22 Juillet 1985 vers 17 H, une équipe des agents de renseignements du parti-Etat PRPB, vint me chercher au bureau. A leur tête l'officier de police HOUNSOU. Je fus consigné dans le registre du commissariat spécial du port sous la responsabilité de l'officier de police OUSMANE que je ne verrai point jusqu'à mon transfert au camp Séro Kpéra de Parakou le 6 Novembre 1985.</p> <p>Du 22 Juillet 1985 au 6 Novembre 1985, je passais les journées au poste de police et les nuits dans une cellule que je partageais avec d'autres détenus parmi lesquels ne se trouvait qu'un seul politique, Francis DAKO. Jérome HOUESSOU s'ajoutera à nous en Octobre 1985.</p> <p>En dehors de l'exiguité de la cellule que par nos propres moyens nous entretenons, elle n'est pas bien éclairée et aérée. On s'y couchait bien serrés. Cette cellule d'à peine 7 m2 arivait à contenir jusqu'à la trentaine.</p> <p>Le 6 Novembre 1985 par l'avion de l'escadrille, j'arrivais au camp Séro Kpéra avec une vingtaine d'autres camarades.</p> <p>Ce fut là que je verrai une fois encore les atrocités dont un homme est capable sur un autre.</p> <p>Pendant près d'un mois, on restait enfermé 24H/24H. L'on était nourris aux frais de la commission. La qualité ? N'en parlons pas. Il s'agissait de remplir le ventre. Les visites n'étaient pas autorisées le premier mois.</p> <p>Les interrogatoires étaient réellement musclés ; le commandant Clément ZINZINDOHOUE, le capitaine Fousseni GOMINA, le lieutenant Alexis BABALAO et autres en étaient les chefs.</p> <p>Enfin, chacun a dû raconter comment cela s'est passé avec lui, sinon des documants (lettres à l'Assemblée Nationale Révolutionnaire, au procureur du parquet Populaire central ... Notes d'information aux organisations humanitaires de défense de droits de l'homme) en ont suffisamment fait cas.</p> <p><strong>DE SEVICES CORPORELS ?</strong></p> <p>Me comparant à d'autres par rapport à ce que je les ai vus vivre, je me dois de taire ce que j'ai vécu personnellement.</p> <p>A Parakou, nous avons été soumis à des travaux forcés dont les pires furent : vidange des wc, forages des fosses sceptiques et des regards au poste central et au poste jardin.</p> <p>Ces travaux qui nécissitaient de la force physique ont été la cause d'une ptôse que je traîne depuis 1986 suite à une intervention chirurgicale d'hernie remontant à février 1968. Une opération est encore nécessaire.</p> <p>Le 29 décembre 1988, je fus déporté à la prison civile de Sègbana. Mes maux d'yeux se sont aggravés ainsi que l'ulcère gastrique que j'avais commencé par sentir juin 1985 et que l'alimentation et les conditions n'ont pas aidé à guérir.</p> <p>Les évacuations que le médecin-chef de Ségbana avait prescrites en Août 1986 rencontraient toujours les oppositions du Président de la commission Mr ZINZINDOHOUE qui voyait assurément dans leur réalisation le tarissement des moyens financiers permettant de se payer les fabuleuses indemnités et primes. Ce ne sera que suite à des mouvements de protestation et de grève de la faim déclenchés par les détenus de Ségbana en 1986/1987 qu'une seule solution apparente intervint. Nous avons été évacués sur l'hôpital de GUERE (BEMBEREKE) en décembre 1987.</p> <p>Nous avions été consultés. Mais la commission refusa de supporter les frais des produits pharmaceutiques et nous revîmes à la case départ. Nos luttes forcèrent le nouveau Président, le Commissaire ATAKPA à se pencher sur les problèmes de santé à partir d'Octobre 1988.</p> <p>Les frais pharmaceutiques furent pris en charge. Les problèmes d'évacuation ont été résolus.</p> <p>Pendant longtemps, nous étions interdits de toutes visites.</p> <p>Seules nos luttes constantes et résolues ainsi que celles de nos parents, camarades et amis à l'extérieur obligèrent le pouvoir à nous reconnaître le droit de recevoir nos visites le 18 Août 1988. Elles ont aussi été à la base de notre libération décidée le 30 Août 1989.</p> <p><strong>AHOSSI Jacqueline née ASSOSSOU</p> <p>30 ans, ménagère</p> <p>Date d'arrestation : 29 Janvier 1986</p> <p>Date de libération : 30 Janvier 1986</p> <p>Motif : Prise en otage à la place de mon époux recherché.</strong></p> <p>J'ai accouché le mercredi 22 Janvier 1986 au CNHU en l'absence de mon mari poursuivi par la police politique de l'autocratie est descendue chez moi.</p> <p>Sans taper au portail, ils (les militaires) ont escaladé les murs de clôture de chez moi. Certains ont fait la ronde autour de la maison. Ceux qui ont escaladé le mur de clôture ont encerclé le bâtiment central et ont commencé à remuer toutes les portes et fenêtres.</p> <p>Réveillée par les bruits, j'ai ouvert les portes et je fus accueillie par les militaires. Qui cherchent-ils, Mon mari. Répondant que je sais où se trouve mon mari, j'ai été reçue par des gifles. Ce fut le début du calvaire.</p> <p>Un groupe de flics furent occupés à fouiller systématiquement tout dans la maison. Tout était mis en désordre. Un autre groupe est chargé de me taper systématiquement ensemble avec la fiancée de mon beau-frère. Le troisième groupe a maintenu encerclée la maison et empêcha tous les voisins du quartier qui accoururent vers la maison, alertés par mes pleurs et les bruits dans la maison.</p> <p>Ils continuèrent à me taper ou me giflaient. D'autres me tapaient la tête avec leur crosse. J'ai même uriné sans m'en rendre compte. Il en est de même pour ma seconde.</p> <p>Et les fouilles et les tortures durèrent plus de deux heures. Après cela, ils m'ont posé la question suivante : Lequel de tes enfants ressemble le plus à son père, ton mari n'ayant laissé aucune de ses photos, Question à laquelle j'ai répondu que je n'en sais rien Là, c'est encore la torture qui fut leur riposte.</p> <p>Avant de m'emporter, ils m'ont dit de leur dire honnêtement là où il faut trouver mon mari car je ne suis pas concerné et que si l'on le trouve, on trouvera tous les chefs parce qu'il est un chef dans la subversion. Mais j'ai observé le silence. Face à cette attitude, un militaire m'a giflée au visage et ma mère et ma belle-mère qui se trouvaient avec moi se sont mises à pleurer.</p> <p>Dehors, j'ai constaté qu'ils (les militaires) étaient plus d'une quarantaine avec au moins cinq véhicules. La torture que je subissais ne m'a pas permis de bien observer les choses. En m'emportant, ils ont pris les bulletins de visites médicale que j'ai pour les soins.</p> <p>En chemin, ils ont fait escale chez mon beau-frère avec les mêmes problèmes en apportant le frère consanguin de celui-ci.</p> <p>Arrivée au Petit Palais, je n'ai pas fermé un instant les yeux. On me tapait en désordre. Des gifles, des coups de godasse et de crosse sur la tête, mes membres et au visage. Je tombais sous ces coups régulièrement. Les militaires venaient me torturer à tour de rôle.</p> <p>Cependant, il est à noter la grande sympathie d'un d'entre eux qui ne voulait pas qu'on me torture et criait par moment au scandale.</p> <p>J'avais des blessures et des égratignures un peu partout sur mon corps. Avant le lendemain jeudi 30 Janvier 1986, j'avais tout mon corps notamment mon visage et mes membres gonflés. J'étais incapable de mouvement correct. Une femme, à ma vue, s'est écriée le lendemain : "Vous allez tuer les gens avec cette pratique. Une nourrice,". Un militaire a dit aussi : "Je ne suis pas dedans car ils risquent de tuer la dame".</p> <p>Ce jeudi 30 Janvier 1986 à 9 heures 30, j'étais pratiquement incapable de mouvement. UN militaire (apparemment, l'un de leurs chefs) me propose de me conduire à l'hôpital à mes frais. Ce que j'ai refusé en disant que je n'ai pas d'argent et que je veux aller faire mes toilettes chez moi.</p> <p>Face à ma fermeté pour ne pas aller à l'hôpital à mes frais et vu la gravité de mon état, ils ont fini par céder en me conduisant à la maison (donc chez moi) autour de 11 heures. Et j'ai fait mes toilettes devant les militaires. C'est dire que ma nudité ne vaut rien pour eux. Même au W-C, je suis gardée.</p> <p>Mes enfants étaient comme de véritables orphelins. Ne parlons plus de mon bébé de sept (7) jours ! Il a pleuré toute mon absence jusqu'à l'apparition d'une hémorragie ombilicale et dormait déjà à mon arrivée. Tous mes efforts pour le faire téter sont vains. C'est dans ces conditions que les militaires m'ont retournée au Petit Palais.</p> <p>Ils m'ont ramenée chez moi encore vers 15 heures avec les mêmes scènes. L'hémorragie ombilicale de l'enfant continue. Et il n'avait même pas la force pour téter. Ils m'ont retournée encore au Petit Palais pour me ramener à la maison autour de 18 heures. A ce tour, un militaire, marqué par la scène ignominieuse. L'état de mon bébé et ma belle-mère qui disait de la prendre à ma place - sympathise fortement avec et suggère une solution.</p> <p>En effet, ce militaire a dit à ma belle- mère de tout faire pour amener l'enfant (le bébé) au Petit Palais le montrer aux gens sinon je ne serai pas libérée. Ce que ma belle-mère a fait par l'aide d'une amie de quartier parce qu'elle ne connaît nulle part à Cotonou.</p> <p>C'est avec la présentation du bébé de sept jours à tout le monde au Petit Palais que j'ai été mise en liberté avec des menaces : "Ton mari est un chef de la réaction. C'est un mauvais citoyen. Si l'on le voit, on verra tous les chefs. Il faut venir le signaler dès qu'il arrivera car ce n'est pas toi qu'on cherche. Tous les traitements qu'on t'a infligés son oeuvre. Ce qui est sûr, nous le trouverons s'il n'est pas déjà à Segbana ou Parakou." C'était autour de 20 heures 30.</p> <p>Ils ont gardé ma maison toutes les huit pendant au moins un mois. Tous mes déplacements étaient surveillés pendant des années (jusqu'en 1988). Ils ont fait un grand trou derrière ma chambre où ils pensaient trouver des choses enterrées.</p> <p><strong>Quels dommages n'ai-je pas subis,<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Quelques mois plus tard après ces tortures policières, et contrairement à mon état, je commence par souffrir de maux de dent dans la même année et finir par perdre quelques dents. Je reprécise que je n'ai jamais souffert de maux de dent jusque-là.</p> <p>En Octobre-Novembre 1989, ce fut les maux d'yeux qui furent virulents. Malgré les dépenses énormes, j'ai fini par perdre mon oeil gauche (vu sur croquis). Le seul qui reste est tout le temps en traitement. C'est dire que le pouvoir assassin de KEREKOU m'a gâté tous les yeux.</p> <p>Le Directeur du service (service des impôts) de mon mari a non seulement bloqué ses primes mais refusé de me délivrer des bulletins médicaux de prise en charge. Ce qui a compliqué encore les choses.</p> <p><strong>Madame AKPOKPO Hogbonouto (Mère de AKPOKPO Rémy)</p> <p>(Mère de AKPOKPO Rémy)</p> <p>Née : Vers 1942 à Abomey</p> <p>Ménagère</p> <p>Date d'arrestation : le 24 Décembre 1987 à Cotonou<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Arrêtée le 24 Décembre 1987 et conduite à Bohicon puis encore à Cotonou où j'ai retrouvé ma liberté après 4 mois de détention. Cette détention a été une grande épreuve pour moi, car j'ai vécu là les tortures physiques et morales de la force de sécurité du Zou : on me tracassait, on me frappait, on me posait des questions auxquelles je ne peux jamai avoir de réponse, tout ceci parce qu'ils m'ont arrêtée avec mon enfant, donc je connaissais bien là où mon enfant est en exil et je suis venue lui dire de prendre fuite.</p> <p>Les commentaires et les exécutants sont : Ogoucholla et Kesso. Ils m'ont battu jusqu'à ce que j'ai perdu connaissance et sont venus m'étaler sur le sol au salon de la brigade où la scène s'est passée.</p> <p>Après la torture je fus conduite à l'hôpital où j'ai commencé par prendre des soins. Une partie de ses soins est restée à ma charge.</p> <p>J'ai perdu l'enfant le plus préféré au cours de cette détention ; père d'une famille qui veillait sur ma situation sociale.</p> <p>J'ai perdu mon commerce ainsi le capital car au cours de cette détention, les enfants s'en sont servis.</p> <p>Soins : 8.500 F</p> <p>Capital : 1.000.000 F</p> <p>Aide que mon enfant me portait par an : 100.000 F, malgré qu'il ne fait encore rien.</p> <p>Au total il me faut 1.185.000 F sans compter la charge de mes arrières enfants.</p> <p><strong>M. AKPOKPO Marcellin (père de AKPOKPO Rémy)</p> <p>( père de AKPOKPO Rémy)</p> <p>Né vers 1933 à Cotonou</p> <p>Profession : Maçon</p> <p>Date d'arrestation : le 06-12-1987</strong></p> <p>Arrêté le 06-12-1987, amené à la brigade territoriale d'Abomey puis au commissariat central de Cotonou où j' ai trouvé ma liberté. On me demande où s' est exilé mon enfant Akpokpo Rémy. Je vous dis que pendant cette dure période de détention, c' est moi-même qui me débrouillais pour satisfaire mes besoins.</p> <p>Sous l' ordre du capitaine KESSO, le CB me jète dans le violon où ce n' est qu' après huit jours que je suis sorti de là.</p> <p>Au cours de ma détention mes soins sont restés à ma charge.</p> <p>J' ai perdu mon cher enfant et c' est en prison qu' ils sont venus nous enfermer le 15-02-1988 et ce n'est qu' après 2 mois que j' ai retrouvé ma liberté après l' enterrement de mon enfant à mon absence. Il a laissé des enfants une fille d' un an et demi et le foetus du garçon actuel qui ont besoin d' éducation.</p> <p><strong>Madame AGONHOUN Cathérine veuve AKPOKPO Rémy</p> <p>veuve AKPOKPO Rémy</p> <p>Née en 1961</p> <p>Profession : Ménagère</p> <p>Date d' arrestation : 24 Décembre 1987 à Cotonou</strong></p> <p>Arrêtée le 24 Décembre 1987 à Cotonou et conduite à Bohicon où les questions ont jailli sur moi. Bien avant qu' on ne m' arrête, ils m' ont vu à Abomey puis après avec mon mari à Cotonou. La seule chose qu' on me demande c' est que j'étais en état de grossesse et ils me demandent de savoir comment je ne voyais pas mon mari puis je vais me retrouver dans cet état.</p> <p>Je fus conduite au commissariat central, au Petit Palais de Cotonou puis de Parakou où j'ai retrouvé ma liberté après 4 mois de détention. Au cours de cette dure période de détention tout était resté à ma charge.</p> <p>Pour OGOUCHOLLA, les recherchés n'ont pas droit de se marier car il me dit : Tu sais bien ce que fait ton mari et tu l' as choisi comme ton époux mais que c'est fini maintenant qu'il va mourir en prison et si je ne sais pas faire je risque d'accoucher en prison là et l'enfant naîtra prisonnier et restera prisonnier. A ces mots je ne faisais que pleurer du matin au soir. Les commanditaires et les exécutants du temps sont OGOUCHOLA et KESSO.</p> <p>J' ai été malade au cours de cette détention et une partie des soins est restée à ma charge. Pour cette détention, j' ai perdu mon commerce surtout le capital. J' ai perdu mon mari, père de deux enfants : une fille et un foetus du garçon actuel. Mon mari est mon seul soutien.</p> <p>CAPITAL DU COMMERCE : 550.000 F</p> <p>SOUTIEN PAR AN DE MON MARI : 200.000 F</p> <p>SOINS : 50.000 F</p> <p>Au total il me faut : 800.000 sans compter les années à venir et l'éducation de ses enfants. Voici les photos de ses enfants.</p> <p><strong>ALAVO Eric Désiré Wilfrid</p> <p>Né le : 5 Janvier 1968 à Abomey</p> <p>Date d'arrestation : 24 Avril 1989</p> <p>Date de libération : 22 Août 1989<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Centres de détention :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Commissariat de Zongo (DUC 4)</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Commissariat Central de Cotonou</p> <p>Le vingt quatre Avril de l'an mil neuf cent quatre vingt neuf à sept heures et demie (7 h 30) au Lycée Coulibaly deux messieurs se sont présentés à moi. Ils étaient tous deux au service du Petit Palais. L'un s'appelle Gbaguidi et l'autre Barnabé. Ils étaient tous deux au service à Hilacondji (sans autre adresse et identité).</p> <p>Ils étaient, le jour-là, au lycée dans le cadre de l'exécution de leurs fonctions.</p> <p>Gbaguidi, à son arrivée avec sa vespa, s'était promené dans les classes de l'établissement. Il a alors remarqué dans l'un des salles ( où il m'a vu sortir) que des grafftis étaient faits contre les murs et des phrases sur le bureau et le tableau. Il m'a donc suivi jusqu'à la sortie de l'établissement et a attendu la fin de mon déjeuner. Je me suis présenté à lui après un appel qu'il fait poliment. Je lui ai laissé mon bic feutre (que j'avais utilisé pour l'explication d'une épreuve de dessin avec un camarade quelques instants avant quand il me l'a demandé).</p> <p>Après cette exécution, je lui ai demandé à mon tour de se présenter à moi quand son second (Barnabé) se présenta tout furieux et laissa entendre : "C'est lui, c'est le marqueur, toi, tu serviras de cobaye aux autres. C'est toujours le lycée, on a marre". Après ces mots, il commença par chercher un taxi ; le moyen de transport une fois trouvé, il me demande de monter ce qui évidemment n'était pas de mon accord, donc mon refus. Il a essayé de m'embarquer de force et la résistance a engendré une bagarre. Pris de pitié devant les coups que je recevais des deux agents, les morsures que je recevais par ces mêmes agents pour me décourager à lâcher le bic feutre que j'ai repris entre temps, mon sang qui coulait de ma tête, sur mon bras, mes mains, ma poitrine et ma figure, mes camarades venaient à mon secours en masse quand le nommé GBAGUIDI a fait sortir son pistolet automatique et le chargea. La foule avançait malgré ses menaces. Cette foule décidée a été prise de peur quand un coup est parti dans le vide.</p> <p>Vu la gravité de la situation, j'ai accepté la proposition faite par l'un d'eux qui est allé voir (nous trois) l'administration de C. P. COULIBALY. On était là quand d'autres agents du Petit Palais, le commissariat central, celui de Zongo et le Chef DUC1 se présentèrent. Sur demande de l'administration, j'ai suiivi les hommes du Commissariat de Zongo.</p> <p>Quinze (15) minutes environ après notre arrivée à Zongo, les hommes du Petit Palais se présentèrent encore pour me déférer au Petit Palais.</p> <p>Depuis la voiture, on me gifflait les mains menottées derrière. Une fois arrivé au Petit-Palais, des gens m'attendaient et se jetèrent sur moi en m'appelant colis (le nom commun aux détenus). De 9 h 15 jusqu'à 13 h30, heure à laquelle j'étais enlevé dans la ville, j'ai été le jouet des uns, la charge de colère, des problèmes de la maison, de jalousie pour certains et la nourriture pour les autres. Ils me tapaient avec des matraques, des lanières, des bois servant à ouvrir les persiennes, des rangers ; ce qui m'a le plus fait mal. Ils m'ont laissé vers 13 h 30 après m'avoir battu à sang. Ils m'ont roulé dans du sable chaud et sont montés sur moi, m'ont demandé de leur montrer ma maison. Une fois connue, une perquisition en règle de 3 heures de temps a été faite par trois (3) agents. Le rapporteur de la perquisition a attesté que rien de suspect n'a été trouvé chez moi. C'est alors qu'arriva le temps d'interrogatoire. Ils étaient au nombre de cinq (5) répartis comme suit :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Deux (2) qui me posaient des questions,</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Un (1) qui prenait des notes,</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Et les deux (2) restants se tenaient derrière moi et m'assommèrent de coups dès qu'une réponse n'allant pas dans leur sens sort de ma bouche. Donc toutes les questions ont représenté pratiquement des coups sous moi sauf celles afférentes à mon identité.</p> <p>L'interrogatoire était fait en réalité pour savoir de moi des noms des personnes qui sont contre la politique du PRPB ou qui sont membres du PCD (Parti Communiste du Dahomey). Après cet interrogatoire à 14 h 30, les vautours affamés ont repris leur travail cette fois-ci parce que j'ai blessé l'un de leur camarade et ceci jusqu'à 17 heures à laquelle je suis transporté au violon du commissariat de Zongo.</p> <p>J'étais là avec deux (2) autres détenus ATCHIKE Coffi arrêté en Octobre 1988 et KISSI Michel en Janvier 1989 quand, un matin du vendredi 29 Juin 1989,deux de ceux qui m'ont fait le premier interrogatoire sont venus pour un autre interrogatoire cette fois. Comme la première fois, des propositions très grandes sont faites ; seulement que pour la dernière fois, ils avaient une fiche faite par le CNPSE. Aussi une promesse de bourse d'étude occidentale m'a été faite à une et une seule condition : c'est de citer des noms ou au moins un nom même si c'est douteux.</p> <p>Après cet interrogatoire, mon père et certaines personnes (D/CPC) ont entendu dans les coulisses l'ordre qui stipulait mon transfert à SEGBANA (la prison souterraine, réputée du nom). Je n'ai plus compris pourquoi ça n'a plus eu lieu.</p> <p>Les conditions de détentions étaient telles que l'existence n'était pas la peine. Les visites sont permises tout juste pour faire souffrir moralement les nôtres. Ils leur permettent de venir nous parler et nous informer de la santé des nôtres pendant seulement trois (3) minutes au plus. Ce temps excédé, c'est des menaces, des injures. Un jour, l'un de mes frères a été giflé parce qu'il me faisait le compte rendu des cérémonies de libération de ma cousinee, l'état de santé de mon papa qui devait subir une intervention chirurgicale ; il y a un ami qui est gardé avec nous de 18 heures 30 à 23 heures 15 sur ordre du commissaire de Zongo lui-même , pour nous avoir rendu visite</p> <p>On se lave tous les matins à 6 heures 30 quel que soit le temps qu'il fait. Il faut une corruption ou des supplications intenses avant qu'on ait de l'eau à boire notamment quand l'effectif du violon atteint 20. Si jamais on atteint cet effectif, c'est que les détenus (de droits communs, rafflés et politiques) se couchent à champ tête contre pieds ou assis. C'est l'enfer même.</p> <p>Sur les demandes et les démarches de mon père, j'ai été déplacé du commissariat de Zongo à la salle trafic du commissariat central de Cotonou le 10 Août 1990. Là, il y avait aussi d'autres détenus tels que : ABDOU Imorrou, DJOKO Edmond, GANDAHO Florentin, un certain Anicet, professeur au CEMG de Zogbo.</p> <p>C'est ainsi que commença une nouvelle vie déplorable. On se lave une fois tous les 6 ou 7 jours en 3 minutes bien comptées. Cette durée excédée, c'est avec des coups qu'on sort de la douche. Pour les visites, cette fois-ci, il y avait assez de temps, seulement l'assistance d'un agent est obligatoire. Dans la cellule, il y avait des mouchards qui écrivaient, faisaient des rapports sur notre comportement en détention. C'est le jour même où on avait voulu battre un certain SEIGNI Théophile qui était l'un de ceux-ci parce qu'on avait contre lui une preuve qui est le brouillon d'une lettre adressée au section au sujet des dires de Monsieur Edmond DJOKO qui était le jour du ouf, le jour le plus attendu, le plus souhaité, le jour de ma libération qui est le 22 Août 1990. C'était la joie dans tous les coeurs et c'est ainsi qu'à pris fin les jours de taule.</p> <p>Cotonou, le 26 Août 1990.</p> <p><strong>ALOFA Pierre Bruno</p> <p>Né le 08 juillet 1966</p> <p>Profession : Etudiant</p> <p>Date d'arrestation : 9 Janvier 1989</p> <p>Date de libération : Septembre 1989</p> <p>Centre de détention : PLM Alédjo de Cotonou</strong></p> <p>Le Lundi 9 Janvier 1989 alors que je me rendais au Campus d'Abomey-Calavi, j'ai été intercepté et conduit au S.D.I. (Service de Documentation et d'Information) d'où j'ai été envoyé, les deux poignets de main menottés, au Camp PLM Alédjo de Cotonou. Sans être interrogé, l'ordre était donné de me bastonner. J'ai donc subi à partir du premier jour des tortures physiques de la part des gorilles du PLM au nombre desquels je reconnais :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> DJIDONOU Anatole (1ère classe), celui qui me fait manger plus tard une poignée de piments mûrs.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> GBEVONON Charles (1ère classe), qui me contraindra en présence des autres militaires à avaler un demi-plat de riz pourri de plusieurs jours, qui me fera boire par surcroit l'eau issue de la mise au propre du bol qui contenait ce riz pourri et pour comble de malheur me fera avaler du sable fin cristallin du fait de quelques gouttes d'eau nauséeuse tombées par terre.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> ADANGNIKON Tohouégnon (1ère classe) qui s'illustre dans les corvées de forage de trou avec toujours pour compagnon bien sûr son Kalachnikov, mais son gourdin, sa chicotte. L'homme de toutes les corvées, et plus précisément des travaux forcés.</p> <p>Le sergent Sènagnon OKE, tortionnaire en chef, le sergent-chef GBESSA terroriste et violent comme OKE, tortionnaire distingué, l'adjudant-chef KPADONOU, le dauphin du capitaine TAWES Pascal, pour ne citer que ceux que j'ai rencontrés sur mon passage.</p> <p>Certes, j'ai été arrêté par le sergent AVENON Coovi Bernard qui par surcroît avait donné l'ordre aux soldats du PLM de me lincher.</p> <p>En tout cas pour les 8 mois passés au PLM, je me suis beaucoup senti proche de l'enfer. C'est la terreur, les tortures physiques et morales : intimidations, menaces, travaux forcés (forage de grands trous, arrosage de plantes, lavage de WC, contrainte de rester dans un cachot tantôt éclairé avec la puanteur des gaz issus des urines et matières fécales faites dans le même cachot, etc... bref, toutes les conditions qu'il faut pour tuer un homme. La faim était d'ailleurs au rendez-vous.</p> <p>Encore une fois donc, les SOGLOHOUN Jérôme, les TAWES Pascal se sont illustrés à travers leurs agents exécuteurs dont je ne saurais donner ici la liste exhaustive comme des bourreaux et des suppôts de l'arbitraire du général Mathieu KEREKOU. Je demande réparation pour tous les préjudices subis et le jugement des tortionnaires.</p> <p>COTONOU, le 20 Avril 1990.</p> <p><strong>ASSOU Koffi André</p> <p>Date d'arrestation : 02 Mars 1981</p> <p>Date de libération : 1er Août 1984</p> <p>Centres de détention :</p> <p>Compagnie Républicaine d'Intervention (C.R.I.) , etc...</strong></p> <p>Arrêté dans la nuit du 03 Mars 1981 par quatre (4) hommes dont trois armés de Kalachnikov, j'ai été embarqué dans une volks-wagen à coups de crosses , de canon, de godasses et amené à la Compagnie Républicaine d'Intervention (C.R.I.). Quelques minutes plus tard, ils amèneront Didier d'ALMEIDA. Ils informent leur chef qui a fait le déplacement cette nuit-là pour nous interroger.</p> <p>L'interrogatoire a eu lieu dans son bureau et était entrecoupé des séances de tortures avec comme moyens utilisés : lanière, matraque, coups de poings, de godasse, etc... Pendant la torture, un policier avait cassé l'ampoule lumineuse avec son bâton. La torture se poursuivait dans l'obscurité jusqu'à ce que Commissaire fasse allumer une veilleuse.</p> <p>Malgré notre état de faiblesse générale, les douleurs dans le corps, une entorse à mon bras gauche survenue au cours des tortures, les flics nous ont soumis à des travaux forcés dans la journée du 03 Mars. Le lendemain matin c'est-à-dire le 04 Mars 1981, on nous déporta avec sept (7) autres camarades (Félix DOSSOU, Appolinaire SODJO, André HOUNGNIBO, Jérôme HOUESSOU, Raphaël DJEGUI, Grégoire ALLEY et Moïse SEDJRO) par un avion militaire pour nous détenir au secret.</p> <p>Les contacts mêmes entre détenus étaient interdits, chacun était dans sa cellule. Quelques semaines après, les autorités du Camp militaire de BEMBEREKE nous déplacèrent pour une vieille batisse où des reptiles logent, aggravant ainsi l'insécurité dans laquelle nous étions gardés. Nous étions enfermés 24 heures sur 24 dans nos cellules. Conséquences : dépigmentation, maux d'yeux, lesquels se sont aggravés au niveau de notre camarade Didier d'ALMEIDA actuellement au Sénégal pour les soins.</p> <p>Nous étions privés de douche des jours entiers, privés de soins en cas de maladies, contraints de faire des toilettes dans nos cellules. Des odeurs puantes, nauséabondes rendaient invivable l'intérieur de nos cellules.</p> <p>Le 04 Mars 1981, jour de notre déportation, KEREKOU prenait une mesure anti-sociale, suspendant les salaires des travailleurs qui étaient parmi nous, envoyant par la suite un message aux autorités du Camp interdisant de nous nourrir. L'application de ces mesures a aggravé davantage les problèmes de survie tant au niveau des familles des camarades travaillants, qu'au niveau de nous qui sommes en déportation ; les différentes manifestations de protestation de notre part ont été suivies de mesures d'endurciseement : privations, coup de crosses, de godasses dans le dos ou les jambes pendant les corvées d'eau, dispersion des détenus pour éviter de nouvelles protestations.</p> <p>Cette dispersion interviendra sur l'ordre de l'officier LALEYE Ibitotcho, actuel Ambassadeur du Bénin à Moscou. Les frais de notre détention de près de quatre (4) ans ont été supportés par les parents, amis et organisations humanitaires.</p> <p>L'Amnistie du 1er Août 1984 nous remettait en liberté.</p> <p>Le 30 Septembre 1985, plus d'une cinquantaine de militaires débarquèrent la nuit chez moi à 2 heures du matin. Ils arrêtèrent l'Agent du Ministère de la Santé Antoine Yaovi FANTODJI qu'ils libérèrent dans la même journée.</p> <p>Ayant pu éviter ce coup de filet ce jour-là, j'ai vécu des mois en semi-clandestinité.</p> <p><strong>ATINDEHOU Marcellin</p> <p>Né le, 09 Janvier 1957 à Sébrohoué (Mono)<br class='autobr' /> Date d'arrestation : 03 Juillet 1988</p> <p>Date de libération : 23 Mars 1990</p> <p>Centre de détention : Brigade d'Abomey,</p> <p>D.S.U.C. et Camp Guézo,</p> <p>Camp Séro Kpéra,Camp Commando de Bembèrèkè.<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Abomey : Arrêté le 03 juillet 1988 à Abomey et gardé à la brigade de la compagnie du Zou par le capitaine OGOUCHOLA Dossou Irénée et sur ses instructions, j'étais enfermé dans une cellule ; menoté par derrière et à poils.</p> <p>Le 04 juillet matin, c'était l'interrogatoire ; comme ma déclaration compromettait le capitaine OGOUCHOLA, le capitaine chargé de m'écouter allait lire mes réponses à ce dernier pour qu'il vienne faire pression sur moi pour que je change d'avis. Comme je ne changeais pas, ce dernier a commencé par le torturer. Etant menotté par derrière, et sans chemise, ce capitaine a eu le temps de me boxer partout et surtout le visage. A la fin de l'interrogatoire tout mon visage était en sang et mon nez déchiré (Je porte les séquelles jusqu'à ce jour).</p> <p>Cotonou : 1° D.S.U.C. :48 heures passées dans la cellule II du commissariat menotté et sans être nourri.</p> <p>2° - Camp Guézo : 21 jours passés dans une douche.</p> <p>Parakou : Deux jours après mon arrivée à Parakou, j'étais soumis à un régime spécial ordonné par les autorités de la C.N.P.E.S.E. : J'ai droit à un repas après 48 heures. Cela dépend de comment la garde a compté les 48 heures. Si cela finit un matin, j'ai droit au café, si cela finit à midi ou le soir, j'ai droit au repas du moment.</p> <p>Le 14 Août 1988, jour du Rodéo, ordre donné par ZINZINDOHOUE. Dans un premier temps on m'a ligoté par du fil à courant ; dans un deuxième temps, c'est la bastonnade avec des fils à courant jusqu'au moment où ils ont constaté que tout mon corps était à sang et que je ne bougeais plus. Dans un troisième temps, quelqu'un d'entre eux a constaté que le sang ne circulait qu'au niveau de la cheville compte tenu de la façon dont ils ont ligoté les pieds et ils ont enlevé le fil à courant pour me ligoter à nouveau. Cette fois-ci c'est, des pieds à l'épaule avec une corde en nylon d'une longueur de 26 mètres (J'ai su la longueur du moment où la garde faufilait la corde). Je suis resté dans cette corde pendant 48 heures. Après les 48 heures, je suis transféré au Camp de Bembèrèkè.</p> <p>Bembèrèkè : Au Camp de Bembèrèkè on m'a logé dans une cellule de 2m/1m environ aménagée sous un escalier ; dans laquelle on y logeait les moutons. Il a fallu mon arrivée pour qu'on enlève les moutons et leurs escréments pour m'y loger pour une durée d'un mois et demi sans me soigner malgré les blessures que je portais sur le corps. Après cette durée, je suis ramené à Parakou.</p> <p>A nouveau à P.K. : sur une durée de 2 semaines, je me couche en menottes et en slip : c'est-à-dire qu'à 18 heures la garde me met les menottes et les enlève le matin à 7 heures ou 8 heures selon l'humeur du chef de garde.</p> <p><strong>BAPARAPE Aboubakar</p> <p>Né : 23 Janvier 1952 à Kouandé<br class='autobr' /> Profession : Etudiant</p> <p>Demeurant à : BP 03-0958 - Cotonou</p> <p>Date d'arrestation : 18 Février 1986</strong></p> <p><strong>Date de libération : 2 septembre 1989</p> <p>Centres de détention : Camp Séro Kpéra de Parakou</p> <p>Prison Civile de Ségbana<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Ce mémorandum qui présentera de façon détaillée les nombreuses persécutions, arrestations, tortures et sévices morales et corporelles dont j'ai été personnellement victime de la part des sbires de KEREKOU comportera trois volets :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> la période de 1980-1984</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> de mai 1985 au 19 février 1986</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> du 19 février 1986 au 2 septembre 1989</p> <p>PERIODE DE 1980-1984</p> <p>Nous étions au début de l'année scolaire 1980, au lendemain de la première puissante grève estudiantine qui avait alors secoué le régime autocratique de KEREKOU en 1979. Les arrestations massives d'étudiants et la chasse aux sorcières qui avaient été déclenchées à cette occasion, s'étaient poursuivies avec un zèle ignoble par la police secrète de KEREKOU jusqu'en 1980 et au delà.</p> <p>Au nombre des étudiants à traquer et à arrêter figurant sur la liste noire de la police se trouvait mon nom.</p> <p>La preuve de mon affirmation a été donnée par la descente matinale qu'a effectuée la police à mon domicile le 11 mai 1980 à 6 heures du matin pour m'arrêter. Par bonheur, je n'avais pas passé la nuit chez moi. J'avais ainsi échappé de justesse à l'arrestation. Mais mon jeune frère qui était avec moi a payé pour moi, car il fut emporté manu-militari par les deux agents et un civil qui étaient arrivés, ce, malgré ses véhémentes protestations.</p> <p><strong>PERIODE D'AVRIL-MAI 1985 au 19 FEVRIER 1986<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Suite aux troubles d'avril-mai qui ont secoué tout le pays en 1985 par le déclenchement de la plus puissante grève scolaire et estudiantine ponctuée de l'insurrection scolaire du 6 mai 1985, le pouvoir a réagi avec une brutalité sans précédent.</p> <p>Entre autres mesures barbares prises, le Président de la République avait personnellement décrété l'arrestation spéciale de cinq des onze responsables élus du Bureau Exécutif de la Coopérative Universitaire d'alors. Considérés par le Président de la République comme les principaux meneurs du mouvement, les cinq dont je faisais partie, feront l'objet d'un mandat d'arrêt public et d'un avis de recherche spécial par voie d'affiche à travers tout le pays et par l'ensemble des unités de l'Armée (Police, Armée, Gendarmerie etc...). Pour ce faire nos noms seront largement diffusés à la Radio où nous étions traités de tous les noms les plus offensants et les plus humiliants. Nos photos seront publiées par le quotidien EHUZU (conf. EHUZU du 8 au 9 mai 1985) et diffusées partout dans les services publics où elles ont été affichées.</p> <p>Mes parents étaient systématiquement l'objet de tracasseries policières voire d'arrestations.</p> <p>1°) Ainsi courant 1985, mon père au nom de El-Hadj Ismaïla BAPARAPE un instituteur en retraite à PEHUNCO a été l'objet de perquisition, d'interpellation et de plusieurs comparutions devant une commission d'enquête présidée par Monsieur Albert WASSA et dont était membre Monsieur Bernard SINDJALOUM, membre du Comité Central du Parti de la Révolution Populaire du Bénin, KOUNDE Alphonse 1er Vice Président C.E.A.P. et Soulé MOUSSA, Préfet de la Province de l'Atacora.</p> <p>Cette commission avait été constituée sur ordre express du Président de la République suite à un rapport de l'ex-chef de District de PEHUNCO, Monsieur TCHENA Théodore qui lui était parvenu et selon lequel mon père m'aurait hébergé clandestinement, et qu'il aurait secrètement organisé mon évacuation sur le Niger.</p> <p>C'était donc un crime grave qu'il fallait châtier s'il se révélait effectivement que mon père m'avait porté assistance pendant que j'étais officiellement et publiquement menacé d'aller au peloton d'exécution.</p> <p>Faisons remarquer que ces allégations du fameux Chef de District étaient fausses et mensongères. La commission ne pouvait donc conclure qu'à un non-lieu.</p> <p>2°) Outre mon père, un de mes frères Monsieur Omar BAPARAPE, Agent des Forces de Sécurité publique à SINENDE en 1985 fut interpellé et menacé de radiation par son chef de District, s'il se révélait qu'il savait là où je me trouvais.</p> <p><strong>3°) BAPARAPE Arouna a été arrêté à NATITINGOU.<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Tous mes autres parents connus ont été l'objet d'une surveillance spéciale de la part de la police.</p> <p><strong>PERIODE DE 1986 au 2 SEPTEMBRE 1989<br class='autobr' /> </strong></p> <p>La date du 18 Février 1986 sera la date ultime de mes dix mois de clandestinité depuis mai 1985. Car cette date fut celle de mon arrestation.</p> <p><strong>a) De mon arrestation.</strong></p> <p>En effet, par l'après-midi du mercredi 18 Février 1986, sous un soleil viril malgré les 16 heures et poussière de marche qu'il venait de consommer, une voiture 504 break et 404 bâchée vinrent garer près de ma cachette.</p> <p>Ce mouvement aussi insolite qu'inquiétant de voitures devant mon portail n'était rien d'autre que la police qui ne tarda pas à s'annoncer bruyamment.</p> <p>L'un des officiers, Alexis BABALAO chef du convoi, commença à hurler mon nom "BAPARAPE Aboubakar, rendez-vous, vous êtes encerclé ! Ne tentez pas de fuir sinon vous êtes un homme mort. Nous avons mission de vous amener mort ou vif !..."</p> <p>La panique soudain s'empara des femmes de la maison qui commencèrent à crier au secours. La horde de militaires armés jusqu'aux dents pénétra sans ménagement dans les chambres pour procéder aux fouilles.</p> <p>Ne pouvant plus sortir par la porte, j'escaladais la fenêtre de ma chambre après avoir écartelé les barreaux qui la défendaient. J'engageais ma tête la première et le reste de mon corps suivit.</p> <p>Ayant été alertée par un bruit sec causé par ma fuite, la horde se précipita dehors pour me barrer la route et empêcher ma retraite.</p> <p>Un combat corps à corps s'engagea entre les officiers, le lieutenant Alexis BABALAO, le capitaine de gendarmerie GBONSOU Armand, le sous-officier sergent AGBLO Simon, leurs hommes et moi. L'élimination de mon passage après un bref et rapide corps à corps des deux officiers et du sergent ne résolut point mon problème. Je fus attrapé par un soldat de qui je me défis par un direct au visage, puis d'un autre que je roulai à terre avant d'être maîtrisé par les autres militaires qui me saisirent tous à la fois.</p> <p>Mon arrestation venait d'être consommée. Les soldats commencèrent à me rouer de coups et d'injures grossières, offensantes et humiliantes.</p> <p>Le capitaine GBONSOU ordonna de m'enchaîner, ce qui fut fait. Mais il ordonna aussi l'arrêt immédiat des brutalités sur ma personne. Car disait-il, il fallait m'amener vif et non mort. Je fus alors embarqué dans la 504, sévèrement encadré par les soldats armés. Etaient également à bord les officiers GBONSOU capitaine, le lieutenant BABALAO, les sous-officiers Simon AGBLO sergent et un adjudant qui serait le chef régional du Petit Palais, la S.D.I. dans le temps à Parakou.</p> <p>Le convoi s'est alors ébranlé à destination du Camp Séro Kpéra siège de la fameuse Commission Nationale provisoire d'enquête de la Sécurité de l'Etat "qui sera transformée en commission permanente (CNPESE)" et dont le président était le tortionnaire commandant Clément ZINZINDOUHOUE. Ce camp était pour la circonstance transformé en un camp de concentration et en un haut lieu de la torture. Bref un "Camp Boiro"</p> <p>Dès notre arrivée au Camp Séro Kpéra, je fus immédiatement introduit dans le bureau du commandant ZINZINDOHOUE (actuellement lieutenant-Colonel en retraite) pour y subir un interrogatoire.</p> <p><strong>b) de mon interrogatoire<br class='autobr' /> </strong></p> <p>D'entrée de jeu, le commandant ZINZINDOHOUE me lut le décret par lequel le Président de la République crée la commission et l'en nomme président. Pour la circonstance, les membres de la commission présents à Parakou étaient réunis au grand complet dans le bureau du commandant qui me les présenta tour à tour.</p> <p>Y étaient donc présents, outre le Colonel lui-même :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> le capitaine BABALAO Alexis (lieutenant à l'époque) rapporteur de la commission</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> le capitaine GBONSOU Armand (membre)</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> le commissaire CHABI Guy (membre)</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> le lieutenant LOKOTO (membre)</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> l'officier de police YABARA (membre)</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> un adjudant chef régional du S.D.I. dont j'ai oublié le nom</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> puis le sergent Simon AGBLO</p> <p>J'ai été par la même occasion informé par le colonel de l'absence du vice-président de la commission, le capitaine Fousséni GOMINA en mission.</p> <p>Puis débuta l'interrogatoire à proprement parlé. Entre temps, mes mains ont été libérées de leurs chaînes. Après une pluie de questions auxquelles je refusai de répondre, le commandant se redresse brusquement, rouge de colère. Il me pointa du doigt en disant : "Mon pauvre petit, vous faites le héros, cela ne servira à rien. Vous n'avez pas voulu qu'on vous traite à la douce. Eh bien ! nous utiliserons les moyens qui nous sont propres pour vous faire parler. Si vous croyez qu'ici nous plaisantons, vous vous trompez. Vous allez vous faire tuer pour rien. Vous allez parler tout à l'heure".</p> <p>C'est ainsi qu'il mit fin à cet interrogatoire qui dura 45 minutes environ. Puis, il ordonna de m'enchaîner et de me faire un rodéo premier degré.</p> <p>Rappelons qu'à notre entrée au camp, j'y avais trouvé une agitation et une excitation très impressionnante au niveau de tous les militaires dont l'écrasante majorité délirait de joie.</p> <p>A l'entrée des bureaux de la commission trônait une impressionnante montagne de chicotes, de bâtons et de lanières.</p> <p>Aussitôt après l'ordre impératif du commandant, je fus pris en compte par les soldats fulminant d'une joie sadique et haineuse. Ils m'ont contraint à me déshabiller pour rester seulement en slip. Je fus ensuite enchaîné et ligoté aux mains. Car prétendaient-ils je serais très très dangereux. Tout était donc prêt pour les séances de tortures appelées rodéos.</p> <p>Je vous fais grâce de toutes les insanités très offensantes dont j'ai été l'objet de la part des soldats depuis mon entrée au camp. Enfin, cela n'est rien face aux atroces et horribles tortures dont voici le déroulement.</p> <p><strong>c) De la séance de torture<br class='autobr' /> </strong></p> <p><strong>Le rodéo</strong></p> <p>Après avoir été mis torse nu, l'équipe de rodéo d'une vingtaine de membres environ, armée de bâtons, de chicotes, de barres de fer, d'antivol des vélomoteurs, de câbles, de fouets avec bouclettes etc... l'ordre me fut intimer d'avancer.</p> <p>Je fus conduit dans une baignoire d'eau boueuse très infecte où je fus précipité la tête la première. Je fus maintenu dans cette eau pendant quelques minutes avant d'en être ressorti. A peine ma tête émergea-t-elle de l'eau que je fus accueilli par des coups de chicotes et des injures obscènes de toute sorte. Je fus retiré de la baignoire puis conduit à un endroit caillouteux et plein de graviers.</p> <p>Je fus contraint de me mettre à genoux et de marcher (sur les genoux) sur les pierres et le gravier. Pendant ce temps, les coups pleuvaient, on me chutait au ventre et aux côtes avec les rangers (souliers militaires). Ensuite, je fus contraint de ramper avec les coudes sur les cailloux et le gravier. Puis il fallait rouler (roulade avant et arrière) puis latéralement le corps à même le sol.</p> <p>Au moment où l'équipe de rodéo était déchaînée sur moi, le lieutenant AGONKAN Alphonse qui dirigeait personnellement la séance assisté du lieutenant BABALAO me posait des questions. Ils voulaient coûte que coûte m'extorquer des aveux sur mon appartenance au P.C.D. et m'obliger à dénoncer mes compagnons de lutte.</p> <p>Mon mutisme et mon attitude de glace face aux questions et aux tortures déchaîna davantage les ardeurs bestiales des tortionnaires. Les coups pleuvaient sur mon corps déjà en lambeau et ensanglanté avec un zèle redoublé. Je restai ferme et imperturbable, encaissant stoïquement les coups sans broncher. Car je ne voulais pas dans ce duel inégal certes, offrir le plaisir à mes bourreaux de m'entendre crier et gémir.</p> <p>Face à ma ténacité, le lieutenant AGONKAN ordonna d'arrêter. Mais c'était pour me poser des questions et me proférer des menaces de mort, si je continuais de les défier et de les narguer "un anarcho-gauchiste de moins et le pays est sauvé du désordre. Si je veux faire le héros, je serai brisé et réduit en poussière. Car ici disait-il on réduit les durs en bouillie et on durcit les mous etc..."</p> <p>Et de me demander si je voulais parler. Je dis oui ! Mais devant les juges et en présence de mon avocat. Il rit d'un rire sadique.</p> <p>Où les verras-tu ces gens-là ? Dans ton tombeau ? Tu es rigolo toi !</p> <p>Puis il ordonna la poursuite des bastonnades. Les coups pleuvaient partout, sur ma tête et sur mon corps. Mon oeil droit saignait abondamment. Tout mon corps ruisselait de sang. Après plus de deux heures de tortures sans résultat, je fus ramené dans la baignoire toujours roué de coups. Je fus replongé dedans plusieurs fois avant d'en être ressorti. Je fus reconduit à l'endroit du rodéo. Là je refusai catégoriquement d'exécuter le moindre ordre.</p> <p>Plus question de roulade ni de reptation. Je restai assis mes bras sur la tête pour protéger ma tête et le seul oeil qu'il me restait.</p> <p>Mon corps était devenu insensible aux coups qui continuaient de pleuvoir avec une rare violence. Mon impassibilité face à leur déchaînement inquiéta les officiers de la commission qui observaient ou plutôt supervisaient la séance à distance (3 mètres environ). Ils ordonnèrent la suspension de la séance, estimant que la violence ne me ferait pas céder. Je risquais de mourir sans rien leur livrer. BABALAO Alexis et YABARA ordonnèrent à AGONKAN Alphonse de cesser et de me conduire dans son bureau (AGONKAN était le B.G. du camp de Parakou, responsable du bureau de garnison (BG) en attendant l'arrivée du comandant ZINZINDOHOUE. Mais celui-ci ordonna de m'enfermer dans un W-C. Je fus enchaîné aux pieds, mes mains étant déjà enchaînés depuis le début de la séance de rodéo, et précipité dans le W.C. par les soldats qui ne tarissaient pas d'injures contre moi.</p> <p>Aucun soin ne m'a été prodigué avant l'arrivée du commandant. A son arrivée, je fus conduit dans son bureau. Là il ordonna de me faire des attouchements à l'alcool sur les blessures. Ce qui fut fait. Puis après l'interrogatoire reprit. Cette fois-ci, ils étaient à deux BABALAO et lui.</p> <p>Après un long interrogatoire, assorti de confrontations avec d'autres détenus, je fus conduit dans une cellule.</p> <p>En dehors de la teinture d'iode, je ne reçus plus de soins contre mes blessures du corps et celles de mon oeil droit qui était contusionné et sérieusement enflé. Je ne voyais plus qu'avec un oeil.</p> <p>Avant donc d'aborder le problème des soins dans le sous-paragraphe qui suit, je me ferai le devoir d'indiquer le nom du plus célèbre et du plus zélé des tortionnaires mis à part les officiers susmentionnés : il s'agit de Théophile SOSSAMINOU qui, comble de l'ironie était un infirmier de la Garnison de Parakou à l'époque. C'est un véritable sanguinaire, un fauve à peau humaine. Aucune tolérance ne doit l'épargner.</p> <p><strong>d) Des problèmes de soins<br class='autobr' /> </strong></p> <p>En effet, suite aux incidents violents survenus entre une de nos visiteuses, Mademoiselle Bertille HOUNKPATIN, fiancée de Grégoire KPEKPEDE et un soldat, le commandant ZINZINDOHOUE avait ordonné de nous "roder".</p> <p><strong>Les faits</strong></p> <p>Mademoiselle Bertille était arrivée de Cotonou apporter sa tendresse et son amour à son fiancé en détention.</p> <p>Un jour, elle fut interceptée par un soldat qui la somme de faire demi tour pour saluer un adjudant. Celle-ci s'y opposa fermement. Alors elle fut brutalisée, battue, et la nourriture qu'elle apportait à son fiancé renversée.</p> <p>Notre réaction fut unanime, car c'est sous nos yeux et notre barbe que cette brutalité a été exercée sur la fille. Nous nous sommes soulevés, ce qui était un crime punissable pour le commandant ZINZINDOHOUE.</p> <p>Il fit mobiliser les équipes de rodéo armées de bâtons, de chicotes et de fouets.</p> <p>Nous fûmes conduits sur le terrain de sport. Et sous la direction du lieutenant AGONKAN et du capitaine GBONSOU, les séances de tortures commencèrent. Nous fûmes battus sans ménagement à tour de rôle. Puis nous fûmes obligés de faire plusieurs tours de terrain avant de regagner nos cellules.</p> <p>Comme mesures d'accompagnement, la fille fut aussi rodée. ZINZINDOHOUE ordonna de nous enfermer pendant deux semaines dans nos cellules. Nous ne devons en sortir que pour faire nos besoins urgents.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Les visites furent supprimées pour deux semaines.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Mademoiselle Bertille fut interdite de séjour à Parakou jusqu'à nouvel ordre.</p> <p>Avant d'aborder les péripéties de ma déportation à la Prison civile de Ségbana, je dirai un mot sur mon isolement.</p> <p><strong>e) De mon isolement</strong></p> <p>Après les tortures et les interrogatoires infructueux, je fus maintenu dans l'isolement total, enfermé 24 heures sur 24 dans ma cellule pendant cinq mois, de février à juin ! sans contact avec l'extérieur. Les visites de mes parents me sont systématiquement refusées. Et j'étais sévèrement gardé par six soldats qui ne manquaient aucune occasion pour commettre des exactions contre ma personne.</p> <p>C'est dans le courant du mois de juin que suite à mes protestations, l'autorisation m'avait été faite de prendre de l'air devant ma cellule de 7 heures du matin à 18 heures le soir. Puis le 31 juillet 1986, le commandant ZINZINDOHOUE mit fin à mon isolement en ordonnant mon transport parmi mes camarades codétenus.</p> <p>Mon séjour parmi eux durera sept mois soit du 31 juillet 1986 au 7 mars 1987, date de ma déportation sur Ségbana.</p> <p><strong>f) De mon séjour à Ségbana</strong></p> <p>Mon séjour à la Prison civile de Ségbana a été marqué par une foule innombrable de vexations, de tracasseries et de sévices morales de la part de nos geôliers dont il serait vraiment laborieux de faire le récit détaillé dans le présent document. Je résumerai donc le tout en quelques mots en faisant ressortir les éléments essentiels susceptibles de vous instruire :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> un isolement total et absolu du monde extérieur</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> l'interdiction absolue pendant trois ans (du 6 novembre 1985 date d'ouverture de la prison au 20 août 1988) de toute visite de nos parents</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> le refus obstiné du colonel ZINZINDOHOUE de nous évacuer sur des centres hospitaliers appropriés pur nos soins graves</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> et enfin par une insuffisance notoire de la nourriture de qualité douteuse qui nous était servie. Voilà les conditions difficiles dans lesquelles mes camarades et mois avions vécu dans des cellules exiguës et infectes sans aération, de la prison civile de Ségbana.</p> <p>Je vous remercie.</p> <p>P.S. : Ma soeur Hawaou BAPARAPE Epouse El Hadj Amouda Transporteur à Parakou avait été arrêtée et écrouée pour 3 jours au camp Séro Kpéra, le 19 février 1986 en même temps que moi, parce qu'elle m'avait hébergé lors de mon passage à Parakou.</p> <p>Son mari aurait versé une forte caution au colonel ZINZINDOHOUE avant qu'elle ne soit mise en liberté provisoire.</p> <p>N.B. : Ci-joint une pièce à conviction de mes tortures.</p> <p><strong>BONOU épouse HOUEDETE Antoinette</p> <p>Née le 13 Juin 1953 à AGONLIN-HOUEGBO<br class='autobr' /> District de ZANGNANADO</p> <p>Profession : Assistante sociale au Centre social de Cotonou IV</strong></p> <p>La maison est encerclée à notre réveil.</p> <p>Nous sommes au petit matin du jeudi 31 octobre 1985.</p> <p>Réveillée en sursaut par un grand bruit, je suis allée au salon d'où le fracas me semble provenir. Je jette un coup d'oeil par une fenêtre et vois un soldat. Il est assis sur le mur, entre le petit portail et le garage. Légèrement courbé, il a son fusil braqué sur les chambres (le bâtiment) et ses pieds sont posés sur les fagots de bois entassés contre le mur.</p> <p>Affolée, je fais rapidement le tour des persiennes des autres chambres et me rends compte de l'événement : notre maison est encerclée !</p> <p>J'ouvre la porte qui donne dans l'arrière cour et sors pour voir si ce côté aussi est gardé. Je me dirige vers le grand portail, je dépasse à peine le bâtiment et j'entends crier : "Ne bougez plus, sinon je tire". Je lève la tête et aperçois un soldat en position de tir sur le mur. Après quelques secondes d'hésitation, je rebrousse chemin et cours me renfermer dans la chambre. Sans plus tarder je réveille Thomas.</p> <p>Je lui relate les faits et lui demande ce qu'on peut faire. Assis sur le lit, il me demande avec son calme habituel de voir s'il n'y a plus d'issue pour sortir de la maison. Je lui réponds que non et lui suggère de sortir pour tenter ou demander à ces hommes ce qu'ils veulent, mais qu'après tout, nous devons considérer qu'il est pris aujourd'hui et penser plutôt à mettre de l'ordre dans les chambres.</p> <p>Il arrange son pagne de nuit autour de sa hanche et dit "je vais donc sortir, il ne faut pas t'affoler, garde ton sang froid". Il sort par la même porte où j'ai passé et la referme. Il était 5 heures 20.</p> <p>L'arrestation de mon mari et mes sévices endurés</p> <p><strong>1°) Arrestation de Thomas<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Aussitôt la porte fermée, j'entends : "qui va là, ne bougez pas". A travers les persiennes, je vois des soldats armés descendre des murs, d'autres affluer de derrière la maison. Un homme en tenue civile a escaladé le mur, près du W-C. et commence à parler à mon mari.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> "Qui êtes vous ?"</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> "HOUEDETE Thomas, Professeur à l'U.N.B. ", répondit-il.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> "Vous êtes chez qui ici ?" continue l'homme.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> "Je suis chez moi-même" dit-il</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> "A qui appartient cette maison" demande de nouveau l'homme.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> " Je suis HOUEDETE Thomas, ici c'est ma maison. Que me voulez-vous à cette heure-ci ? " reprend-il.</p> <p>Comme un éclair, l'homme lui assène une paire de gifles, lui saisit les bras et une horde de militaires l'entoure. J'entends crier "c'est lui". Ils l'entraînent hors de la concession par le grand portail.</p> <p><strong>2°) Le premier temps de sévices</strong></p> <p>Après avoir emmené mon mari, ils ont procédé aux fouilles dans la maison et nous ont beaucoup malmenés. Au moment où ils franchissent le portail, six d'entre eux se détachent de l'escorte, courent vers ma chambre et se ruent sur la porte en criant "ouvrez, ouvrez, sinon on défonce".</p> <p>J'ouvre la porte et tous m'assaillent à l'intérieur. Ils braquent leurs fusils sur moi et demandent : où est madame ? Je leur réponds que c'est moi. "Où sont vos hôtes, ceux que vous avez hébergés" questionnent-ils. "Qui ? Nous n'hébergeons personne" J'ai à peine prononcé cette phrase quand j'entends l'homme en civil lancer : "Prenez la en charge" Deux d'entre eux m'appliquent deux paires de gifles qui me font fermer les yeux et crisper les mâchoires. " Ouvre-nous les chambres, où sont les clés ? " ajoutent-ils. Je leur réponds que nous ne fermons pas les portes, qu'ils peuvent aller voir eux-mêmes. Ils me saisissent le bras et je les amène inspecter toutes les pièces.</p> <p>Après avoir fouillé partout dans les chambres, ils traînent dans la cour du côté de la cuisine et commencent par me couvrir de coups, les gifles affluent de quatre hommes dont celui en tenue civile. Il est de taille courte pas trop corpulent, teint clair, avec une cicatrice sur la joue gauche.</p> <p>Voilà tel que je l'ai décrit dans le petit rapport remis au DP-TAS Atlantique le mardi 5 novembre 1985 pour justifier mes quatre jours d'absence au service. Je n'ai su qu'il s'appelle BABALAO Alexis que vers fin novembre 1985 quand il a ramené Thomas à la maison pour une enquête.</p> <p>BABALAO Alexis est donc le chef. Il donne l'ordre et l'exécute en même temps que les autres. Tous me tabassent longtemps pour m'obliger à :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> reconnaître qu'il y a une fille qui tape à notre portail tous les matins à 6 heures et qui repart de la maison à 22 heures à mobylette et porte des lunettes</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> accepter de les accompagner chez un certain oncle paternel de Thomas domicilié à Agla</p> <p>Je leur explique qu'il n'y a que la dame qui m'aide dans le ménage (la bonne) qui tape au portail à cette heure là. Elle loge non loin de notre maison chez sa soeur jumelle. Moi-même je porte des lunettes et rentre tard du service à mobylette. Quant à l'oncle, celui que je connais réside à Aïdjèdo à Cotonou V et s'appelle HOUEDETE Michel.</p> <p>Cette réponse ne les satisfait pas. Le lieutenant BABALAO me place encore deux gifles en ricanant et demande aux autres de me prendre en charge. Il rentre ensuite dans les chambres et fait sortir Edith et se met à la rudoyer. Il la gifle et la fait sortir de la maison. L'enfant crie et m'appelle. Dehors BABALAO la chicote et lui pose les mêmes questions. Elle dit qu'elle ignore l'oncle et l'emmène chez la soeur de la bonne.</p> <p>Ils (les soldats) encerclèrent la maison de celle-ci et font "haut les mains" à son mari. Il répond à leurs questions pour dire qu'il ne connaît pas mon mari. Il leur indique la couchette de la bonne et ils sont allés la réveiller. Celle-ci leur sert les mêmes explications que nous et BABALAO lui demande de venir travailler comme d'habitude, de ne pas avoir peur.</p> <p>Quand Edith m'appelait au secours, je lui ai répondu, je lui demande de ne rien dire. L'un des militaires m'applique une claque et m'intime l'ordre de me taire, de ne pas alerter les gens du quartier. Je commence à saigner des lèvres et des gencives. Les autres soldats touchés par son geste, s'éloignent de nous et vont, les uns s'adosser aux murs, les autres s'asseoir sous la véranda. Sur ma demande ils m'autorisent à aller m'asseoir sous la véranda et allaiter ma petite qui pleure.</p> <p>Quelques minutes après, BABALAO revient avec Edit qui est toute crispée. A sa vue un soldat se précipite pour m'arracher l'enfant qu'il remet à mon neveu près de la porte du salon et lui dit d'aller à l'intérieur. Tous se regroupent auprès du chef.</p> <p>"Est-ce qu'elle a parlé" demande ce dernier</p> <p>"Non, non lieutenant" répondent-ils en choeur.</p> <p>Alors le lieutenant BABALAO me regarde et déclare : "Madame, tu ne veux pas nous dire la vérité ? Ton enfant aussi a dit que c'est la bonne qui vient taper à 6 heures. Nous allons attendre jusqu'à 6 heures, si elle ne vient pas, tu auras chaud, on va te tuer s'il le faut".</p> <p>"Il est six heures ", réplique une voix, " nous attendons jusqu'à et dix ", dit le lieutenant.</p> <p>Quelques minutes passées, nous entendons taper au portail. Ils courent l'ouvrir : c'est la bonne qui rentre, un grand soulagement pour moi ! BABALAO me refuse de l'aborder et lui intime l'ordre de se mettre au travail. Comme une habituée, elle vaque à ses occupations dans la maison. Le lieutenant n'a plus de raison immédiate pour me frapper. Il me demande alors sur un ton câlin, de lui montrer là où mon mari a enterré les papiers. Il me traîne ensuite partout dans le carré sans détecter ce lieu. Nous sommes au niveau du W-C., quand un autre homme en tenue civile, élancé, teint clair, entre dans la maison avec une autre vague de soldats. Tous se mettent au garde à vous. L'homme demande s'ils ont trouvé quelqu'un dans la maison. Ils répondent tous que non. Il réclame la clé de notre voiture et inspecte l'intérieur, comme il n'a rien vu, il demande aux militaires de "replier".</p> <p>Mais BABALAO insiste pour fouiller la maison. Après hésitation, le commandant ZINZINDOHOUE l'autorise à choisir ceux qui vont faire le travail avec lui. Il en choisit cinq dont un autre lieutenant en civil. Il ordonne ensuite aux autres de replier, et ils sont sortis.</p> <p>Avant de partir, ZINZINDOHOUE me dit : "Madame, nous allons emmener votre mari pour lui poser quelques questions. Il faut prendre cinq pantalons, deux chemises et ses effets de toilette que vous allez mettre dans un sac de voyage que vous allez lui apporter". Je lui demande où je peux les trouver. Il me dit de lui envoyer le sac par les militaires qui sont restés pour fouiller la maison.</p> <p><strong>3) Le second temps de sévices</strong></p> <p>Le lieutenant BABALAO, après avoir fouillé vainement la maison n'a pas accepté son échec. Il m'a brutalisée et bastonnée à sang. Aussitôt après le départ du commandant, je rentre dans la chambre à coucher pour apprêter les choses. Mais BABALAO se plante devant moi et crie : "Ne touche à rien, c'est moi qui commande ici". Il m'invite à venir assister aux fouilles sur le bureau de mon mari, dans la bibliothèque et les chambres. Il veut que je lui montre là où mon mari cache les papiers ; ignorant les papiers dont il s'agit, je me tais pour ne pas recevoir d'autres coups. Mais mon silence n'arrange rien, il se jette sur moi, me bouscule violemment et je suis partie cogner ma tête contre le mur. Il me saisit le cou et cogne mon front contre la bibliothèque. "Montre-moi les papiers, les papiers te dis-je" grogne-t-il de nouveau.</p> <p>Je ne ressens plus la douleur, la tête me tourne et mes oreilles bourdonnent. Je fais un effort pour crier : "Je ne connais pas de papiers, vous êtes dans la maison, fouillez tout". " Tu vas parler tout à l'heure ", me lance-t-il.</p> <p>Se tournant vers les soldats, il dit : "Allez me chercher des chicotes". Deux soldats sortent pour exécuter l'ordre (ils ont tardé à revenir). Très fâché, BABALAO vide deux compartiments de la bibliothèque remplis de livres d'économie, d'oeuvre de MAO, MARX et d'autres livres sur l'Albanie. Ensuite, il rentre dans notre chambre à coucher et me demande de défaire le matelas et les oreillers pour lui faire sortir les choses cachées dedans.</p> <p>Ne comprenant rien à son ordre, je ne réagis pas. Furieux, il me pousse et je tombe à genoux avec un mouvement violent de ma tête contre le sommier du lit. Il soulève le matelas, me saisit le cou et cogne de nouveau ma tête contre les traverses. Il pose le matelas sur ma tête et appuie dessus. Je me relève après, j'entends dire "Tu veux être femme Ministre, c'est pourquoi tu ne veux pas me montrer les papiers". Prise d'horreur par cette affirmation sans fondement, je n'ai pu m'empêcher de lui répondre : "Femme Ministre ? Je ne l'ai jamais souhaité".</p> <p>"Tu penses que ton mari va revenir dans cette maison ? Il n'est pas béninois, il est dahoméen, donc sa place n'est pas ici". Après ces mots, il rejoint les autres près du bureau et réclame les chicotes. Les deux militaires, au cri du lieutenant courent de derrière les chambres, amener deux touffes de branches d'arbre.</p> <p>"Arrose-là", dit-il en me doigtant. Voyant que ces derniers ne se décident pas à exécuter, il arrache la touffe des mains d'un soldat et demande à l'autre de le suivre. Il m'entraîne dans la cour derrière notre chambre à coucher (un petit verger) et m'ordonne de me déshabiller. J'enlève le pagne (de peur qu'il y découvre un noeud que j'y avais fait suite au rangement que nous avons fait). Il insiste que j'enlève ma robe de nuit (alors que je suis sans sous-vêtement) mais je refuse. Il prend ce refus pour entêtement et s'échauffe. Il se met à me chicoter et poser les éternelles questions. Je suis désorientée et ne sais plus quoi faire. Je me tournoie seulement entre lui et l'autre soldat, les coups pleuvent sans arrêt. Remarquant que le soldat me ménage un peu, il (BABALAO) lui arrache les touffes de branches et continue seul sa forfaiture. Il me tabasse des deux mains avec toutes ses forces. Je tombe et me relève, je suis tombée sur un jeune citronnier dont les épines sont rentrées dans ma peau et m'écorchent les bras et le dos. Je le supplie de me laisser vivre pour m'occuper de mes enfants, surtout la dernière que j'ai eu beaucoup de peine à mettre au monde.</p> <p>Je vois l'autre lieutenant au seuil de la porte et l'entends dire "Camarade lieutenant, il faut la laisser, elles sont toutes pareilles, c'est leur mari qui les éduquent comme ça. Tu peux la tuer, elle ne va pas parler". BABALAO continue toujours sa besogne.</p> <p>Pas une seule de mes supplications et lamentations ne le touche au coeur. Je sens mes forces m'abandonner, je ne sais plus à quel Dieu me vouer. Je me vois mourir sous les coups de cet homme enragé. Je ne sais plus ce qui m'arrive, puis soudain je me retrouve à genoux les mains levées au ciel en train de crier : O Marie sauve-moi et de réciter "Je vous salue Marie".</p> <p>J'entrevois en ce moment la bouche de BABALAO remuer et le vois jeter les bâtons. Il dit quelque chose comme "lève toi imbécile" et je me lève. Je ressens une lourdeur dans tout le corps, j'ai partout sur le corps des traces de chicotes et de doigts. Mon corps saigne par endroits ;</p> <p>Une fois dans la chambre, il me reposa encore les mêmes questions mais je ne lui réponds pas. J'ai voulu savoir ce que mon mari lui a fait. Il me répond en ces termes : "Ton mari est un communiste, nous, nous faisons le socialisme et eux parlent de communisme, si je ne le tue pas, c'est lui qui va me tuer. Je vais le tuer là-bas". Sur ce, il sort de la chambre à coucher et va regrouper les livres qui sont par terre. Il me demande un sac ou une bassine pour les mettre dedans pour les emporter. Je lui réponds que je n'en ai pas. Il se fâche , va dehors, prends ma corbeille à vaisselle, jette les plats et ustensiles qui sont dedans et vient la remplir des livres.</p> <p>Il met ensuite le cassettes, les lettres et autres dans un sac. Il me demande après la clé de voiture pour transporter leur butin, mais j'ai fait semblant de ne pas la retrouver et ils l'ont cherchée en vain. Entre temps, le répétiteur des enfants (Félicien EYIYE) est arrivé et ils l'ont empêché de ressortir.</p> <p>Voyant qu'il est décidé à emporter les livres, je le supplie de me les laisser, il se moque de moi et de me dit que je ne connais même pas leur valeur, que je cherche déjà à hériter des biens de mon mari, qu'il ne va pas me les laisser pour que j'aille les revendre à vil prix, histoire de récupérer une petite somme d'argent qui ne me suffira pas à nourrir les enfants pour deux jours.</p> <p>J'insiste alors pour relever leurs titres, mais il répond qu'il n'a pas son temps à perdre et que d'ailleurs il ne peut pas venir chez nous et retourner bredouille. Il ordonne que deux soldats se chargent des fardeaux et désignent deux autres qui restent avec nous. Ceux-là reçoivent l'ordre :</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> de nous empêcher (mes enfants, la bonne, le répétiteur et moi) de sortir de la maison jusqu'à nouvel ordre.</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> de faire rentrer tous ceux qui viendront taper au portail et les retenir dans la maison</p> <p>Au moment où il quitte la maison, il m'interpelle et dit : "Madame vous devez rester dans la maison jusqu'à nouvel ordre, les enfants ne doivent ni sortir ni aller à l'école, je laisse ces deux hommes pour garder la maison avec vous, ne chercher pas à leur désobéir, vous devez les nourrir aussi".</p> <p>Je lui demande comment mes autorités seront informées de mon absence et lui explique que sans sortir il me sera difficile voire impossible de donner à manger à quiconque dans la maison. Je lui montre la demi-mesure de "gari" qui me reste dans la maison comme nourriture.</p> <p>"Je me chargerai d'informer tes autorités, répond-il. Quant à la nourriture, il faut donner le reste du gari aux militaires prioritairement, tes enfants peuvent rester à jeun". Sur ce, il me quitte et l'autre lieutenant le suit (les deux soldats étant déjà partis avec les bagages).</p> <p>Il est presque 9 heures, le calme revient dans la maison. Je me retrouve seule avec les enfants, la bonne, le répétiteur et les deux gardes. Le temps de la "détention" à domicile commence pour nous et les supplices moraux rivalisent avec les douleurs corporelles.</p> <p><strong>c) Détention à domicile et supplices vécus<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Temps de détention : le lieutenant BABALAO, une fois parti, nous a "oubliés". Il n'a plus fait signe de vie. Les deux gardes étaient obligés d'aller voir leurs chefs immédiats au Camp Guézo pour se faire remplacer le soir. Nous sommes gardés du jeudi au lundi 4 novembre à 21 heures où des caporaux chefs ont pris sur eux la responsabilité de nous donner une liberté provisoire.</p> <p>Les supplices moraux : avec la détention commence la période des peines, des soucis et des souffrances morales qui vont durer jusqu'à la libération des détenus.</p> <p>Aussitôt après le départ des derniers, je commence à ressentir de vives douleurs partout dans le corps. J'ai mal à la tête, aux yeux, aux oreilles. Le corps me brûle et je suis fiévreuse. Fatiguée et désemparée, je m'étends dans le divan au salon. L'un des gardes (il parle le Fon) vient s'asseoir sur l'un des fauteuils et me dit "Madame tu as mal ?" je lui réponds que j'ai mal partout mais surtout aux oreilles. Il me propose de mettre quelques gouttes de parfum dans du coton et boucher mes oreilles avec. Ce que je fais, n'ayant plus d'autres produits appropriés. Cela me soulage et le sommeil me gagne.</p> <p>Mais ai-je fermé les yeux que je les rouvre aussitôt. Un élève qui a confié son dossier d'inscription à mon mari est arrivé pour lui demander le résultat et le second garde qui est du Nord l'empêche de sortir. Je me lève donc pour aller le supplier avec l'autre avant qu'il ne laisse l'enfant repartir. Il promet ne plus laisser quiconque qui rentrerait dans la maison ressortir. Je me vois obligée de rester dehors pour courir ouvrir le portail à tous ceux qui sont arrivés et leur demander de retourner.</p> <p>J'ai ainsi retourné la mère de Félicien, mes cousins Everiste et Toussain, le chauffeur Martin et les parents de la bonne. C'est tout une bagarre avec ce garde qui ne veut rien comprendre et qui tente chaque fois de m'empêcher d'aller ouvrir. Ces visites se sont succédées jusqu'à 13 heures.</p> <p>Personne n'a encore rien pris dans la maison. Le garde Fon ayant pitié de moi et des enfants a fini par accepter accompagner la bonne faire des emplettes pour nous préparer à manger. Ce dernier a accepté la pâte qu'on lui a servie mais le second a refusé.</p> <p>Après 18 heures 30, tous deux commencent par s'inquiéter du sort qu'on veut leur réserver. Ils commencent par se lamenter et dire que c'est ainsi qu'ils sont souvent oubliés après les "opérations", qu'ils n'ont pas un sou en poche, qu'ils revenaient à peine d'un autre front quand on les a embarqués dans la précipitation pour ici. Ils me demandent de leur passer ma mobylette pour qu'ils aillent au camp voir les chefs pour savoir s'ils peuvent partir et nous laisser libres.</p> <p>Le Fon a pris la mobylette pour partir après que le répétiteur lui aie remis cent francs pour payer de l'essence. Il revient à 19 heures 30 accompagné par son chef (caporal chef) et deux autres soldats. Le chef m'explique qu'il ne peut pas me libérer sans l'ordre de celui qui m'a fait garder, qu'il va essayer de téléphoner à ce dernier à Parakou pour connaître son avis. Il emmène les premiers soldats qu'il remplace par les deux soldats. La bonne devait aller assister à une cérémonie le samedi soir, sa soeur lui a annoncé le jeudi la mort d'une tante dont l'enterrement est prévu pour le lundi. De même, il y a une messe de huitaine à célébrer pour un autre oncle défunt. J'ai supplié les militaires (les chefs) pour qu'ils l'autorisent à partir assister à ces cérémonies mais ils ont refusé.</p> <p>Ceci a affecté son moral et elle refuse de manger toute la journée du dimanche et du lundi. Je suis abattue par ces faits et n'arrive plus à ordonner mes idées. Je me demande quand nous allons recouvrer notre liberté et ce qu'est devenu mon mari.</p> <p>Le dimanche matin l'un des gardes, un jeune du de Batchou m'appelle et me dit : "Madame pourquoi tu fais tant de bruit avec nos chefs. Les grands qui vous ont fait garder ici sont déjà partis au Nord, ce sont eux seuls qui peuvent vous libérer, celui (le chef) qui est arrivé ici le jeudi soir a effectivement tout fait pour les toucher, mais le téléphone ne marche pas. Au lieu de crier chaque fois qu'il amène la relève et demander qu'ils vous emmènent en prison, tu feras mieux de chercher à voir ton mari". Je lui réponds que je ne sais là où il se trouve et que je ne peux pas sortir.</p> <p>Il dit qu'il a appris comment les gens m'ont tabassée, que les militaires qui ont assisté à la scène en parlent au Camp et beaucoup d'entre eux en sont indignés. Que les premiers gardes ont témoigné que je les ai bien nourris et bien traités. Que lui-même vient de remarquer la même chose et que pour cela, il va m'aider à aller voir mon mari et lui apporter à manger.</p> <p>Après m'avoir assuré qu'il est sincère dans sa déclaration (il m'a décrit mon mari) je cours à la cuisine apprêter le repas mais les douleurs et les maux m'empêchent de préparer moi-même ce repas. Quand tout est prêt le soldat m'accompagne au Camp voir Thomas, nous avons fait à peine 20 minutes de conversation quand le chef de poste l'oblige à me quitter. Le responsable de garnison, Batchou en le voyant lui demande celui qui l'a autorisé à me conduire au camp, je lui réponds que je suis venue apporter à manger à mon mari et qu'il m'a suivie comme cela se doit.</p> <p>Cette première rencontre avec mon mari est aussi la dernière avant sa déportation au camp de Parakou.</p> <p>Devant mes lamentations et mes menaces de sortir de force ou de m'accrocher avec tous mes enfants à leur camion pour les suivre, le chef (le caporal) qui s'est occupé de la relève des gardes le samedi soir a promis de prendre sur lui la responsabilité de nous libérer le lundi soir. Mais ce jour-là à 18 heures 30, à notre grande surprise, c'est un autre chef qui a accompagné deux autres gardes pour la relève. Déconcertés par cette attitude des chefs et dépassés par cette situation qui perdure, nous avons tous réagi et protesté vivement. Nous n'avions pas laissé le chef sortir de la maison quand il a décidé emmener les nouveaux gardes et promis de retourner au camp prendre contact avec le premier qui nous a fait la promesse. Il revient vers 21 heures nous apprendre qu'à partir de cet instant nous sommes mis en liberté provisoire.</p> <p>La bonne et le répétiteur retournent aussitôt dans leur famille et je suis restée seule avec les enfants. Le lendemain matin, les enfants ont repris le chemin de l'école et moi celui du service et apprends que personne n'était informé de l'événement, je rédige alors un petit rapport que j'apporte au DP-TAS Atlantique et lui relate de vive voix les faits. Ce dernier a sursauté d'indignation quand j'ai fini de raconter et il me dit : "Et ils t'ont tapée jusqu'à laisser toutes ces traces et plaies sur le corps ? Ce n'est pas possible Antoinette. Il faut qu'ils soient punis ces militaires ! Et tu dis que tu ne connais pas leurs noms ? (Après un petit silence, il ajoute). Ce n'est pas grave, je vais rendre compte au Ministre et on verra ce qu'il faudra faire".</p> <p>Il compatit à mes douleurs et me donne l'autorisation d'aller aux heures de visite voir mon mari, et de prendre le temps pour me soigner, quand je quitte le DP-TAS, je me rends au camp pour connaître les heures de visite mais on me dit que les visites sont interdites ce jour-là, quand j'y suis retournée le lendemain, le chef de poste m'apprend que mon mari n'est plus au camp. Il me dit d'aller m'informer à l'Etat Major sur là où il se trouve.</p> <p>Les militaires, "bérets verts et rouges" que j'ai rencontrés là (à l'Etat Major) se sont moqués de moi en me disant que mon mari est allé enseigner à l'U.N.B. Après avoir passé toute la matinée à les supplier, j'allais retourner bredouille, s'il n'y avait pas parmi eux une femme qui a eu pitié de moi et m'a soufflé qu'il est déporté au Nord.</p> <p>Dès lors, je me retrouve seule à faire face aux nombreux problèmes : la garde de la maison, l'entretien des enfants et d'autres parents en charge, la recherche des voies et moyens pour venir en aide au détenu et le faire libérer, la peur suscitée par la prise d'assaut de notre maison et les nombreux agents secrets qui rôdaient autour a longtemps empêché les parents et amis de nous visiter ou de nous aborder dans la rue ou sur les lieux publics.</p> <p>J'ai dû mener une campagne de démystification en même temps qu'une lettre contre ces agents secrets pour que les parents et amis fassent montre de courage pour commencer à nous rendre visite à partir de décembre 1985.</p> <p><strong>DOSSOU Alexandre K.</p> <p>Profession : Ingénieur du Génie civil<br class='autobr' /> Né : 11 octobre 1954 à Porto Novo</strong></p> <p>Date d'arrestation : Samedi le 28 septembre 1985 aux environs de 23 heures 30 à mon domicile à Cotonou par le capitaine Patrice HOUNSOU alors lieutenant</p> <p>Lieu de détention</p> <p>28 et 29 septembre 85 : Camp Guézo à Cotonou</p> <p>29 Septembre 85 -17 décembre 85 : Camp Séro Kpéra à Parakou</p> <p>17 décembre 85 -11 janvier 86 : Prison Civile de Ségbana</p> <p>11 janvier 86 - 25 Février 86 : Camp Séro Kpéra à Parakou</p> <p>25 Février - 22 mars 86 : Prison civile de Ségbana</p> <p>22 mars 86 - 8 mai 86 : Camp Séro Kpéra de Parakou</p> <p>8 mai 86 - 11 juin 86 : Prison civile de Ségbana</p> <p>11 juin 86 - 31 juillet 86 : Camp Séro Kpéra Parakou</p> <p>31 juillet 86 - 6 décembre 86 : Prison civile de Ségbana</p> <p>6 décembre 86 - 1er avril 1989 : Camp Séro Kpéra Parakou</p> <p>date de libération : Samedi 1er avril 1989</p> <p>Conditions de détention :</p> <p>* Sérieusement déprimantes, les premiers mois à Parakou</p> <p>* Simplement inhumaines dans la prison civile Ségbana</p> <p>* Quelque peu supportables avec évolution en dents de scie par la suite à Parakou</p> <p>Exemple : suite à une évasion en juillet 87 nous étions enfermés dans les cellules 22 heures 40 sur 24 heures, 57 jours d'affilée alors que nous avions déjà pu obtenir de rester en dehors des cellules de 7 heures à 19 heures. Les visites bien qu'ayant fini par être réglementées après plusieurs péripéties à Parakou, étaient bien souvent suspendues ou simplement remis en cause suivant l'humeur ou le bon vouloir du colonel ZINZINDOHOUE alors commandant de son chef de bureau de garnison, capitaine Idelphonse AGONKAN, alors lieutenant ou de celle du sous officier de permanence ou de semaine.</p> <p>A Ségbana les visites n'étaient pas autorisées pendant les séjours que j'y ai faits.</p> <p>Tortures subies</p> <p>*morales : menaces très souvent chantées par le capitaine Alexis BABALAO alors lieutenant de passer devant le peloton d'exécution, menaces diverses, refus de visites.</p> <p>* physiques :</p> <p>1 - Le 14 octobre 1985, aux environs de 21 heures après une séance de confrontation avec deux autres détenus et en présence du commandant Clément ZINZINDOHOUE , du capitaine Fousseini GOMINA et du capitaine Patrice HOUNSOU, le commandant ZINZINDOHOUE, n'ayant pu obtenir les informations qu'il recherchait avait ordonné qu'on nous tape. Le capitaine HOUNSOU ne s'était pas embarrassé de scrupules pour lui-même. Les coups de poing au détenu Christophe MONSIA celui-ci en ouvrant la bouche n'a pu cracher que du sang. Il avait constaté aussi que deux de ces dents bougeaient. Le sergent Chef DJATO dit "l'homme pour l'homme" s'est jeté sur moi pour me taper avec une lanière (SOKPACA). Mes épaules et mon cou étaient zébrés. Après quoi, le commandant ZINZINDOHOUE ordonna qu'on m'accompagnât à ma cellule ramasser mes bagages, les porter sur la tête moi-même vêtu uniquement d'un slip pour venir m'asseoir à même le sol avec mes bagages au milieu de la cour en face du poste de commandement du camp jusqu'à ce que son chef de garnison, le lieutenant AGONKAN qu'il a envoyé chercher la nuit-là, vienne me trouver une autre cellule au poste de police.</p> <p>2 - Le 15 octobre 1985 un peu avant 7 heures le matin, j'étais appelé pour me présenter au poste de commandement ensemble avec un autre détenu du nom de Adolphe KOULIDJI. Un troisième nous a rejoints du nom de Mohamed ALASSANE et tous trois nous avons été conduits sur le terrain de football du camp et en présence du commandant ZINZINDOHOUE et sur son ordre une multitude de soldats s'est abattue sur nous sous la direction de l'adjudant ZATO du Génie Militaire. Il est difficile d'apprécier combien ils étaient. Tous les désoeuvrés et autres qui traînent dans la cour du camp se lancent simplement à l'assaut des criminels que nous étions. Chacun armé comme il peut : branchages et branches de neems et d'acacia, lanière (SOKPACA) bouts de bois, câbles et autres étaient de la partie. Nous étions sommés de nous déshabiller pour ne laisser sur le corps qu'une culotte ou un pantalon retroussé jusqu'aux genoux ou au cas où le pantalon ne se retroussait pas comme c'était le cas chez Mohamed, il avait reçu ordre de se mettre en slip. Ainsi vêtu, nous devrions ramper et rouler à même le sol pendant que les soldats tapaient à coeur joie. La séance se poursuit jusqu'à ce que le commandant ZINZINDOHOUE, toujours debout à suivre toute la scène donne l'ordre d'arrêter. On nous a conduit à coups de bâton, malgré l'ordre d'arrêter, du terrain au poste de commandement. Là moi je retrouve mes sens. Mais la séance n'était pas finie. Il nous fallait pour accéder au poste de commandement traverser le jardin du poste. L'ordre était donné de la traverser en marchant à genoux sur les briques servant de bordures au jardin les bras en croix et le bâton derrière. Dès qu'un genou tombait des briques, les coups de bâton ramenaient rapidement à l'ordre, cette épreuve avait pour conséquences de vous arracher la peau et chair aux genoux.</p> <p>Au poste de commandement, le commandant ZINZINDOHOUE nous avait fait accueillir avec des feuilles de papier, un bic et une table pour écrire ce que nous avions dans la tête. J'étais si affaibli, je n'avais rien mangé depuis la veille au soir (ayant été privé de dîner la veille pour nécessité de la séance de confrontation) que j'avais dû m'allonger sur le carreau à même le sol pendant un temps qu'il m'a été difficile d'estimer peut-être une heure avant de pouvoir, le corps tout en sang, me tenir debout et m'asseoir à la table qui m'avait été présentée pour écrire.</p> <p>3 - Vers la fin octobre 1985 alors que nous sarclions souvent tout autour des cellules et que nous balayions directement avec les mains nues, j'avais eu des ampoules dans la paume de la main droite.</p> <p>Ces ampoules, comme je devais continuer à sarcler, ont éclaté et se sont infectées. Ma main droite était inutilisable parce que gonflée de sang noir et m'empêchait de dormir la nuit du fait des douleurs. Après plusieurs séances de bains humides à l'alcool et à l'eau permaganentée, le Major de l'infirmerie de cette garnison avait fini par m'inciser le pouce et l'index le 4 novembre 1985 pour extraire le sang noir mélangé au pus. Les médicaments pour les traitements (anti-inflammatoires, antibiotiques, sérum antitétanique, bandes, alcool et autre) étaient à mes propres frais.</p> <p>Revendications succinctes</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Remboursement des salaires non perçus de novembre 1985 à septembre 1989</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Remboursement des frais approximatifs des médicaments durant tout mon séjour au camp</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Dédommagement pour tortures subies</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Dédommagements pour tracasseries policières imposées à ma grande soeur et à mon grand frère qui, en plus, ont dû faire plusieurs séjours au camp Séro Kpéra de Parakou à cause de moi</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Dédommagement pour divers frais occasionnés à mon épouse pour les va et vient au camp et les voyages Cotonou-Parakou</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Dédommagement pour pertes constatées après perquisitions et retrait de certains de mes bagages</p> <p><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1656864660' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Jugement des tortionnaires.</p> <p>Cotonou, le 16 avril 1990</p></div> La Banque mondiale accompagne le Bénin avec 250 millions $ US http://www.24haubenin.com/?La-Banque-mondiale-accompagne-le-Benin-avec-250-millions-de-dollars http://www.24haubenin.com/?La-Banque-mondiale-accompagne-le-Benin-avec-250-millions-de-dollars Fri, 01 Jul 2022 23:51:43 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Dans le cadre du Programme d'accès universel à l'eau potable en milieu rural (PforR), également appelé AQUA-VIE, le Bénin bénéficie de l'appui de la Banque mondiale. L'institution financière à travers l'Association internationale de développement (IDA), a accordé un financement de 250 millions de dollars au gouvernement béninois. <br class='autobr' /> La Banque mondiale accompagne le Bénin dans son ambition de renforcer l'accès à l'eau potable dans les communautés rurales du Bénin. Ceci, grâce à un financement de 250 millions (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH86/arton38433-745c7.jpg?1656864660' width='150' height='86' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Dans le cadre du Programme d'accès universel à l'eau potable en milieu rural (PforR), également appelé AQUA-VIE, le Bénin bénéficie de l'appui de la Banque mondiale. L'institution financière à travers l'Association internationale de développement (IDA), a accordé un financement de 250 millions de dollars au gouvernement béninois. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>La Banque mondiale accompagne le Bénin dans son ambition de renforcer l'accès à l'eau potable dans les communautés rurales du Bénin. Ceci, grâce à un financement de 250 millions de dollars. Ce financement vise à « élargir l'accès aux services d'approvisionnement en eau par le biais de raccordements domestiques et de bornes-fontaines, et d'assurer une prestation de services d'eau de qualité par un personnel professionnel ». <br class='autobr' /> A travers le Programme d'accès universel à l'eau potable en milieu rural (PforR), 80 nouveaux systèmes d'approvisionnement en eau multi-villages seront construits dans les communautés rurales. Selon la Banque mondiale, la cible à impacter est estimée à trois millions bénéficiaires. <br class='autobr' /> Ce financement supplémentaire selon le ministre d'État en charge de l'économie et des finances rapporté par Ecofin, apporte un soutien important au plan d'action du gouvernement 2021-2026, et renforce le programme national d'approvisionnement en eau en milieu rural. « Il contribuera aux efforts du gouvernement pour rendre l'eau potable accessible à l'ensemble du pays dans un avenir proche », a souligné Romuald Wadagni. <br class='autobr' /> Selon la Banque mondiale, grâce au programme AQUA-VIE, la couverture moyenne des services d'eau dans les communautés rurales a gagné 31 points de pourcentage entre 2017 et 2022, passant de 42% à 73%. L''initiative intervient dans le cadre de partenariat pays 2018-2023 du Groupe de la Banque mondiale pour le Bénin. <br class='autobr' /> Le projet a été lancé en 2018 suite de la signature de deux conventions entre la Banque mondiale et le Bénin pour un montant global de plus de 186 millions de dollars avec pour objectif, d'accroître l'accès aux services d'approvisionnement en eau, et de renforcer les modalités de prestation de services.</p> <p>F. A. A.</p></div> Le DDEMP Littoral explique la régression observée à Cotonou http://www.24haubenin.com/?Le-DDEMP-Littoral-explique-la-regression-observee-a-Cotonou http://www.24haubenin.com/?Le-DDEMP-Littoral-explique-la-regression-observee-a-Cotonou Fri, 01 Jul 2022 21:36:08 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Le département du Littoral a régressé dans le classement départemental à l'examen du Certificat d'études primaires (CEP) session de juin 2022. Le directeur départemental des enseignements maternel et primaire (DDEMP), Martin Luther Aderomou, explique les raisons de la régression observée à Cotonou. <br class='autobr' /> Les résultats de l'examen du Certificat d'études primaires sont proclamés ce jeudi 30 juin 2022. Au plan national, 81,90% des candidats ont été déclarés admis.Le département du Littoral, souvent premier dans le (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton38430-411be.jpg?1656864660' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le département du Littoral a régressé dans le classement départemental à l'examen du Certificat d'études primaires (CEP) session de juin 2022. Le directeur départemental des enseignements maternel et primaire (DDEMP), Martin Luther Aderomou, explique les raisons de la régression observée à Cotonou. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Les résultats de l'examen du Certificat d'études primaires sont proclamés ce jeudi 30 juin 2022. Au plan national, 81,90% des candidats ont été déclarés admis.Le département du Littoral, souvent premier dans le classement départemental a régressé et occupe la 6ème place.<br class='autobr' /> Le directeur des enseignements maternel et primaire du Littoral explique la régression observée dans la capitale économique du Bénin. <br class='autobr' /> En attendant de réunir les CRP, les CP, les directeurs d'écoles pour analyser la cause, Martin Luther Aderomou fait quelques suppositions.<br class='autobr' /> Dans un entretien accordé à Frissons radio, le DDEMP Littoral évoque un léger relâchement dans l'encadrement des apprenants. « La pression habituelle n'a pas été mise. Les enseignants d'ordinaire encadraient les apprenants les mercredis après-midi, les samedis matin contre une rémunération des parents. Mais cette année, il a été formellement interdit de percevoir un copeck chez les parents pour l'encadrement des enfants », a justifié le DDEMP.<br class='autobr' /> Cette modique contribution des parents selon lui, donnait un peu d'engouement aux enseignants. <br class='autobr' /> Martin Luther Aderomou envisage interroger l'encadrement afin de voir si les CRP, les CP n'ont pas relâché un peu dans l'encadrement des enseignants qui tiennent les classes d'examenLes dispositions seront prises dès la rentrée prochaine pour que Cotonou remonte la pente et retrouve sa première place, a-t-il annoncé. <br class='autobr' /> <strong>Résultats par département</strong><br class='autobr' /> Session normale de Juin 2022 <br class='autobr' /> Nombre d'inscrits : 226.576 <br class='autobr' /> Présents : 220.427 <br class='autobr' /> Admis : 180.520 <br class='autobr' /> Taux de réussite au plan national : 81,90%.<br class='autobr' /> Borgou : 87,45<br class='autobr' /> Plateau : 87,42<br class='autobr' /> Donga : 86,06<br class='autobr' /> OUEME : 85,98<br class='autobr' /> Atlantique : 84,45<br class='autobr' /> Littoral : 84,14<br class='autobr' /> Collines : 83,15<br class='autobr' /> Zou : 82,15<br class='autobr' /> Atacora : 78,93<br class='autobr' /> Alibori : 74,39<br class='autobr' /> Mono : 70,57<br class='autobr' /> Couffo : 53,04<br class='autobr' /> Taux national : 81,90%.</p></div> ‘'Festichill'', show inédit réservé au public les 2 et 3 juillet http://www.24haubenin.com/?Festichill-show-inedit-reserve-au-public-les-2-et-3-juillet http://www.24haubenin.com/?Festichill-show-inedit-reserve-au-public-les-2-et-3-juillet Fri, 01 Jul 2022 21:29:42 +0200 fr Akpédjé Ayosso <p>Le plus grand show des vacances ‘'Festichill'' aura bel et bien lieu les 2 et 3 juillet 2022 à Canal Olympia de Cotonou avec le jeune rappeur ivoirien Dibi B et les artistes béninois. Réunis en conférence de presse ce vendredi 1 er juillet, au restaurant Chill n' Grill, Cotonou, les artistes et les organisateurs de cet événement sponsorisé par MTN promettent un show inédit au public béninois. <br class='autobr' /> Un show époustouflant avec le public béninois ce week-end au Festichill, édition 2022. Ça se passe les 2 et 3 (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH94/arton38429-bd1cc.jpg?1656864660' width='150' height='94' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le plus grand show des vacances ‘'Festichill'' aura bel et bien lieu les 2 et 3 juillet 2022 à Canal Olympia de Cotonou avec le jeune rappeur ivoirien Dibi B et les artistes béninois. Réunis en conférence de presse ce vendredi 1 er juillet, au restaurant Chill n' Grill, Cotonou, les artistes et les organisateurs de cet événement sponsorisé par MTN promettent un show inédit au public béninois.</strong></p> <p>Un show époustouflant avec le public béninois ce week-end au Festichill, édition 2022. Ça se passe les 2 et 3 juillet à Canal Olympia de Cotonou.<br class='autobr' /> Le Leader de la téléphonie mobile au Bénin MTN est le Sponsor Officiel de cet événement organisé par l'agence événementielle ‘'Le Rond Point''.</p> <p>Selon Angela Honga, membre du comité d'organisation, Festichill est le plus grand festival de ces vacances organisé sous le thème ‘'La Guerre des Clans''.<br class='autobr' /> Le premier jour, explique-t-elle, ''La guerre des clans'' se fera avec l'habillement. « Vous venez en clan et vous vous habillez de façon à nous surprendre (…) on va élire le clan le mieux habillé », informe-t-elle.</p> <p>Le deuxième jour, Cotonou sera ‘'doublement coloré''. Chaque participant aura droit à un lot de poudre colorée et des grenades spéciales Festichill. « On va se battre avec des grenades et pleins d'autres choses », informe Angela Honga. Le but c'est de « partager avec tout le monde l'esprit de la fête ».</p> <p>La tête d'affiche du Festichill, Dibi B, ancien membre du groupe Kiff No Beat est à Cotonou depuis la soirée de ce jeudi 30 juin. « C'est la première fois que je viens au Bénin en solo. Le premier concert de Kif No Beat, c'est ici au Bénin. Depuis la tournée historique de mon album, c'est la première fois qu'on m'accueille comme ça à l'aéroport. C'est les vrais fans du hip pop qui sont ici », s'est réjoui l'artiste ivoirien.<br class='autobr' /> Le jeune rappeur promet du lourd au public béninois. « Rendez-vous demain », a-t-il lancé.<br class='autobr' /> Dibi B n'a pas manqué de saluer la détermination des jeunes qui organisent l'événement.</p> <p>« Je suis très content de participer à ce festival. C'est toujours une très belle fête quand je suis là », a déclaré le sorcier vivant Vano Baby.<br class='autobr' /> Vano Baby, Nasty Nesta, Dibi Dobo donnent rendez-vous aux fans ce week-end pour un show exceptionnel. Ils seront sur scène avec plusieurs autres artistes.<br class='autobr' /> Festichill, c'est aussi des animations de ‘'ouf'' avec DJ Peet, Dj Kamonney et autres.</p> <p><span class='spip_document_12303 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH381/fb_img_1656691622870-116d6.jpg?1656864660' width='500' height='381' alt="" /></span></p> <p>Les tickets sont disponibles à l'agence ‘'Le Rond Point'' à Canal Olympia et aux numéros inscrits sur l'affiche de l'évènement.<br class='autobr' /> Le pass est à 5000 FCFA valable pour les deux jours. Dès ce samedi 02 juillet, le prix du ticket passe à 5000 FCFA pour un seul jour.<br class='autobr' /> Toutes les dispositions sécuritaires sont prises pour le bon déroulement du concert. « Ça promet d'être le plus grand festival jamais vu au Bénin », a conclu Angela Honga.<br class='autobr' /> Festichill, c'est un événement à ne pas rater.</p> <p><strong>A.Ayosso</strong></p></div> Un salaire mensuel pour les arbitres béninois http://www.24haubenin.com/?Un-salaire-mensuel-pour-les-arbitres-beninois http://www.24haubenin.com/?Un-salaire-mensuel-pour-les-arbitres-beninois Fri, 01 Jul 2022 21:06:52 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Les arbitres béninois percevront désormais un salaire mensuel. L'annonce a été faite par le ministre des sports Oswald Homéky, ce vendredi 1er juillet 2022, lors d'une rencontre tenue au Palais des congrès à Cotonou avec les arbitres en présence du Président de la Fédération Béninoise de Football (FBF), Mathurin De Chacus. Le ministère des sports a opté en collaboration avec la Fédération Béninoise de Football (FBF) pour la professionnalisation de la fonction d'arbitre au Bénin. « Cette professionnalisation (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Sport-" rel="directory">Sport</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH104/arton38431-391e6.jpg?1656864660' width='150' height='104' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Les arbitres béninois percevront désormais un salaire mensuel. L'annonce a été faite par le ministre des sports Oswald Homéky, ce vendredi 1er juillet 2022, lors d'une rencontre tenue au Palais des congrès à Cotonou avec les arbitres en présence du Président de la Fédération Béninoise de Football (FBF), Mathurin De Chacus.</strong><br class='autobr' /> Le ministère des sports a opté en collaboration avec la Fédération Béninoise de Football (FBF) pour la professionnalisation de la fonction d'arbitre au Bénin.<br class='autobr' /> « Cette professionnalisation veut dire que désormais quand on est arbitre, on est arbitre professionnel et on est payé comme tel. Evidemment, on a le droit d'avoir un métier à côté comme c'est le cas dans plusieurs autres pays. On peut également ne pas avoir un autre métier et vivre exclusivement de ce qu'on gagne en étant un arbitre », a indiqué le ministre des sports Oswald Homéky ce vendredi lors d'une rencontre avec les arbitres en présence du Président de la Fédération Béninoise de Football.<br class='autobr' /> Pour permettre aux arbitres de bénéficier d'un salaire mensuel, des ressources seront mises à la disposition de la FBF par le gouvernement.<br class='autobr' /> Le ministre des sports a expliqué le mécanisme d'attribution de l'allocation à chaque arbitre. « La Fédération va, à la suite des différentes formations habituelles, sortir la liste des arbitres retenus pour arbitrer les différentes ligues professionnelles. Cette liste va être transmise aux services financiers et un montant qui vous (arbitres, Ndlr) sera communiqué plus tard, sera payé mensuellement à tous ceux qui sont sur cette liste comme un salaire mensuel. Ce salaire, c'est une sorte de salaire de base du faite de la fonction d'arbitre.<br class='autobr' /> Les désignations vont se faire comme d'habitude par la fédération, avec ses propres règles. Les primes vont continuer d'être payées sur la même base. C'est à dire que vous avez votre salaire mensuel qui est régulièrement viré sur votre compte, et quand vous êtes désigné pour aller faire un match, la fédération vous payera la prime qu'il faut selon les montants qui seront retenus. Si vous avez votre propre voiture, on définira un montant réaliste en tenant compte de la distance parcourue. Si vous empruntez un transport public, vous allez vous servir de coupon que la fédération vous donnera pour valider vos tickets de transport. Aucun club qui recevra un match à domicile ne s'occupera de transporter un arbitre. Quand vous arrivez dans l'endroit où vous devez officier le match, votre lieu d'hébergement, la fédération mettra à votre disposition des coupons que vous allez présenter et que l'hôtel va décharger. Ce n'est plus l'équipe qui reçoit qui héberge l'arbitre. Maintenant, du lieu d'hébergement au stade, on ne permettra plus que le dirigeant envoie sa voiture vous chercher. Si un arbitre est surpris dans la voiture d'un dirigeant, quel qu'il soit, c'est une faute lourde. Vous aurez de quoi vous rendre de l'hôtel au stade », a expliqué Oswald Homéky.<br class='autobr' /> A en croire le ministre des sports, cela mettra fin à tout trafic d'influence. « Ce qui veut dire que de votre désignation au match, vous n'avez plus aucun contact avec les présidents de clubs. Quand vous terminez votre match, vous validez vos feuilles de match et votre rapport, ça déclenche le paiement de votre prime par la fédération et ceci par transfert électronique. Donc ces ressources sont payées sur votre téléphone portable et le soir même du match », a précisé le ministre des sports.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Un propriétaire arrêté pour vol de moto de son locataire http://www.24haubenin.com/?Un-proprietaire-arrete-pour-vol-de-moto-de-son-locataire http://www.24haubenin.com/?Un-proprietaire-arrete-pour-vol-de-moto-de-son-locataire Fri, 01 Jul 2022 19:12:57 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Un homme a été déposé en prison, jeudi 30 juin 2022, pour vol d'une moto appartenant à son locataire à Djougou, département de la Donga. <br class='autobr' /> Un jeune homme négociait l'achat d'une moto auprès d'un homme de nationalité togolaise à Djougou lorsqu'il eut l'idée d'inviter son vendeur au commissariat pour la formalisation de la vente. <br class='autobr' /> Une fois au commissariat, le vendeur était dans l'incapacité d'exhiber le titre de propriété de la moto. Interrogé sur l'origine de la moto, il passe aux aveux. <br class='autobr' /> La moto provenait du Togo (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Societe-" rel="directory">Société</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH67/arton38428-d833e.jpg?1656864660' width='150' height='67' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Un homme a été déposé en prison, jeudi 30 juin 2022, pour vol d'une moto appartenant à son locataire à Djougou, département de la Donga.</strong><br class='autobr' /> Un jeune homme négociait l'achat d'une moto auprès d'un homme de nationalité togolaise à Djougou lorsqu'il eut l'idée d'inviter son vendeur au commissariat pour la formalisation de la vente.<br class='autobr' /> Une fois au commissariat, le vendeur était dans l'incapacité d'exhiber le titre de propriété de la moto. Interrogé sur l'origine de la moto, il passe aux aveux.<br class='autobr' /> La moto provenait du Togo où il a été volé à un locataire. Le voleur est en réalité le propriétaire de la maison.<br class='autobr' /> Le propriétaire voleur de la moto de son locataire a été déposé en prison, jeudi 30 juin 2022, en attendant sa présentation au procureur.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Ange Tchibozo prêté à Amiens SC http://www.24haubenin.com/?Ange-Tchibozo-prete-a-Amiens-SC http://www.24haubenin.com/?Ange-Tchibozo-prete-a-Amiens-SC Fri, 01 Jul 2022 17:43:43 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou <p>Le joueur béninois Ange Josué Tchibozo quitte l'Italie pour la France. Il est prêté à Amiens sporting club pour une saison. <br class='autobr' /> Pour la saison 2022-2023, l'attaquant béninois Ange Josué Tchibozo va évoluer dans le club français de Amiens. L'annonce a été faite à travers une publication tweet ce vendredi 1er juillet 2022. « L'Amiens SC est heureux d'annoncer l'arrivée de l'attaquant béninois de la Juventus pour un prêt d'une saison avec option d'achat », a tweeté le club. Ange Josué Tchibozo est âgé de 19 ans. Il (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Sport-" rel="directory">Sport</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton38426-831d5.jpg?1656864660' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le joueur béninois Ange Josué Tchibozo quitte l'Italie pour la France. Il est prêté à Amiens sporting club pour une saison. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Pour la saison 2022-2023, l'attaquant béninois Ange Josué Tchibozo va évoluer dans le club français de Amiens. L'annonce a été faite à travers une publication tweet ce vendredi 1er juillet 2022.<br class='autobr' /> « L'Amiens SC est heureux d'annoncer l'arrivée de l'attaquant béninois de la Juventus pour un prêt d'une saison avec option d'achat », a tweeté le club. <br class='autobr' /> Ange Josué Tchibozo est âgé de 19 ans. Il évoluait avec l'équipe U19 de la Juventus. Il a, à son compteur 15 buts, et 06 passes décisives. <br class='autobr' /> Sa nouvelle destination, Amiens SC est un club de 2ème division de la league française. Le club a terminé la saison précédente avec 38 points, et est classé 14ème.</p> <p>F. A. A.</p> <blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">[Mercato✍️]</p> <p>𝘼𝙣𝙜𝙚 𝙅𝙤𝙨𝙪𝙚̀ 𝘾𝙝𝙞𝙗𝙤𝙯𝙤 𝙚𝙨𝙩 𝘼𝙢𝙞𝙚́𝙣𝙤𝙞𝙨 !</p> <p>L'Amiens SC est heureux d'annoncer l'arrivée de l'attaquant béninois de la <a href="https://twitter.com/juventusfc?ref_src=twsrc%5Etfw">@juventusfc</a> pour un prêt d'une saison avec option d'achat ! 🔥</p> <p>Bienvenue à Amiens, Josuè !<a href="https://twitter.com/hashtag/FiersDetreAmienois?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#FiersDetreAmienois</a> ⚪️⚫️ <a href="https://t.co/16i3PiJl67">pic.twitter.com/16i3PiJl67</a></p> <p>— Amiens SC (@AmiensSC) <a href="https://twitter.com/AmiensSC/status/1542795173230510083?ref_src=twsrc%5Etfw">July 1, 2022</a></p> </blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></div> Sous scellés, la maison d'Ajavon vidée de ses biens http://www.24haubenin.com/?Sous-scelles-la-maison-d-Ajavon-videe-de-ses-biens http://www.24haubenin.com/?Sous-scelles-la-maison-d-Ajavon-videe-de-ses-biens Fri, 01 Jul 2022 16:35:27 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>La résidence de Sébastien Ajavon sis à Cotonou, non loin de l'aéroport de Cotonou vient d'être vidée de tous ses biens meubles dans le cadre de l'affaire de redressement fiscal de 169 milliards FCFA opposant l'opérateur économique au fisc béninois. Voiture, fauteuils et autre mobiliers meublant le duplex situé au sud du centre commercial Erevan à Cotonou, non loin de l'aéroport et appartenant à l'homme d'affaires Sébastien Ajavon ont été entièrement ramassés dans la matinée de ce vendredi 1er juillet 2022. (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L113xH150/arton38427-16037.jpg?1656864661' width='113' height='150' /> <div class='rss_texte'><p><strong>La résidence de Sébastien Ajavon sis à Cotonou, non loin de l'aéroport de Cotonou vient d'être vidée de tous ses biens meubles dans le cadre de l'affaire de redressement fiscal de 169 milliards FCFA opposant l'opérateur économique au fisc béninois.</strong><br class='autobr' /> Voiture, fauteuils et autre mobiliers meublant le duplex situé au sud du centre commercial Erevan à Cotonou, non loin de l'aéroport et appartenant à l'homme d'affaires Sébastien Ajavon ont été entièrement ramassés dans la matinée de ce vendredi 1er juillet 2022. C'est sous contingent des forces armées qu'il a été procédé à la mise en exécution de la décision de la Cour suprême ordonnant la saisie de la résidence de Sébastien Ajavon et de ses biens.<br class='autobr' /> L'opérateur économique est poursuivi pour fraude dans le cadre d'un redressement fiscal d'un montant de 169 milliards FCFA pour TVA non reversées aux impôts.<br class='autobr' /> Des scellés avaient été posés sur la résidence le 23 mars 2022.<br class='autobr' /> Sébastien Ajavon a été à la présidentielle de 2016. Arrivé en 3è position à l'issue du scrutin, il a été un soutien de taille au candidat Patrice Talon.<br class='autobr' /> Sébastien Ajavon vit en exil en France depuis 2016.<br class='autobr' /> M. M.</p> <dl class='spip_document_12298 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH667/aja2-65fb0.jpg?1656864661' width='500' height='667' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12299 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH667/aja3-74fa3.jpg?1656864661' width='500' height='667' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12297 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH667/aja1-4810a.jpg?1656864661' width='500' height='667' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12300 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH667/aja4-9cd9a.jpg?1656864661' width='500' height='667' alt='' /></dt> </dl> <p><span class='spip_document_12302 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L471xH422/img_20220701_153800-1c9b9.jpg?1656864661' width='471' height='422' alt="" /></span></p></div> WAPCO et l'UAC pour former aux métiers des hydrocarbures http://www.24haubenin.com/?WAPCO-et-l-UAC-pour-former-aux-metiers-des-hydrocarbures http://www.24haubenin.com/?WAPCO-et-l-UAC-pour-former-aux-metiers-des-hydrocarbures Fri, 01 Jul 2022 15:32:08 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>L'entreprise chinoise WAPCO-Bénin et l'Université d'Abomey-Calavi (UAC) entrent en partenariat. Une bourse prenant en compte les frais d'inscription et des allocations mensuelles pour bénéficier d'une formation dans les métiers des hydrocarbures et activités connexes. C'est l'opportunité qu'offre l'entreprise chinoise WAPCO aux étudiants de sept établissements de l'Université d'Abomey-Calavi (UAC) admis en Licence 3 ou en Master 2 dans le cadre d'un partenariat. La signature de convention de partenariat entre (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH101/arton38425-d6a8a.png?1656864661' width='150' height='101' /> <div class='rss_texte'><p><strong>L'entreprise chinoise WAPCO-Bénin et l'Université d'Abomey-Calavi (UAC) entrent en partenariat.</strong><br class='autobr' /> Une bourse prenant en compte les frais d'inscription et des allocations mensuelles pour bénéficier d'une formation dans les métiers des hydrocarbures et activités connexes. C'est l'opportunité qu'offre l'entreprise chinoise WAPCO aux étudiants de sept établissements de l'Université d'Abomey-Calavi (UAC) admis en Licence 3 ou en Master 2 dans le cadre d'un partenariat.<br class='autobr' /> La signature de convention de partenariat entre l'UAC et l'entreprise chinoise WAPCO a eu lieu, jeudi 30 juin 2022, à l'amphithéâtre Deby Itno en présence du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique Eléonore Ladékan, du ministre des mines et de l'eau Samou Séïdou Adambi et de l'ambassadeur de la République de Chine près le Bénin Peng Jingtao.<br class='autobr' /> Selon Jin Jinsong, directeur général de WAPCO-Bénin, « le projet est le plus grand jamais enregistré depuis les indépendances au Bénin et offrira plus de trois mille emplois aux jeunes ».<br class='autobr' /> La bourse permettra de mettre en place un système de formation solide, a fait savoir la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique Eléonore Ladékan.<br class='autobr' /> Pour Peng Jingtao, ambassadeur de la République de Chine près le Bénin, « la bourse constitue une opportunité afin de conjuguer les efforts de coopération entre le Bénin et la Chine ».<br class='autobr' /> L'entreprise WAPCO est en charge de l'exécution du projet Pipeline, export Bénin-Niger long de 675 kilomètres.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Un agent de la mairie arrêté pour escroquerie et fraude http://www.24haubenin.com/?Un-agent-de-la-mairie-arrete-pour-escroquerie-et-fraude http://www.24haubenin.com/?Un-agent-de-la-mairie-arrete-pour-escroquerie-et-fraude Fri, 01 Jul 2022 15:31:39 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Un agent de la mairie d'Abomey-Calavi a été interpellé pour escroquerie et fraude. Et ce, à l'occasion d'une opération de vérification de permis de construire sur les chantiers en construction. <br class='autobr' /> Dans le cadre d'une opération de vérification des permis de construire délivrés aux propriétaires dans la commune d'Abomey-Calavi, des agents de la mairie ont été envoyés sur le terrain. L'un d'entre eux profite de l'occasion pour escroquer des propriétaires. Au lieu de stopper les travaux sur les chantiers dépourvus (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH83/arton38420-45d21.jpg?1656864661' width='150' height='83' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Un agent de la mairie d'Abomey-Calavi a été interpellé pour escroquerie et fraude. Et ce, à l'occasion d'une opération de vérification de permis de construire sur les chantiers en construction. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Dans le cadre d'une opération de vérification des permis de construire délivrés aux propriétaires dans la commune d'Abomey-Calavi, des agents de la mairie ont été envoyés sur le terrain. L'un d'entre eux profite de l'occasion pour escroquer des propriétaires. Au lieu de stopper les travaux sur les chantiers dépourvus de permis de construire, le mis en cause négocie une somme qu'il empoche en contrepartie, et ferme les yeux sur l'inexistence du document. <br class='autobr' /> Selon Frissons radio, il s'apprêtait à récupérer 200.000 francs CFA concernant un chantier quand il a été interpellé. L'agent indélicat ferait partie d'un réseau. Interpellé, il sera présenté au procureur de la République.</p> <p>F. A. A.</p></div> Les raisons du retrait des troupes béninoises du Mali http://www.24haubenin.com/?Les-raisons-du-retrait-des-troupes-beninoises-du-Mali http://www.24haubenin.com/?Les-raisons-du-retrait-des-troupes-beninoises-du-Mali Fri, 01 Jul 2022 15:29:30 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbénonci, a donné les raisons et la date du retrait des troupes béninoises engagées au sein de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma) lors de son passage sur l'émission ‘' Le gouvernement en action ‘' le 28 juin 2022. 140 hommes d'une base de la police à Kidal seront retirés d'ici novembre 2022 et 250 militaires membres d'un régiment de l'infanterie à Sénou (périphérie de Bamako) seront également retirés du (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH90/arton38421-e721e.jpg?1656864661' width='150' height='90' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbénonci, a donné les raisons et la date du retrait des troupes béninoises engagées au sein de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma) lors de son passage sur l'émission ‘' Le gouvernement en action ‘' le 28 juin 2022.</strong><br class='autobr' /> 140 hommes d'une base de la police à Kidal seront retirés d'ici novembre 2022 et 250 militaires membres d'un régiment de l'infanterie à Sénou (périphérie de Bamako) seront également retirés du Mali, a expliqué Aurélien Agbénonci sur l'émission ‘'Le gouvernement en action'' le 28 juin 2022.<br class='autobr' /> Le Bénin retire ses troupes engagées au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) dans la perspective de sécuriser ses frontières face à la menace terroriste. <br class='autobr' /> Intervenant dans un contexte de retrait de l'armée française (force Barkhane) du Mali, le rapatriement des troupes béninoises a été considéré comme une conséquence politique de la disgrâce entre Paris et Bamako.<br class='autobr' /> « La décision du Bénin de rapatrier l'unité de police et la compagnie mécanisée qui se trouvent au Mali n'a rien à avoir avec la question du Barkhane. (…) Nos troupes sont sous le commandement onusien. Cela n'a rien à avoir avec les difficultés entre le Mali et la France », a nuancé Aurélien Agbénonci.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Des migrants confirment comment l'assaut a été planifié http://www.24haubenin.com/?Des-migrants-confirment-comment-l-assaut-a-ete-planifie http://www.24haubenin.com/?Des-migrants-confirment-comment-l-assaut-a-ete-planifie Fri, 01 Jul 2022 15:11:43 +0200 fr Akpédjé Ayosso <p>Des émigrants subsahariens ont avoué avoir participé à l'assaut du vendredi 24 juin 2022 au niveau de la province de Nador au Maroc. Leurs aveux montrent que la bousculade meurtrière a été bel et bien planifiée. <br class='autobr' /> L'Agence espagnole EFE a interrogé quatre émigrants subsahariens après l'assaut violent à Nador. Selon ces émigrants, ils sont venus du Soudan. Hébergés en territoire d'Algérie, ils ont été ensuite conduits vers la frontière du Maroc. Ils ont rejoint les 2000 migrants pour tenter d'entrer dans (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Developpement-" rel="directory">Monde</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH101/arton38423-b2d02.jpg?1656864661' width='150' height='101' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Des émigrants subsahariens ont avoué avoir participé à l'assaut du vendredi 24 juin 2022 au niveau de la province de Nador au Maroc. Leurs aveux montrent que la bousculade meurtrière a été bel et bien planifiée.</strong></p> <p>L'Agence espagnole EFE a interrogé quatre émigrants subsahariens après l'assaut violent à Nador. Selon ces émigrants, ils sont venus du Soudan. Hébergés en territoire d'Algérie, ils ont été ensuite conduits vers la frontière du Maroc. Ils ont rejoint les 2000 migrants pour tenter d'entrer dans l'enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc.</p> <p>Les migrants rescapés du drame ont confié à l'Agence EFE qu'ils « se sont échappés du Soudan pour fuir la mort et qu'ils ne veulent pas mourir sur la clôture. Ils ont confirmé leur participation à l'assaut et surtout avoir être passés par l'Algérie avant de rejoindre Mellilia ».<br class='autobr' /> C'est la preuve que l'assaut a été organisé et planifié par des réseaux mafieux internationaux qui se livrent au trafic d'êtres humains en instrumentalisant des migrants venus de l'extérieur du Maroc.</p> <p><strong>A.Ayosso</strong></p></div> Africa Jutes Bags s'installe à la GDIZ http://www.24haubenin.com/?Africa-Jutes-Bags-s-installe-a-la-GDIZ http://www.24haubenin.com/?Africa-Jutes-Bags-s-installe-a-la-GDIZ Fri, 01 Jul 2022 15:03:40 +0200 fr La Rédaction <p>Une usine de fabrication de sacs de jute va s'installer au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé-Zè (GDIZ). La signature de contrat de réservation a eu lieu ce jeudi 30 juin 2022 en présence du directeur général de la Société des investissements et de la promotion de l'industrie au Bénin (SIPI-Bénin), Létondji BEHETON. <br class='autobr' /> Africa Jutes Bags, l'une des entités de la multinationale Africa Negoce Industries présente au Bénin et au Niger, rejoint le groupe des investisseurs présents à la GDIZ. Ceci, pour (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH86/arton38424-51f47.jpg?1656864661' width='150' height='86' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Une usine de fabrication de sacs de jute va s'installer au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé-Zè (GDIZ). La signature de contrat de réservation a eu lieu ce jeudi 30 juin 2022 en présence du directeur général de la Société des investissements et de la promotion de l'industrie au Bénin (SIPI-Bénin), Létondji BEHETON. </strong></p> <p>Africa Jutes Bags, l'une des entités de la multinationale Africa Negoce Industries présente au Bénin et au Niger, rejoint le groupe des investisseurs présents à la GDIZ. Ceci, pour l'installation d'une unité de production de sacs de jute d'une capacité annuelle estimée à 25 millions. Le domaine acquis par le nouvel investisseur, couvre une superficie de 02 hectares. L'unité qui va s'installer à la GDIZ va réduire de façon considérable, la dépendance de l'Afrique de l'Ouest en ce qui concerne les sacs de jute importés d'Asie. <br class='autobr' /> Par ailleurs, l'installation de l'usine de fabrication de sacs de jute intègre parfaitement l'écosystème de la GDIZ qui aura la plus grande zone de production de noix de cajou d'Afrique de l'Ouest. Les fils de jute qui seront importés du Bangladesh serviront au tissage des sacs de jute dans la zone. « Ces sacs seront ensuite fournis aux producteurs à travers le Bénin pour la collecte de noix de cajou. A la fin de la collecte, ces sacs seront acheminés vers la zone, reconditionnés et réutilisables la saison suivante. Jute Bags sera également disponible pour le cacao, le riz, l'oignon et d'autres produits agricoles à travers l'Afrique de l'Ouest. Africa Jute Bags générera plus de 1000 (mille) emplois directs et indirects au Bénin », renseigne le communiqué de presse rendu public au terme de la cérémonie de signature du contrat. <br class='autobr' /> Le directeur général de la SIPI-Bénin a réitéré l'ambition de la GDIZ à l'occasion de la cérémonie de signature. Il s'agit selon Létondji BEHETON, de faire de la zone, un écosystème respectueux de l'environnement qui rende l'Afrique de l'Ouest autosuffisante dans tous les aspects de la transformation des produits agricoles du Bénin. « Grâce à ce partenariat signé avec Africa Jutes Bags, la GDIZ deviendra un acteur incontournable dans la production d'emballages Made in Benin, biodégradables, recyclables et adéquats pour le secteur agricole sur le plan national et international », s'est-il réjoui. <br class='autobr' /> Africa Jutes Industries, une entreprise spécialisée dans la transformation de produits agricoles. Elle est officiellement la 30ème entreprise à investir dans la GDIZ. <br class='autobr' /> <span class='spip_document_12295 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH318/signature_-6d8af.jpg?1656864661' width='500' height='318' alt="" /></span><span class='spip_document_12292 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH334/signature1_-0c0ed.png?1656864662' width='500' height='334' alt="" /></span> <span class='spip_document_12294 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH334/signature3_-66c36.png?1656864662' width='500' height='334' alt="" /></span><span class='spip_document_12293 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH352/signature2_-992a2.png?1656864663' width='500' height='352' alt="" /></span> <br class='autobr' /> <strong>F. A. A. </strong></p></div> Coton FC reçoit le trophée de champion du Bénin ce vendredi http://www.24haubenin.com/?Coton-FC-recoit-le-trophee-de-champion-du-Benin-ce-vendredi http://www.24haubenin.com/?Coton-FC-recoit-le-trophee-de-champion-du-Benin-ce-vendredi Fri, 01 Jul 2022 12:01:03 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Coton FC, champion de la league professionnelle de la saison sportive 2021-2022 sera honoré ce vendredi 1er juillet 2022. Ce sera au cours d'une cérémonie organisée par le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Comex/Fbf) au stade de l'Amitié Général Mathieu Kérékou. <br class='autobr' /> Les meilleures équipes de football de la saison 2021-2022 reçoivent leurs prix, ce vendredi 1er juillet 2022, au stade de l'Amitié GMK de Cotonou. <br class='autobr' /> Coton FC, champion de la saison et son dauphin, Buffles FC recevront leurs (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Sport-" rel="directory">Sport</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH86/arton38419-1951d.jpg?1656864663' width='150' height='86' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Coton FC, champion de la league professionnelle de la saison sportive 2021-2022 sera honoré ce vendredi 1er juillet 2022. Ce sera au cours d'une cérémonie organisée par le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Comex/Fbf) au stade de l'Amitié Général Mathieu Kérékou. <br class='autobr' /> </strong><br class='autobr' /> <span class='spip_document_12290 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH333/img-20211101-wa0031-1024x680-acd8f.jpg?1656864663' width='500' height='333' alt="" /></span><br class='autobr' /> Les meilleures équipes de football de la saison 2021-2022 reçoivent leurs prix, ce vendredi 1er juillet 2022, au stade de l'Amitié GMK de Cotonou.<br class='autobr' /> Coton FC, champion de la saison et son dauphin, Buffles FC recevront leurs trophées en tant que meilleures équipes de la Ligue pro (Championnat de football D1). <br class='autobr' /> Banigansé FC, équipe championne de la ligue 3 va recevoir également son prix. Les meilleurs buteurs, gardien de but et autres seront distinguées au cours de la cérémonie placée sous le parrainage du ministre des sports Oswald Homéky. Plusieurs personnalités et acteurs du football sont annoncées à la cérémonie de remise de prix.Coton FC est dirigé par Lionel Talon.</p> <p>F. A. A.</p></div> Le patron du bureau de change condamné à un an de prison http://www.24haubenin.com/?Le-patron-du-bureau-de-change-condamne-a-un-an-de-prison http://www.24haubenin.com/?Le-patron-du-bureau-de-change-condamne-a-un-an-de-prison Fri, 01 Jul 2022 11:53:08 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu, ce jeudi 30 juin 2022, son verdict dans le dossier des deux Béninois arrêtés à l'aéroport de Brazzaville (Congo) avec 1,5 million d'euros (près d'un milliard de francs CFA). Le patron du bureau de change qui leur avait livré des coupures d'euros a été condamné à un an de prison avec sursis et 50 millions FCFA d'amende. <br class='autobr' /> Deux béninois ont été interpelés à l'aéroport de Brazzaville en mars dernier avec 1,5 millions d'euros (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH85/arton38415-c4054.jpg?1656864663' width='150' height='85' /> <div class='rss_texte'><p><strong>La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu, ce jeudi 30 juin 2022, son verdict dans le dossier des deux Béninois arrêtés à l'aéroport de Brazzaville (Congo) avec 1,5 million d'euros (près d'un milliard de francs CFA). Le patron du bureau de change qui leur avait livré des coupures d'euros a été condamné à un an de prison avec sursis et 50 millions FCFA d'amende. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Deux béninois ont été interpelés à l'aéroport de Brazzaville en mars dernier avec 1,5 millions d'euros (près d'un milliard de FCFA).<br class='autobr' /> Arrêté et déposé en prison depuis plusieurs semaines au Bénin, le patron du bureau de change qui leur avait livré les coupures d'euros est fixé sur son sort ce jeudi à la CRIET. La juridiction spéciale l'a condamné à une peine de 01 an de prison avec sursis et une amende de 50 millions de francs CFA. <br class='autobr' /> Les deux principaux inculpés toujours en cavale sont recherchés par la justice. <br class='autobr' /> Les deux ressortissants Béninois avaient quitté Cotonou à bord d'un vol d'Éthiopian Airlines, vendredi 25 mars 2022. Ils ont été interpellés par la police à l'aéroport Maya-Maya de Brazzaville en possession d'une somme de 1,5 million d'euros (plus de 982 millions FCFA). <br class='autobr' /> Après leur arrestation, la justice congolaise a ouvert une enquête. Elle soupçonne un réseau international de blanchiment d'argent. La justice béninoise a été saisie.<br class='autobr' /> Le responsable du poste de change qui leur a fourni les coupures d'euros a été arrêté à Cotonou pour son implication présumée dans l'affaire.</p> <p>F. A. A.</p></div> Prêt Scolaire Coris Bank http://www.24haubenin.com/?Pret-Scolaire-Coris-Bank http://www.24haubenin.com/?Pret-Scolaire-Coris-Bank Fri, 01 Jul 2022 10:45:24 +0200 fr Judicaël ZOHOUN PUBLICITE3 - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Media-" rel="directory">Média</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PUBLICITE3-+" rel="tag">PUBLICITE3</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L51xH150/arton38402-a3bdd.png?1656864663' width='51' height='150' /> <div class="hyperlien">Voir en ligne : <a href="https://benin.coris.bank/" class="spip_out">https://benin.coris.bank/</a></div> DingaStream lance son application http://www.24haubenin.com/?DingaStream-lance-son-application http://www.24haubenin.com/?DingaStream-lance-son-application Fri, 01 Jul 2022 04:30:00 +0200 fr La Rédaction <p>Les responsables de DingaStream, la plateforme Béninoise de streaming ont fait le lancement officiel de la nouvelle version de l'application de streaming à travers un tech talk et un show, ce jeudi soir (30 Juin 2022), dans la salle de cinéma de Canal Olympia Wologuédé à Cotonou. C'était une soirée privée et exceptionnelle dont l'entrée gratuite, est destinée essentiellement aux acteurs du show-business, les producteurs de contenus de la plateforme et les autorités politico-administratives. <br class='autobr' /> La nouvelle (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton38432-67701.jpg?1656864663' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Les responsables de DingaStream, la plateforme Béninoise de streaming ont fait le lancement officiel de la nouvelle version de l'application de streaming à travers un tech talk et un show, ce jeudi soir (30 Juin 2022), dans la salle de cinéma de Canal Olympia Wologuédé à Cotonou. C'était une soirée privée et exceptionnelle dont l'entrée gratuite, est destinée essentiellement aux acteurs du show-business, les producteurs de contenus de la plateforme et les autorités politico-administratives.</strong></p> <p>La nouvelle version de l'application streaming musical de la première plateforme béninoise 100% streaming local a été lancée par un tech talk et un show inédit. Un événement fort simple mais riche en couleurs et rehaussé par la présence de plusieurs personnalités. Notamment le représentant du Ministre du Tourisme de la Culture et des Arts, le représentant de la Ministre du Numérique et de la Digitalisation, le directeur du Bureau Béninois du Droit d'Auteur et des Droits Voisins (Bubedra), Eugène Abalo, le Directeur du centre artistique et culturel Espace Mayton et le coordonnateur du CIPB (Conseil des Investisseurs Privés au Bénin) ansi que les artistes Willy Mignon, Chakka, Tonton Victor et Este Aganman Offishal.</p> <p>Devant le public de choix, invité pour la circonstance, le promoteur de DingaStream, Miguel Kpakpo a présenté la genèse de la plateforme depuis l'origine du nom ''Dinga'' jusqu'à la réalisation de la plateforme. « DingaStream est parti de Dinga Cissé, l'empereur de l'empire du Ghana. Je tiens à faire cette précision parce que c'est l'âme de notre produit et c'est aussi l'âme de notre équipe », a expliqué Miguel Kpakpo.</p> <p>Au regard de sa présentation, DingaStream a pour but de faire la promotion dans le monde, des valeurs culturelles africaines à travers la musique pour les africains et la mise à la lumière des artistes africains et les producteurs de contenus locaux. « Nous avons fait le choix d'abord idéologique de faire un produit qui répond au principe du ''For us by us'' par nous et pour nous. Nous avons fait le choix de recruter africain, nous avons fait le choix de travailler africain, nous avons fait le choix de produire pour le public africain, béninois d'abord parce que nous avons des racines et des assises dans le pays, mais d'abord africain », a-t-il précisé</p> <p>Mais le projet DingaStream n'a pas été réalisé sans difficulté Malgré les obstacles, monsieur Kpakpo et son équipe y croire et espère. « (...) Je vais vous présenter notre parcours, notre histoire. Vous allez voir qu'il y a eu des péripéties, des imprévues, des tristesses des départs, des doutes, des joies et malgré tout ça il reste beaucoup d'espoir ».</p> <p>L'application de DingaStream n'est pas sans avantages pour les artistes. Ils pourront profiter des fruits de leurs œuvres en tirant des revenues substantielles selon l'audience qui s'intéresse à leur musique, à raison de 3 francs par écoute. Le public aussi en profiterait avec la nouvelle version de l'application de DingaStream. Il pourra écouter de la musique partout à tout moment et en tout lieu à un prix défiant toute concurrence.</p> <p>C'est donc un projet destiné à tous les africains et porté par une très jeune équipe qui a envie de faire de grandes choses pour révéler la culture du Bénin et de l'Afrique. « On n'y arrivera pas seuls. Nous comptons sur vous », a insisté Miguel Kpakpo. Il n'a pas caché sa satisfaction à l'issue de ce tech talk clôturé par les distinctions de Este Aganman Offishal, la révélation de la plateforme et Bobo Wê en tant que le plus streamé des artistes de la plateforme. <br class='autobr' /> il faut précisé que la nouvelle version de l'application de DingaStream est désormais disponible sur playstore à travers ce lien <a href="https://dingastream.com/download.php" class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'>https://dingastream.com/download.php</a>.</p> <p><strong>Marcel H.</strong></p></div> Un nouveau président élu à la FNEB http://www.24haubenin.com/?Un-nouveau-president-elu-a-la-FNEB http://www.24haubenin.com/?Un-nouveau-president-elu-a-la-FNEB Fri, 01 Jul 2022 00:23:14 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou PROPOSÉ À LA LECTURE <p>La Fédération nationale des étudiants du Bénin (FNEB) a procédé au renouvellement de ses instances dirigeantes. Au terme des élections qui ont eu lieu, ce jeudi 30 juin 2022, c'est la liste « AGIR ENSEMBLE » conduite par Véritas In'tisor Koudogbo qui a gagné. <br class='autobr' /> Véritas In'tisor Koudogbo, ex président du Bureau d'union d'entité (BUE) de la Faculté des sciences et techniques (FAST), est le nouveau président de la FNEB. Il a été élu au terme des élections de ce jeudi 30 juin sur le campus d'Abomey-Calavi. <br class='autobr' /> « (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH104/arton38416-3642c.jpg?1656864663' width='150' height='104' /> <div class='rss_texte'><p><strong>La Fédération nationale des étudiants du Bénin (FNEB) a procédé au renouvellement de ses instances dirigeantes. Au terme des élections qui ont eu lieu, ce jeudi 30 juin 2022, c'est la liste « AGIR ENSEMBLE » conduite par Véritas In'tisor Koudogbo qui a gagné. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Véritas In'tisor Koudogbo, ex président du Bureau d'union d'entité (BUE) de la Faculté des sciences et techniques (FAST), est le nouveau président de la FNEB. Il a été élu au terme des élections de ce jeudi 30 juin sur le campus d'Abomey-Calavi. <br class='autobr' /> « AGIR ENSEMBLE », la seule liste en compétition conduite par le président élu a remporté les élections avec 3182 voix sur 3337 votants. <br class='autobr' /> Véritas In'tisor Koudogbo succède ainsi à Igor Rodolphe Tossou pour un mandat de 12 mois.</p> <p>F. A. A.</p></div> Voici le statut de chacune des 77 communes http://www.24haubenin.com/?Voici-le-statut-de-chacune-des-77-communes-du-Benin http://www.24haubenin.com/?Voici-le-statut-de-chacune-des-77-communes-du-Benin Fri, 01 Jul 2022 00:23:01 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Par Décret N° 2022-320 du 1er juin 2022 portant catégorisation des communes en République du Bénin, le gouvernement a fixé les critères de catégorisation (statut particulier, intermédiaire ou ordinaire) des soixante-dix-sept (77) communes du Bénin. Conformément aux critères fixés, on dénombre 4 communes à statut particulier, 19 à statut intermédiaire et 54 communes à statut ordinaire. Abomey-Calavi intègre le rang des communes à « statut particulier » à l'image de Cotonou, Porto-Novo et Parakou. Ce qui porte (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton38417-0310c.jpg?1656864663' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Par Décret N° 2022-320 du 1er juin 2022 portant catégorisation des communes en République du Bénin, le gouvernement a fixé les critères de catégorisation (statut particulier, intermédiaire ou ordinaire) des soixante-dix-sept (77) communes du Bénin. Conformément aux critères fixés, on dénombre 4 communes à statut particulier, 19 à statut intermédiaire et 54 communes à statut ordinaire.</strong><br class='autobr' /> Abomey-Calavi intègre le rang des communes à « statut particulier » à l'image de Cotonou, Porto-Novo et Parakou. Ce qui porte à quatre (04) ces communes qui ont au moins 200.000 habitants et mobilisé sur une période de trois années consécutives, des ressources propres s'élevant à un milliard de francs CFA au minimum.<br class='autobr' /> Dans la catégorie des « communes à statut intermédiaire », c'est-à-dire celles qui sont soit chef-lieu de département ; soit ont une population d'au moins 100.000 habitants et mobilisé de façon consécutive sur les trois ans précédant l'année d'évaluation, des ressources propres s'élevant à 500.000.000 FCFA ; ou joué un rôle prépondérant dans l'histoire du Bénin, on retrouve dix-neuf (19) communes. Il s'agit de : Banikoara, Kandi, Malanville (Alibori) ; Natitingou (Atacora) ; Allada, Ouidah (Atlantique) ; Bembèrèkè, Nikki, Tchaourou (Borgou) ; Dassa-Zoumè, Savalou (Collines) ; Aplahoué (Couffo) ; Djougou (Donga) ; Lokossa (Mono) ; Sèmè-Podji (Ouémé) ; Kétou, Pobè (Plateau) ; et Abomey et Bohicon (Zou). <br class='autobr' /> Quant aux communes à « statut ordinaire » c'est-à-dire les collectivités territoriales ne se situant pas dans la fourchette des deux premiers critères, elles sont au nombre de cinquante-quatre (54).<br class='autobr' /> Au nombre des 54 communes à statut ordinaire, figurent des communes des départements de l'Alibori, Atacora, Atlantique, Borgou, Collines, Couffo, Donga, Mono, Ouémé, Plateau et Zou.<br class='autobr' /> Cette catégorisation sera reprise tous les dix ans après évaluation des communes par rapport aux critères fixés.<br class='autobr' /> M. M.<br class='autobr' /> <strong>CLASSEMENT DES COMMUNES SELON LEUR STATUT</strong></p> <!--[if !IE]><!--><iframe src="spip.php?page=pdfjs&id_document=12281" width="490" height="600" class="lecteurpdf lecteufpdf-12281 spip_documents spip_documents_center" name="pdf_12281" allowfullscreen></iframe><!--<![endif]--> <!--[if IE]><iframe src="IMG/pdf/decret-2022-320-statut_commune.pdf" width="490" height="600" class="lecteurpdf lecteufpdf-12281 spip_documents spip_documents_center" name="pdf_12281" allowfullscreen></iframe><![endif]--></div> Le Ministre Hêhomey satisfait du rétablissement de la circulation http://www.24haubenin.com/?Le-Ministre-Hehomey-satisfait-du-retablissement-de-la-circulation http://www.24haubenin.com/?Le-Ministre-Hehomey-satisfait-du-retablissement-de-la-circulation Fri, 01 Jul 2022 00:21:58 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>En travaux de réhabilitation à la suite d'un effondrement, le dalot de Guéné sur la RNIE 2 Beroubouay-Kandi-Malanville a été visité jeudi 30 juin 2022 par le Ministre des infrastructures et des transports Hervé Hêhomey. « Nous sommes sur le tronçon Kandi-Malanville. Hier, nous avons enregistré l'effondrement de l'ouvrage ici qui est un dalot. Aussitôt, nous nous sommes mobilisés pour rétablir la circulation dans les deux sens. Je voudrais féliciter tous les acteurs, et remercier les autorités, le Préfet, le (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton38418-99db1.jpg?1656864663' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p><strong>En travaux de réhabilitation à la suite d'un effondrement, le dalot de Guéné sur la RNIE 2 Beroubouay-Kandi-Malanville a été visité jeudi 30 juin 2022 par le Ministre des infrastructures et des transports Hervé Hêhomey.</strong></p> <dl class='spip_document_12289 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH333/mit1-pont-0dea3.jpg?1656864663' width='500' height='333' alt='' /></dt> </dl> <p>« Nous sommes sur le tronçon Kandi-Malanville. Hier, nous avons enregistré l'effondrement de l'ouvrage ici qui est un dalot. Aussitôt, nous nous sommes mobilisés pour rétablir la circulation dans les deux sens. Je voudrais féliciter tous les acteurs, et remercier les autorités, le Préfet, le Maire, et surtout les forces de l'ordre qui ont été à nos côtés, depuis le début de l'opération, jusqu'à présent. Ce qu'il convient de retenir de façon fondamentale, c'est que cet ouvrage (datant d'une certaine époque) fait partie d'un ensemble de 110 ouvrages prévus dans le cadre des travaux de réhabilitation et de renforcement du tronçon Beroubouay-Kandi-Malanville qui sont en cours. Sur ces 110 ouvrages, l'entreprise SOGEA-SATOM a déjà réalisé 46. Les 64 ouvrages restants seront exécutés. Je rassure les populations. Nous continuons de suivre la situation ». C'est la déclaration faite par le Ministre des infrastructures et des transports Hervé Hêhomey, ce jeudi 30 juin 2022, lors de sa visite du dalot de Guéné qui s'est effondré, mercredi dernier, à la suite de fortes pluies.</p> <dl class='spip_document_12288 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH333/mit_pont2-daca2.jpg?1656864663' width='500' height='333' alt='' /></dt> </dl> <p>Le ministre était accompagné du Préfet du département de l'Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah ; du Maire de la commune de Malanville Gado Guidami et des cadres du Ministère des infrastructures et des transports.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Les chiffres de l'ONG Horizon Sans Frontières inexacts http://www.24haubenin.com/?Les-chiffres-de-l-ONG-Horizon-Sans-Frontieres-inexacts http://www.24haubenin.com/?Les-chiffres-de-l-ONG-Horizon-Sans-Frontieres-inexacts Thu, 30 Jun 2022 23:44:06 +0200 fr Akpédjé Ayosso <p>Plus de 200 Africains seraient décédés lors de l'assaut de migrants clandestins au niveau de la province de Nador. Ces chiffres de l'ONG Horizon Sans Frontières ne reflètent pas la réalité selon des sources marocaines et des milieux diplomatiques africains. <br class='autobr' /> L'Ong Horizon Sans Frontières (HSF) a annoncé plus de 200 morts lors de la tentative d'assaut de migrants clandestins au niveau de la province de Nador. ‹‹ Des informations qui nous sont parvenues ce matin à HSF, feraient état de plus de 200 Africains (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Developpement-" rel="directory">Monde</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH102/arton38413-2df35.jpg?1656864664' width='150' height='102' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Plus de 200 Africains seraient décédés lors de l'assaut de migrants clandestins au niveau de la province de Nador. Ces chiffres de l'ONG Horizon Sans Frontières ne reflètent pas la réalité selon des sources marocaines et des milieux diplomatiques africains. </strong></p> <p>L'Ong Horizon Sans Frontières (HSF) a annoncé plus de 200 morts lors de la tentative d'assaut de migrants clandestins au niveau de la province de Nador.<br class='autobr' /> ‹‹ Des informations qui nous sont parvenues ce matin à HSF, feraient état de plus de 200 Africains tués dans l'enclave de Ceuta y Melilla », a écrit Horizon Sans Frontières dans un communiqué.</p> <p>Selon des sources marocaines, ces chiffres de l'Ong Horizon Sans Frontières sont inexacts. Les forces de l'ordre n'ont pas tiré sur les migrants. Elles ont agi avec professionnalisme et dans le respect des lois et des règlements en matière du respect des droits de l'homme.<br class='autobr' /> Près de 2.000 migrants ont tenté d'entrer dans l'enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc. Le bilan officiel fait état de 23 décès de migrants et 76 blessés lors de la bousculade. 140 agents des forces de l'ordre ont été aussi blessés.</p> <p>Au lendemain du drame, les autorités marocaines ont convoqué une réunion extraordinaire avec le corps diplomatique africain accrédité à Rabat. A cette réunion, le déroulé exact des faits a été présenté aux diplomates avec des preuves à l'appui (enregistrements vidéos). Il a été noté que cet assaut d'une grande violence est l'œuvre des réseaux mafieux internationaux qui se livrent au trafic d'êtres humains en instrumentalisant des migrants venus de l'extérieur du Maroc. Il s'agit d'une attaque planifiée.</p> <p>Les diplomates africains n'ont pas contesté le bilan dressé par les autorités marocaines après l'incident.<br class='autobr' /> Après avoir déploré ce drame dû à l'assaut des migrants en situation irrégulière, ils ont apprécié la politique initiée depuis quelques années par le Royaume sous le leadership éclairé du Souverain pour la gestion des flux migratoires.</p> <p>Le Royaume du Maroc a déploré le drame et réitéré son engagement à poursuivre la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale d'Immigration et d'Asile, initiée en 2013, sur l'instruction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Elle se base sur une approche solidaire et inclusive qui consacre la vocation africaine du Royaume.<br class='autobr' /> Plus de 50.000 ressortissants de pays africains frères et amis du Maroc ont régularisé leur situation administrative grâce à cette initiative.<br class='autobr' /> Avec plus de 1300 réseaux de trafic démantelés ces cinq dernières années, le Maroc réaffirme sa détermination à continuer la lutte sans merci contre les réseaux de trafic.</p></div> Un jeune vole 62 millions F, sa mère et son ami arrêtés http://www.24haubenin.com/?Un-jeune-vole-62-millions-F-sa-mere-et-son-ami-arretes http://www.24haubenin.com/?Un-jeune-vole-62-millions-F-sa-mere-et-son-ami-arretes Thu, 30 Jun 2022 20:33:06 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Le procès de l'ami et de la mère d'un jeune employé d'une entreprise de marketing réseau s'est ouvert mercredi 29 juin 2022 au Tribunal de Première Instance de Cotonou. Les deux prévenus sont poursuivis pour complicité de vol dont le cerveau est le jeune employé. Un homme suspecté d'avoir reçu une somme de vingt millions FCFA des soixante-deux (62) millions volés par l'employé d'une entreprise de marketing réseau a été interpellé. La mère du jeune employé soupçonnée d'avoir reçu trois millions de son enfant (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Societe-" rel="directory">Société</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH67/arton38411-eec10.jpg?1656864664' width='150' height='67' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le procès de l'ami et de la mère d'un jeune employé d'une entreprise de marketing réseau s'est ouvert mercredi 29 juin 2022 au Tribunal de Première Instance de Cotonou. Les deux prévenus sont poursuivis pour complicité de vol dont le cerveau est le jeune employé.</strong><br class='autobr' /> Un homme suspecté d'avoir reçu une somme de vingt millions FCFA des soixante-deux (62) millions volés par l'employé d'une entreprise de marketing réseau a été interpellé.<br class='autobr' /> La mère du jeune employé soupçonnée d'avoir reçu trois millions de son enfant en cavale a été également arrêtée.<br class='autobr' /> Poursuivis pour complicité de vol, les deux prévenus ont été présentés, mercredi 29 juin 2022, au juge du Tribunal de Première Instance (TPI) de première classe de Cotonou.<br class='autobr' /> Les faits remontent au 25 avril 2022 où un jeune employé d'une entreprise de marketing réseau a reçu de son patron deux chèques de 62 millions FCFA à encaisser pour le compte de l'entreprise. Une fois les chèques encaissés, l'argent a été converti en euros et dissimulé dans du pain. Le jeune homme s'est enfui en direction de la frontière Bénin-Togo, rapporte Frissons radio.<br class='autobr' /> Lors du procès mercredi dernier, le ministère public a requis 36 mois de prison, 500.000 FCFA d'amende et le paiement des 62 millions FCFA contre les prévenus.<br class='autobr' /> La défense a plaidé la relaxe au bénéfice du doute contre l'ami du jeune employé.<br class='autobr' /> Le dossier a été mis en délibéré.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Un voleur de fils électriques arrêté sur le chantier des logements sociaux http://www.24haubenin.com/?Un-voleur-de-fils-electriques-arrete-sur-le-chantier-des-logements-sociaux http://www.24haubenin.com/?Un-voleur-de-fils-electriques-arrete-sur-le-chantier-des-logements-sociaux Thu, 30 Jun 2022 20:23:30 +0200 fr F. Aubin Ahéhéhinnou <p>Un homme a été arrêté avec des fils électriques sur le chantier de construction des logements sociaux de Ouèdo, commune d'Abomey-Calavi. Le mis en cause est placé en garde à vue et sera présenté au procureur de la République. <br class='autobr' /> Un cas de vol de fils électriques enregistré sur le chantier des logements sociaux de Ouèdo. Le présumé voleur a été pris à la sortie du chantier. Il aurait sectionné des fils électriques qu'il a dissimulés dans son pantalon et dans son sac. Il sera présenté au procureur dans les (...)</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH74/arton38412-15b09.jpg?1656864664' width='150' height='74' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Un homme a été arrêté avec des fils électriques sur le chantier de construction des logements sociaux de Ouèdo, commune d'Abomey-Calavi. Le mis en cause est placé en garde à vue et sera présenté au procureur de la République. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Un cas de vol de fils électriques enregistré sur le chantier des logements sociaux de Ouèdo. Le présumé voleur a été pris à la sortie du chantier. Il aurait sectionné des fils électriques qu'il a dissimulés dans son pantalon et dans son sac. Il sera présenté au procureur dans les prochains jours.</p> <p>F. A. A.</p></div> Liste des 155 agents de santé mutés http://www.24haubenin.com/?Liste-des-155-agents-de-sante-mutes http://www.24haubenin.com/?Liste-des-155-agents-de-sante-mutes Thu, 30 Jun 2022 20:22:00 +0200 fr Marc Mensah PROPOSÉ À LA LECTURE <p>Le Ministère de la Santé a procédé à la mutation de 155 agents de santé. Selon le titre de mutation nationale en date du 30 juin 2022, les agents concernés sont appelés à rejoindre leurs nouveaux postes au plus tard quinze jours après la notification du titre qui prend effet pour compter de la date de sa signature. <br class='autobr' /> LISTE DES AGENTS MUTES</p> - <a href="http://www.24haubenin.com/?-Actualite-" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://www.24haubenin.com/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L150xH101/arton38414-bec59.jpg?1656864664' width='150' height='101' /> <div class='rss_texte'><p>Le Ministère de la Santé a procédé à la mutation de 155 agents de santé. Selon le titre de mutation nationale en date du 30 juin 2022, les agents concernés sont appelés à rejoindre leurs nouveaux postes au plus tard quinze jours après la notification du titre qui prend effet pour compter de la date de sa signature.<br class='autobr' /> <strong>LISTE DES AGENTS MUTES</strong></p> <dl class='spip_document_12270 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH704/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0001-06098.jpg?1656864664' width='500' height='704' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12271 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH703/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0002-987f1.jpg?1656864664' width='500' height='703' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12272 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH705/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0003-f4f1d.jpg?1656864664' width='500' height='705' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12273 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH707/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0004-dc1fb.jpg?1656864664' width='500' height='707' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12274 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH705/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0005-a6055.jpg?1656864664' width='500' height='705' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12275 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH705/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0006-188e6.jpg?1656864664' width='500' height='705' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12276 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH706/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0007-a043e.jpg?1656864665' width='500' height='706' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12277 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH704/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0008-da154.jpg?1656864665' width='500' height='704' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12278 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH701/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0009-28aa5.jpg?1656864665' width='500' height='701' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12279 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH705/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0010-f8e37.jpg?1656864665' width='500' height='705' alt='' /></dt> </dl> <dl class='spip_document_12280 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.24haubenin.com/local/cache-vignettes/L500xH706/titre-de-mutation-nationale-adjidowe-sourou-firmin-et-consorts_page-0011-c3bb6.jpg?1656864665' width='500' height='706' alt='' /></dt> </dl></div>